vendredi 31 janvier 2014

Instruction publique: Chouette, les familles se réveillent.

[par Marie-Pierre] J’avais il y a quelques temps déjà montré ici que la théorie du genre ne figure pas dans les programmes de l’Education Nationale. Il y a autour de ce thème plusieurs initiatives plus ou moins convaincantes, dont certaines relèvent d’une légitime lutte contre les préjugés, et d’autres sont empruntes d’une idéologie tarée. Cependant, je le redis, rien dans les programmes. Et penser qu’on enseignera la masturbation à la Maternelle (ne riez pas, je l’ai lu!) relève du fantasme. Au risque de décevoir quelques craintes, j'ajoute qu'on ne projette pas de porno gay pour occuper les petiots quand les instits ne savent pas quoi faire (entre leur grève et leurs jours de RTT).

Cependant, la rumeur se répand, qui veut que le gender s’introduise à l’école. Avec pour corollaire le succès inattendu de la JRE (Journée de Retrait de l’Ecole) initiée par Farida Belghoul. Concrètement, un jour donné, des parents n’envoient pas leurs enfants à l’école, et c’est ainsi qu’à Colombes, à Montpellier, à Sarcelles, il a manqué jusqu’à des 20 ou 40% de l’effectif. J’en suis ravie, et je vous en dirai la raison.

Vincent Peillon, Le Point et la FCPE se demandent «qui veut affoler les parents» ou «d’où vient la rumeur». Ils ont bien sûr la réponse: à la base du mal se trouve l’extrême droite la plus nauséabonde, celle qui ne vomit pas Dieudonné, voire même qui participe à @LaManifPourTous. La seule question qui vaille sur cette rumeur est cependant de savoir pourquoi «ça prend».

Pour qu’une légende marche, il faut que qu’elle intéresse les masses (ésotérisme, violence, maladie, perversité, etc) et qu’elle corresponde à une crainte (plus rarement : à un espoir) déjà en place. Ce que nous dit le succès de ces Journées du Retrait, c’est qu’à Colombes, à Montpellier, à Sarcelles… un nombre significatif de familles tient l’équipe en charge de l’Education Nationale pour une bande de dégénérés. Qu’à tout le moins, ces familles n’ont pas confiance. Et peu importe au fond qu'elles aient tort ou raison.

A partir de là, le Ministre peut convoquer qui il veut, il peut alterner le ton rassurant et le ton menaçant, il peut descendre dans l’arène ou monter sur l’estrade, peu importe. Qu’il promette tout ce qu’il sait : la confiance ne se décrète pas. Il n’empêchera pas que l’on minore ses propos d’une petite formule subversive (Par exemple : «Peillon a réfuté catégoriquement tout enseignement de la théorie du genre ; enfin… on se comprend» ou encore «Le gouvernement tient à rassurer les familles qu’il n’y aura d’enseignement à la sexualité… Qu’ils disent».)

En quoi cela me ravit-il? Rassurez-vous, Ce n’est pas à 63 ans que je deviendrai anarchiste. Mais j’ai vu raconter tant de fariboles aux familles (que tous les postes sont pourvus, que l’on n’a plus guère besoin d’enseignants spécialisés, que les personnels malades sont tous remplacés, qu’une consultation a lieu sur l’Ecole du 21e siècle, etc) que je ne suis pas fâchée de les voir se réveiller, fut-ce pour une raison largement fantasmée. Et encore plus, les voir se réveiller là où j’enseignais, c’est-à-dire loin des beaux quartiers. 

Pendant ce temps, que se passe-t-il dans les écoles? Mon petit doigt me dit que les collègues concernés doivent être bien ennuyés. Par ce que les enseignants, et encore plus les directeurs, cherchent à construire une alliance avec les familles des élèves, parce que la confiance réciproque et la sérénité sont une condition sine qua non pour que les enfants puissent apprendre, surtout dans les zones difficiles.

