jeudi 29 décembre 2011

Le 7 janvier : tous à Orléans avec Jeanne

L'association Avec Jeanne, qui vous propose de vivre 2012, l'année de tous les dangers, en compagnie de Jeanne d'Arc, la sainte de tous les courages, se devait de commémorer le sixième centenaire de sa naissance : officiellement, c'est le 6 janvier.

Pour permettre à un maximum de personnes de faire cette démarche spirituelle, l'association organise une messe à la cathédrale d'Orléans, le lendemain, samedi à 11 H. C'est l'abbé Ribeton, membre du Comité Jeanne d'Arc et supérieur de la FSSP en France, qui célébrera cet extraordinaire rite qui nous fait vivre. J'assurerai quant à moi la prédication. Le choeur Fra Angelico fera résonner les voûtes : sonnez fanfares triomphales comme dit le vieux cantique à Jeanne. Liturgie flamboyante en vue mais prévoir que la cathédrale n'est pas chauffée.

Nous nous retrouverons ensuite avec ceux qui le souhaitent pour suivre la visite de la cathédrale que son recteur a accepté très gentiment d'organiser lui-même pour nous : vitraux contant avec éloquence la geste de la sainte, autel de Mgr Touchet postulateur de sa cause sous saint Pie X etc. Nous nous répartirons ensuite dans plusieurs restaurants de la ville autour de la cathédrale, où nous aurons une évocation sur Jeanne d'Arc, Péguy et leur espérance (si vous voulez vous inscrire au repas, appelez Isabelle au 0618005521). Nous terminerons vers 16 H 30 par la visite de la salle Jeanne d'Arc au Musée archéologique.

Pour se rendre à Orléans, le plus simple, de Paris tout au moins, est de prendre le train : la gare est à un quart d'heure de la cathédrale et les navettes sont fréquentes.

Pour certains l'anniversaire de Jeanne est avant tout politique. Pour nous, cette circonstance doit être un grand temps fort spirituel, un beau moment d'amitié pour le courage. Il s'agit de garder en tête toute cette année une des grandes devises de Jeanne : Aides-toi, Dieu t'aidera. Un peu austère pour des voeux ? Non, réaliste.

lundi 26 décembre 2011

Lendemain de fête : maintenant fêter Jeanne d'Arc

Merci à tous ceux qui auront contribué à faire de cette fête de Noël au Centre Saint Paul une fête du coeur et de l'âme. Petits moyens cette année : pas d'instruments, pas de solistes. Mais le chant de tous, feuilles à l'appui, une chapelle bondée, un recueillement qui nous a portés et une véritable amitié spirituelle, qui s'est d'ailleurs concrétisée durant le réveillon. Au passage, merci à Eric pour ses Gambas marinées : ça restera un vrai souvenir culinaire pour moi. - Oui, je sais, ce n'est pas important. - En fait, je crois que si ! Quand on veut se réjouir ensemble à Saint Paul, c'est VRAIMENT la fête. N'oublions pas que ce mot de fête à une origine religieuse : dies festus, le jour faste. La vraie fête ne consiste pas à sortir en boîte ou à s'éclater, mais à se retrouver soi-même en accord avec le monde et en accord avec Dieu. Quel plus beau lieu que l'église (ou la chapelle en l'occurrence) pour exprimer cet Accord, en une sorte de point d'orgue vital ? Lorsque nous nous souvenons que notre Dieu est là, que son nom est Emmanuel, Dieu avec nous, nous ne pouvons pas être tristes, ainsi, d'ailleurs que l'a dit le Sauveur lui-même à plusieurs reprises.