Il ne m’étonnerait donc pas que quelques initiatives soient déprogrammées, au minimum déclinées sur un mode plus soft. Bref, que les familles, en criant au choléra (qui n’existait pas) s’évitent le rhume (qui existe tout de même un peu).

Monsieur P. appelle les différents professionnels à «convoquer» les parents des absents pour leur «expliquer» et... les «avertir». Cependant, l’Education Nationale est régie par des textes. Les familles peuvent être convoquées «au niveau de l'établissement» à partir de «3 demi-journées d'absences non justifiées dans le mois», et «au niveau de la Direction des services départementaux de l'éducation nationale» à partir de «4 demi-journées dans le mois». Le reste est fanfaronnade.

L'Education nationale à la sexualité

Ils veulent tenir la France par le sexe... C'est vraiment l'impression que donne le branle-bas de combat organisé, comme une sorte de parade, autour de la question du genre à l'école. Que signifie cette nouvelle polarisation, digne des années 70 sur l'éducation sexuelle à l'Ecole et la nécessité de commencer dès la Maternelle ? On devrait être en train de voir naître un nouveau tabou dans un pays lobotomisé, qui se laisse littéralement endoctriner par la Correctness. Sur cette question délicate entre toutes, qui, rappelons-le, a à voir, et ce n'est pas pour rien, avec le péché originel, on est en train de nous dire ce qu'il faut penser et qu'il ne faut pas penser autre chose. La Pensée unique se met en place. Bientôt nous n'aurons plus le droit de rien dire contre. Profitons donc de la liberté qui nous reste...

Pas si facile une pensée unique autour de la sexualité...

Attention d'abord : le message du Gouvernement ne devra pas tourner autour du genre, dans la communication politique, on ne devra pas utiliser le mot genre (Peillon l'a dit, il y a plusieurs mois déjà, c'était sur le Salon beige). Il vaut vraiment mieux parler d'égalité. Ca passe mieux !

En effet, la question du genre est en elle-même fort complexe, elle ne passe pas dans la population... Elle a été pensée, avant tout,  pour offrir aux étudiant-e-s de multiples et fort alambiqués sujets de thèses : personne ne croit en l'infaillibilité de Judith Butler grande prêtresse des Gender studies qui pourrait concourir pour le prix de l'universitaire la plus jargonneuse du monde. Il importe donc aux politiques de mettre le genre de côté, histoire de mieux communiquer. Chacun-e à leur manière la ministre du droit des femmes Najat et le ministre de l'Education nationale Vincent s'y emploient, l'une disant maladroitement que le genre n'existe pas et l'autre affirmant qu'il n'est pas d'accord avec cette théorie. De fait, le gouvernement n'avouera jamais qu'il se sert de la théorie du genre, mais il entend enseigner, oh ! bien plus que les banales matières du programme (l'instruction c'est ringard, d'ailleurs les élèves ne savent plus rien). Mais il faut s'en occuper, en faire de bons citoyens qui votent socialiste, et on va leur enseigner quelque chose de beaucoup plus important que les mathématiques ou le français : l'égalité. L'égalité, c'est pratique : personne ne peut être contre. "L'égalité c'est l'âme de la France" disait le candidat Hollande en préface à ses 60 propositions de campagne.

Qui peut oser dire qu'une femme n'a pas les mêmes droits qu'un hommes ? La charia ? Sans doute : en matière de témoignage juridique, en matière de droit de répudiation et de droit du mariage, c'est le cas. Mais nous sommes en République, avec une culture chrétienne. L'égale dignité de l'homme et de la femme est un dogme social depuis deux millénaires.

Seulement voilà, l'égalité, pour ces nouveaux "penseurs", c'est bien plus que l'égale dignité chrétienne, c'est aussi une haine farouche pour toutes les formes de différence, la différence la plus élémentaire, qui est la différence sexuelle, ne faisant pas exception. Ainsi peut-on dire qu'il y a deux formes de féminisme, l'un sympathique, l'autre non. Il y a celui qui revendique la différence féminine, celui-là est grand : il est chrétien. Et puis il y a l'autre féminisme, le féminisme honteux, qui veut faire disparaître les différences entre les hommes et les femmes, comme si la femme était un homme comme les autres. Il s'agit de rien moins que de contraindre Dieu (ou l'hypothèse qui pour "eux" en tient lieu) à revoir sa copie. C'est ce féminisme-là qui est enseigné et rendu pratiquement obligatoire. Dans cette perspective, l'égalité n'est pas l'égale dignité mais l'indifférenciation. Et le couple n'est pas le couple formé par deux individus de sexe différent, qui pour cela sont complémentaires. Non ! Le couple est indifférent.

Au fond on en arrive à ne faire aucune différence entre le Père et la Mère, les deux pôles constitutifs de toute psychologie humaine, le secret de fabrication hors duquel les petits d'hommes seraient des petits monstres. Le législateur en veut particulièrement en ce moment à la dignité de la mère (comme d'ailleurs à la dignité du père). Père et mère doivent être parent 1 et parent 2. Pour cela, sur le congé de maternité de trois ans, jusqu'ici réservé à la femme qui a deux enfants rapprochés, on a enlevé six mois, qui peuvent être pris par le conjoint deux (homme ou femme, parent de l'enfant ou non qu'importe : il s'agit juste de l'équipe éducative, plus de ce noyau vital ringard qu'on appelle famille). Autre joyeuseté, que l'on trouve dans le même projet de loi : l'expression "gérer en bon père de famille" est supprimée du code civile. Le père de famille ? C'est affreusement ringard, alors que les familles sont devenues des équipes éducatives de proximité au contenu non différencié.

Quand on pense que ces beau principes d'égalité (ou d'indifférenciuation) seront enseignés dès la Maternelle, avec les supports éducatifs qui existent déjà : Jean a deux papas ; Papa porte une robe ; deux mamans pour Mohamed ; Zazie a un zizi etc. Il y a de quoi faire froid dans le dos. On comprend Farida Belghoul et le succès de son projet de retrait de l'école, qui a touché lundi dernier 20 % des enfants de Meaux. Nous sommes devant l'idéologie de la mondialisation dans un nouvel avatar : après le refus de la spécificité des croyances, après la promotion de toutes les délocalisation, après la diabolisation de la différence nationale, voici le sexe au purgatoire (ou au placard). Dès la petite enfance on interdira les épées de chevaliers et les robes de princesses. Seul l'individu asexué aura droit d'exister. Le nouveau puritanisme est là : interdit d'être un homme, interdit d'être une femme, interdit de séduire. La relation se limitera à la pénétration, l'amour ne sera qu'un droit de jouir de toutes les manières... Et voilà comment on fera des citoyens bien dociles, Aldous Huxley l'avait compris... depuis 1931.

vendredi 24 janvier 2014

Farceurs! [par RF]

[par RF] Hier encore le curé et l’instituteur laïcard défendaient, chacun à sa manière, la même morale naturelle. Les temps ont changé ; aux yeux du plus grand nombre, les notions qu’ils chérissaient sont aujourd’hui démonétisées (l’honneur), ridicules (la pureté des mœurs), voire odieuses (le patriotisme).

En même temps, sont apparus d’autres mots: tolérance, attitude républicaine, comportement citoyen, etc. Et comme les iconoclastes vieillissent aussi, leur discours s’est rigidifié en une néomorale, avec ses néovaleurs qui nous bercent de néomoraline.