A peine remis sur pieds, il nous faut envisager la prochaine occasion de nous retrouver. Ce ne sera pas dans l'espace trop étroit pour la circonstance du Centre Saint Paul, mais dans la cathédrale d'Orléans, à l'occasion du 6ème centenaire de la naissance de Jeanne d'Arc. Elle est née le 6 janvier 1412 (il fallait bien la Fête des rois pour Jeanne d'Arc). Nous nous retrouverons le 7 janvier, samedi à 11 Heures pour une messe d'actions de grâce, à la cathédrale d'Orléans. J'ai la joie de vous annoncer qu'en dehors de tout esprit de chapelle, elle sera célébrée par l'abbé Ribeton membre du Comité Jeanne d'Arc et supérieur en France de la Fraternité Saint Pierre. J'en assurerai quant à moi la prédication. Réservez dès maintenant cette date, prévoyez des billets de train et inscrivez vous, si vous le souhaitez, pour le repas qui suivra (prévoir 25 euros par personne) en téléphonant à Isabelle au 0618005521.

A travers cette messe et à travers le noble personnage de Jeanne d'Arc nous reconnaîtrons l'assistance divine dans l'histoire de la France, en confiant à notre chère Jeanne toutes les crises suspendues sur nos têtes comme l'épée sur la tête de Damoclès : il y a la crise économique, la crise de la société et de la sociabilité, la crise politique, la crise morale et forcément d'abord, comme la clé de voûte qui, manquante déclenche toutes les autres, la crise spirituelle.

On s'est longtemps dit : la guerre c'est pour les autres, au Viêt-Nam, en Afghanistan, en Afrique... On s'est longtemps cru au dessus des problèmes, nous autres Européens. Et pour la première fois depuis 60 ans, l'ombre de la crise s'étend sur l'Europe. Cette fois - est-ce pour 2012, je ne suis pas fakir - nous allons y avoir droit. Rien n'est fait pour sortir des engrenages macroéconomiques qui nous mènent immanquablement dans le mur. Mais nous savons que quelles que soient les difficultés, Dieu est et demeure le Maître de l'histoire. Il ne s'agit pas de cultiver l'inquiétude ou de jouer à se faire peur, mais au contraire de faire des provisions de force.

Jeanne d'Arc est un prodigieux exemple. Du point de vue humain, du point de vue de la situation de la France, en ce temps-là, on doit bien constater des parallèles : la France du gentil Dauphin Charles est marquée avant tout par la crise des élites, chaque féodalité jouant pour elle-même, sans aucune préoccupation d'un bien qui serait commun aux "bons et loyaux Français" comme dit Jeanne dans sa lettre aux Rémois. De cette crise des élites, dont Azincourt (défaite sanglante) en 1415 et le "honteux traité de Troyes" en 1420 ont constitué deux symptômes gravissimes, tout s'est enchaîné. Le Pays était livré aux grandes Compagnies et aux écorcheur, contre lesquels, durant toute la deuxième année de son aventure, Jeanne a voulu lutter, avec les 300 Piémontais qu'elle avaient engagés comme mercenaires. Evidemment, quand les Grands ne savent plus où ils habitent et dans quel camp ils sont, ce sont les petits qui trinquent. Imaginons à qui pourrait nuire une crise banquaire dans la France d'aujourd'hui ? En tout cas, il y aura certainement des écorcheurs pour profiter - financièrement - de la faiblesse des faibles. Cette crise mondiale du libéralisme - crise simplement entrevue pour l'instant - pourra-t-elle fournir à la France une occasion de se retrouver elle-même et de redécouvrir les solidarités fondamentales sur lesquelles se fonde toute vie sociale ?

Trêve de futuribles ! L'avenir n'est jamais ce que l'on croit qu'il sera. le réel est toujours plus riche que toutes les fictions. Mais je crois qu'il faut parfois s'arrêter et réfléchir : sedens computavit, dit l'Evangile à propos de celui qui construit une Tour. Cet anniversaire de la naissance de Jeanne n'est pas une commémoration comme les autres, mais l'occasion d'une anticipation spirituelle. S'il est vrai que gouverner, c'est prévoir, voilà une bonne occasion d'apprendre à se gouverner soi-même!

samedi 24 décembre 2011

Nous habituer à Noël

Lu sur la carte de voeux internautique d'un filleul cette formule de saint Irénée : "Dieu a voulu s'habituer à habiter parmi nous pour que nous aussi nous ayons l'habitude d'habiter avec lui"... Rien de très original direz-vous ! Cherchez bien ! Ce qui est original, c'est l'habitude. Ce qui est original c'est de demander une véritable habitude de Noël.