Je ne suis donc pas surpris que les néomoralisateurs aient conservé jusqu’à l’hypocrisie qu’ils prêtaient (généreusement) à leurs prédécesseurs. En voici trois exemples:
Les ‘valeurs républicaines’, leur ‘respect des personnes’, et la novlangue qui s’y rattache? Nos lecteurs qui suivent la campagne parisienne auront constaté le traitement réservé à Madame Kosciusko-Morizet. Elle qui a donné tous les signes de coolitude et de branchitude, qui a revêtu la panoplie complète de l’«élue républicaine», et qui pensait s’attirer en retour quelques égards… Raté! Elle rencontre au contraire une agressivité inédite dans l’histoire parisienne récente. A ce niveau de violence on ne peut plus dire que ses adversaires l’attaquent: ils la conchient. 
Le droit des femmes, la défense des sans-grades, etc? L’affaire DSK parle d’elle-même. Dans cette affaire sans doute classique de gros bourgeois abusant d’une domestique, le premier réflexe fut de faire corps avec ‘Dominique’, de la gauche jusqu’à Christine Boutin qui ‘savait’ que «Dominique Strauss-Kahn a été victime d’un piège». Quant à la femme de chambre africaine, on assurait dans des talk-shows qu’elle n’était «pas très claire» (kolossale finesse!) 
La liberté absolue, le droit des femmes à avorter? Ce sont régulièrement les mêmes défenseurs de l’IVG qui voient l’embryon comme un amas de cellules… mais qui parlent de «petites filles assassinées» en cas d’avortement sélectif, du fameux généricide (en Chine, 124 garçons pour 100 filles – seul le Liechtenstein fait pire).
Bref, la question n’est celle de nos rapports à cette néomorale, mais de savoir si ses promoteurs y adhèrent, ou s’il d’agit d’une farce?

mercredi 22 janvier 2014

Avortement : le Régime déterre la hache de guerre

24 janvier 2014: François Hollande
rend visite au pape François
dans une "ambiance glaciale" (huffingtonpost)

La question de l'avortement paraissait largement derrière nous. 40 ans après... Mais le Régime, cultivant quelques sordides calculs politiques, a décidé d'en remettre une louche. En 1974, Simone Veil ministre de la santé avait beaucoup insisté sur le fait que l'avortement était une loi dérogatoire, qui venait soulager la détresse des femmes. On tue des embryons, nous expliquait-on à l'époque, mais c'est pour soulager des femmes, qui ont été violées ou qui sont dans une grave situation financière. Et l'on poursuivait : "Honte à vous si vous ne reconnaissez pas la détresse des femmes". Aujourd'hui, c'est devenu une honte de parler de détresse des femmes...

Pourquoi ? Alors que l'Espagne revient en arrière et réserve les cas d'avortement légaux à des détresses physiques ou morales avérées, nous, nous refusons toute limite au droit à l'avortement qui est considéré du coup comme un droit des femmes sur leur propre corps. Du même ordre qu'un piercing. "C'est comme aller chez le dentiste" a déclaré élégamment la supportrice du nouveau projet de loi, notre ministre du droit des femmes, Najat Vallaud Belkacem, jouant la provocation délibérément.

Pourquoi est-ce devenu une honte de parler de détresse des femmes ? Je vais hasarder une explication qui tient toute dans le dicton : "Il ne faut pas parler de corde dans la maison d'un pendu". La détresse des femmes, elle n'est pas tant avant l'avortement qu'après. Détresse morale : j'ai vu des femmes de 70 ans (et pas une seule mais plusieurs) pleurant en accusant au confessionnal un avortement commis quarante ans auparavant. Vous comprenez : il ne faut plus parler de détresse des femmes à propos d'avortement, cela évoque vraiment trop de chose.

Attention, il n'est pas sûr que l'on ait droit d'évoquer sur un blog ce genre de détresse. Silence on avorte. A partir de dorénavant - une centaine de députés aux ordres de leurs partis en ont décidé ainsi -  il ne sera plus légal de dissuader une femme d'avorter. Ce domaine sera purement et simplement soustrait à la liberté d'expression, puisque le délit d'entrave (réservé pour l'heure aux entraves physiques à l'avortement) tend à devenir maintenant un délit englobant toute entrave morale et toute propagande anti-IVG (en particulier sur Internet).