Pourquoi la demander ? Nous avons l'habitude de Noël, l'habitude des courses (Ah ! Faire chauffer la carte bleue), l'habitude des cadeaux (en donner, en recevoir aussi parce que je le vaux bien), l'habitude des guirlandes, l'habitude des chants de Noël (quoi qu'on les entende de moins en moins, il faut bien le dire)... Mais avons nous vraiment l'habitude de Noël ? mesurons-nous ce que cela représente ?
 
Nous avons l'habitude de la représentation de Noël, la crèche, les santons : au Centre Saint Paul, elle est magnifique, merci à ceux qui l'ont faite, avec amour. Il ne faudrait pas que nous prenions ces habitudes là. Noël devrait pouvoir nous surprendre, nous devrions y donner une âme neuve, disponible, et nous nous y mettons, l'âme déjà blasée.

En revanche, il est une chose à quoi il faut que nous nous habituiions : habiter avec Dieu, vivre dans la perspective de l'éternité, accomplir nos actes en pensant qu'ils recèlent quelque chose d'infini. Faire toutes les petites choses que nous faisons chaque jour comme si c'était des grandes, parce que ce sont  des actes qui, même modestes, ont un poids d'éternité.

C'est en prenant exemple sur cet enfant dans la crèche que nous pouvons comprendre ce mélange de fini et d'infini que nous sommes devenus. Cet enfant, c'est lui d'abiord, lui le premier qui représente à la fois l'Infini et le fini. En lui est toute la puissance de Dieu qui l'a fait naître d'une mère vierge. En lui est toute l'impuissance de l'homme et jamais l'homme ne peut se considérer comme moins puissant qu'en cet état de petite enfance. Je m'amuse souvent à imaginer les monstres (Staline Hitler) ou les Grands conquérants (Alexandre, Napoléon) quand ils étaient petit enfants. Mais Dieu enfant ?  Il faut nous habituer à ce spectacle de l'Enfant-Dieu, ou plus exactement essayer d'en prendre l'habitude.

Nous vivons dans un monde de peur, où l'homme est seul, sans Dieu, à la merci de toutes ses propres bêtises. On nous fabrique des accroche peur pour servir de dérivatifs, mais nous savons, depuis Nietzsche, que la peur la plus fondamentale est celle qui saisit ceux qui cru pouvoir tuer Dieu. Nous vivons dans un monde désenchanté, un monde sans Dieu, où l'Infini spatio-temporel est la seule explication tolérée. Il faut que ce soit Noël sur notre monde. Il faut que cet enfant nous guérisse des peurs irrationnelles qui nous saisissent. Il faut nous réhabituer au fait qu'il habite ce monde, qu'il est vraiment "Dieu avec nous" Emmanuel.

Même dans nos messes, nous ne savons plus reconnaître la présence de Dieu et les prêtres nous disent juste comme un souhait "Le Seigneur soit avec vous". Depuis Noël, il faut savoir que le Seigneur est avec nous. Ce n'est pas un souhait. peut-être parfois cela nous fait peur et nous avons envie de dire comme saint Pierre : "retire toi de moi Seigneur car je ne suis qu'un pécheur". Mais il faut nous habituer à Lui comme il s'est habitué à nous. Il EST avec nous. Réaliser la force de cette présence, la joie qu'elle procure, quelles que soient les crises, la certitude qu'elle nous apporte, avec l'élan qui va avec la certitude, voilà notre travail de Noël. Nous sommes trop habitués au folklore de Noël et pas assez habitués, pas habitués du tout à sentir le Seigneur avec nous : Emmanuel.

Réaliser cette présence, c'est comprendre que nous sommes tout proches de lui, que nos coeurs lui servent de crèche, même si ils ont été remplis d'ordures, même si dans cette mangeoire trop souvent nous nous sommes salement goinfrés. Réaliser cette présence, c'est comprendre que Dieu devenu enfant est tout proche de nous, mais qu'il est toujours très loin, et que sans le don de la foi, les Bergers eux-mêmes n'auraient pas pu l'adorer. Sans le don de la foi, les mages ne seraient pas venus de si loin. Il est tout près mais toujours à bonne distance. Nous ne pourrons pas le saisir, l'embrasser. Le spectacle nous est donné, l'Enfant n'est pas pour nous, c'est nous qui sommes pour lui. Il faut nous habituer à Noël, c'est-à-dire à cette toute proximité qui reste une distance incompressible. On ne rejoint cet enfant que par nos actes, par nos offrandes et par nos coeurs surtout.

Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu dans cet Enfant. Heureux les coeurs purs car ils sauront le dévorer des yeux, sans jamais prendre sa divine fragilité dans leurs bras, sans croire qu'ils pourraient jamais prendre Dieu pour eux, sans imaginer que cet Enfant puisse jamais leur appartenir.

jeudi 22 décembre 2011

Horaires de Noël

Samedi 24 décembre :
8h00 : Messe de la Vigile
9h30 à 13h00 & 15h00 à 16h30 : Confessions
17h00 : Matines de Noël
19h00 : Messe "pour les enfants"
23h00 : Veillée de Noël
24h00 : Messe de Minuit
Dimanche 25 Décembre :
9h00 : Messe de L'Aurore
10h00, 11h00 (Grand'Messe)
12h30 : Messe du jour
18h00 : Vêpres et Salut du T.S. Sacrement
19h00 : Messe du jour

Que l’Enfant Dieu nous bénisse tous!

Chers amis, cela fait quelques mois que vous n’avez pas eu de nouvelles de notre Centre Saint-Paul : réorganisation, interventions diverses à droite et à gauche, lancement de l’association Avec Jeanne, les impératifs d’action se succèdent et j’en viens à oublier l’essentiel : vous, c’est-à-dire tous ceux qui soutiennent notre action depuis longtemps, et sans lesquels rien n’est possible! Je ne voudrais pas laisser passer les fêtes de Noël sans vous donner signe de vie et sans vous tenir au courant de ce qui sera décisif cette année dans l’organisation de notre apostolat.

Plus que jamais, nous souhaitons recentrer l’action du Centre Saint-Paul autour de la culture chrétienne. Premier objectif : faire des «Mardis du Centre Saint Paul» qui existent, chaque semaine, depuis plus de sept ans maintenant, un rendez-vous incontournable de la dissidence culturelle chrétienne à Paris. Pour cela, l’objectif est non seulement de ne jamais laisser aucun fait de l’actualité religieuse et civilisationnelle sans commentaire, mais aussi de multiplier les débats d’idées, avec une liberté que l’on ne trouve pas ailleurs. Le temps n’est pas aux crépages de chignons autour de micro-différences. Nous savons où nous allons et ce qui nous guide. Nous n’avons pas peur de discuter et d’exercer autour de nous ce que le Poète de Martigues appelait «la bienveillance du seuil». Nous pouvons parler de tout, puisque nous savons quelle est notre espérance.

Ainsi, mardi 13 décembre dernier, nous sommes nous retrouvés autour de la laïcité, avec d’un côté, deux membres de Riposte laïque, les principaux animateurs de ce mouvement, Pierre Cassen et Christine Tasin, et de l’autre votre serviteur, accompagné de Gérard Leclerc, figure tutélaire du journalisme catholique et monarchiste. D’autres confrontations sont prévues… Un spécialiste de Luther viendra discuter avec le spécialiste de Cajétan que j’essaie d’être : de quoi refaire le match qui eut lieu au début du XVIème siècle. Et d’autres visites sont attendues, celle de Jean-Christian Petitfils pour son extraordinaire biographie du Christ, par exemple, celle de Jean de Viguerie pour son nouveau livre sur et contre les Pédagogues. Nous avons déjà reçu ce trimestre Reynald Secher sur le génocide vendéen ou Philippe d’Hugues sur Jeanne d’Arc au cinéma.