On sait très bien comment les choses se passent dans l'application de ces lois liberticides. Les condamnations sont d'abord légère, puis de plus en plus tatillonnes et finalement il devient impossible d'évoquer seulement l'avortement comme un problème. Son innocuité absolue sera alors devenue un dogme républicain. La loi aura été votée - c'est un signe - un 21 janvier 2014. Le sang appelle le sang, le crime appelle le crime et les privations de liberté... s'enchaînent logiquement les unes aux autres.

Nous avons eu ce mardi soir au CSP une magnifique conférence de Jean-Marie Leméné. Superbe. Marquant. Comment se fait-il qu'il restait encore une dizaine de places assises ? Il a insisté particulièrement sur l'importance des nouvelles lois bioéthiques de 2011. Et je tombe à l'instant sur un twitt de François-Xavier Bellamy, le jeune philosophe pro-life ; il résume bien la question de son côté : "L'embryon se trie, se manipule, se commercialise, et maintenant se sélectionne à volonté. La France est donc, très concrètement, eugéniste". Aristote l'était déjà (Livre 7 de sa Politique : nécessité d'exposer les enfants mal formés pour ne pas qu'ils soient une charge à la Cité)... Quant on bazarde le christianisme, on tend d'une manière ou d'une autre à canoniser l'inhumanité.

lundi 20 janvier 2014

Texte "de Huxley" (1931): C'est plutôt embarrassant... [par RF]

[par RF] Il y a quelques jours je publie un texte absolument prophétique, «dont la saveur vient de ce qu'il date de... 1931», que l’on trouve sur «d'assez nombreux sites de la réacosphère» de droite comme de gauche, et qui est tiré du livre «Le Meilleur des Mondes, d’Aldous Huxley». Assez rapidement  on me signale qu’il manque une phrase sur la sexualité… je vérifie et j’observe qu’elle est parfois mentionnée et parfois non parmi les 20.000 occurrences trouvées par Google.

Je me reporte au livre que j’ai lu il y a plus de 30 ans et… je n’y trouve pas la citation. Du reste, ce n’est pas du tout le même style : «Le Meilleur des Mondes» est un roman. Sur les indications de l’abbé, je vérifie dans «Retour au Meilleur des Mondes», un essai d’Huxley de 1958… sans plus de succès.

En même temps, un lecteur (Roger) m’indique que le terme ‘formater’ l’étonne. Dans ce contexte, il ne serait apparu en français que via l’informatique. Le traducteur n’a pas pu l’employer en 1931. Les doutes grandissent encore quand je trouve la partie juste avant celle que je cite: «Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées». Hitler comme archétype du dictateur? Pour le coup, ça ne colle plus du tout avec la date «1931».

C’est une lectrice (Véronique) qui m’apporte la réponse : ce texte ne date pas de 1931 mais de 2007, il n’a pas été écrit par Huxley mais par Serge Carfantan. Philosophe et prof de philosophie, Carfantan a relu «Le Meilleur des Mondes», auquel il trouve un caractère visionnaire «stupéfiant, presqu’inquiétant». Carfantan se permet alors, selon son propre terme, une prosopopée, c’est à dire une figure de style qui fait parler par exemple un mort, un animal, etc.

Le résultat, c’est ce texte qui depuis deux ans tourne en boucle sur internet, et que le MetaBlog a repris la semaine passée, contribuant ainsi à l’intox. Il s’agit bien d’un récapitulatif fidèle de thèmes qui se trouvent chez Huxley, cependant ce texte «stupéfiant» quand il est écrit en 1931 l’est moins quand on connaît la date: 2007. Mes excuses, donc, à tous nos lecteurs. 

Si quelqu'un a le courage de signaler la boulette (collective) à tous ceux qui l'on faite...