J’ai pu constater que dans les affaires de christianophobie, comme dans la polémique qui a entouré, dans les milieux traditionalistes, la tenue d’un sommet interreligieux à Assise (le projet Assise III, présidé par le pape Benoît XVI), les élucidations proposées au Centre Saint-Paul font référence et entretiennent la discussion, dans les revues ou organisations voisines. C’est que notre intérêt pour la culture n’est pas théorique. Nous ne nous situons jamais du point de vue de Sirius, pour étudier la musique allemande au début du XIXème siècle ou la peinture italienne au Quattrocento. Notre méthode, sainement empirique, consiste à partir de l’événement, à rendre compte de l’actualité.

Dans cette perspective, je voudrais vous dire aussi combien je suis fier de la place que prend notre Métablog – et son jumeau Tradinews - (tapez ces huit lettres sur n’importe quel moteur de recherche) : nous sommes à plus ou moins 1000 liseurs par jour. Nous cherchons à développer notre accès Internet, en proposant des podcasts de conférences du Centre Saint-Paul pour une somme symbolique.

Enfin, nous comptons soutenir l’association Avec Jeanne, dirigée par Eric Letty, pour que cette année 2012, qui risque d’être politiquement, économiquement et socialement morose, soit placée sous le signe de l’espérance. Je célèbrerai la messe du sixième centenaire de la naissance de Jeanne d’Arc dans la cathédrale d’Orléans. Et nous comptons organiser un Colloque Jeanne d’Arc chaque mois. Le premier colloque, qui s’est tenu le 3 décembre, est déjà à la disposition de tous ceux qui n’ont pas pu venir à cette journée de foi et d’amitié, pour 20 euros franco. Vous pouvez vous rendre sur www.avecjeanne.fr pour vous tenir au courant des diverses manifestations que nous prévoyons.

Mais tout de suite, c’est Noël qui vient : n’hésitez pas à nous rejoindre, au Centre Saint-Paul, pour le chant du Minuit chrétien, la messe de Minuit (à Minuit), suivie d’un réveillon « aux huîtres » et au foie-gras dans les Caves du Centre (métros Grands Boulevards ou Sentier : ils fonctionnent toute la nuit du 24 décembre). Jamais la naissance du Seigneur, jamais son avènement parmi nous ne nous trouvera blasés ou indifférents.

Que l’Enfant Dieu nous bénisse tous, et qu’Il bénisse votre générosité pour notre petite barque

Abbé G. de Tanoüarn
Pour ceux qui paient l’impôt sur le revenu, tout versement ouvre droit à la déduction de 66 % de la somme donnée du montant de vos impôts. Vous pouvez au choix adresser un chèque (à l'ordre d'ADCC ou d'ACIBP) au Centre St Paul (12 rue St Joseph - 75002 Paris), soit utiliser le carde jaune en haut à droite de ce blog.

[Vu Sur le Net] "Des gens bien"

L’abbé Henry Wuillod (fsspx) a passé le mois de juillet au Maroc. Il raconte :
"Oui, les Marocains sont des gens bien! Ma soutane n'a pas effrayé, au contraire, elle a plutôt soulevé une certaine estime pour l'homme de Dieu qui se manifeste. N'ayez crainte, cela ne fait pas de moi un inconditionnel de l'islam. Lorsque vous faites dans les Alpes une rencontre avec un bon paysan, c'est plutôt rare qu'il s'arrête pour vous parler, vous aurez plutôt droit à un rauque salut. Dans l'Atlas, le berger vous invite spontanément à boire le thé avec lui et il parlera volontiers avec ses mots, avec ses gestes… et son sourire très édenté vous touchera plus sûrement que la mine renfrognée du paysan cité ci-dessus. C'est donc comme toujours, il ne faut pas tomber dans la simplification, ni dans un sens ni dans un autre. Qu'il y ait un problème politique dans notre pays, ne veut pas dire que tout musulman est un bandit de la pire espèce. Une Europe vraiment chrétienne pourrait aujourd'hui encore faire un bien considérable, notamment envers ces pays du Maghreb, mais ce sont les Européens qui ont trahi et manqué à leur mission. Alors l'islam, fidèle à la sienne, nous envahit petit à petit."
Vous vous demanderez pourquoi je cite l'abbé Wuillod? En gros parce que l'islam inquiète les traditionalistes - or dans ce texte tout est dit, et bien dit, et avec bienveillance.