dimanche 16 octobre 2016

Homophobes ?

J'ai fait un rapide passage à LMPT et trois fois j'ai eu l'occasion d'entendre ce mot très laid : "homophobe". Place du Costa Rica (j'avais laissé la voiture sous le métro rue de l'Alboni), je tombe sur une jeune femme en scooter entouré de micros, et je me dis : ça ne peut être que Frigide. Bingo : Frigide Barjot s'exrimait devant quelques journalistes qui voulaient absolument lui faire dire que les 100 000 personnes (évaluation d'une amie  experte en comm.) de la Manif pour tous étaient des homophobes. Barjot dit non très clairement mais elle ne peut pas s'empêcher d'ajouter quelque chose comme : "parce qu'ils ne m'ont pas écouté ils risquent de passer pour des homophobes". Résultat ? En descendant vers le Troca, je vois trois journalistes qui se disent entre eux : "Frigide Barjot a traité tout le monde d'homophobes...

Pour rejoindre les manifestants nous avons dû faire le tour pour récupérer les manifestants (après fouille des sacs) avenue Georges Mandel. Occasion de croiser la contre-manif, un groupuscule d'une vingtaine de personnes, hurlant "LMPT homophobes". La même chose. C'est troublant...

Enfin, arrivé dans la foule et commençant le grand jeu des mondanités LMPT, je tombe sur une jeune journaliste, qui me demande si je peux répondre à quelques questions. Deux ou trois questions "normales" et puis la botte de Nevers : "Mais enfin, GPA, PMA c'est bien, non ? Il faut que les homosexuels puissent avoir des enfants... Comme je lui dis : "Non, ce n'est pas dans le plan de Dieu" elle me rétorque : "Mais vous ne seriez pas homophobe".

Ce que je veux dire dans ce post, en racontant cette triple histoire d'homophobie (et ce que j'ai essayé de dire à la journaliste qui en a rangé assez vite son micro), c'est que c'est vrai que si l'on ne se réfère pas au plan de Dieu, Adam, Eve, une seule chair, on peut effectivement très vite passer pour homophobe. J'ai reconnu au micro que si on en restait à l'immanence, il n'y avait aucune raison valable de priver les homos des progrès de la science. Il y a beaucoup d'abus autour de la PMA et de la GPA ? Eh bien il faut encadrer tout ça et les abus disparaîtront. Pourquoi les priver les pauvres (je pense avant tout aux lesbiennes d'ailleurs quand j'écris cela) ? On permet à une vieille fille d'adopter mais pas à un couple de femmes ?

Les cathos de LMPT se tordent les méninges pour ne pas donner l'unique raison que l'on peut donner contre ces enfants d'homos, une raison qui n'est pas tirée de l'immanence mais de l'oeuvre créatrice de Dieu telle qu'elle est racontée dans les premiers chapitres de la Genèse : un homme et une femme, avec ce cri merveilleux d'Eve devenue mère et enfantant Caïn : "J'ai acquis un homme par Yahvé". Sans foi, notre société aura raison d'essayer toutes les combines facilitatrices. Seule la foi permet de poser des limites (comme diraient nos amis de la revue éponyme), en refusant a priori certaines expériences parce qu'elles ne sont pas dans ce que l'on appelle (au choix) la loi naturelle ou la loi éternelle. Dans la vie sociale, seule la foi, et l'image de l'homme qu'elle nous offre, permet de se garantir de cette logique facilitatrice, qui est la logique de la consommation. La morale ne suffit pas, car il y a toujours de bonnes raisons (immanentes) pour faciliter la vie des gens et la morale y cèdera.

Nous ne sommes pas homophobes, disant cela, car ce que nous opposons aux expérimentations tous azimuts, c'est notre foi ; foi en ce Verbe qui en chacun d'entre nous, cathos ou pas, homos ou hétéros, est la vraie lumière, qui indique le Bien comme la lumière et désigne le mal comme une épaisse ténèbre, qui risque de nous contaminer, en nous faisant nous-mêmes participer des ténèbres, si nous ne faisons que calculer notre profit dans ce qu'elle nous propose.

vendredi 14 octobre 2016

16 octobre : Sainte-Rita encore une fois

Dimanche prochain 16 octobre nous célébrons encore une fois une messe devant Sainte-Rita murée. Pour montrer notre détermination. Pour manifester notre volonté de ne pas céder, alors que je rencontre le Promoteur le mois prochain. Il y a deux occurrences importantes en ce 16 octobre : la Manif pour tous aura lieu dans l'après-midi, ce qui vous fait un dimanche militant, puisque, au 27 rue François Bonvin, face à  l'église, la messe est à 11 H. Enfin on ne peut ignorer l'anniversaire sinistre du meurtre de Marie-Antoinette, "jugée" en deux jours, condamnée à l'échafaud et dont le cri terrible retentit jusqu'aujourd'hui : "J'en appelle à toutes les mères !". Pas besoin d'être royaliste pour éprouver l'injustice politique d'un tel jugement. Nous célèbrerons la messe ce dimanche en pensant à elle, à toutes les victimes innocentes et à l'église Sainte-Rita parce qu'elle ne mérite pas de disparaître.

Rendez-vous dimanche à 11 H, devant Sainte-Rita du Quinzième, 27 rue François-Bonvin, 75 015
Métro Ségur, Volontaires ou Sèvres-Lecourbe.

vendredi 30 septembre 2016

Nouvelle messe à Sainte Rita dimanche

Dimanche prochain 2 octobre à 11 H, nous célèbrerons la messe à nouveau devant l'église Sainte Rita murée. Ce geste public est plus que jamais nécessaire

Je dois rencontrer le Promoteur très prochainement. Le propriétaire le met en demeure de payer pour acheter la parcelle à démolir. Lui ne veut pas s'engager sur des sables mouvants. Il ne tient pas à payer pour ne pas construire. Bref il y a tous les éléments d'un vaudeville !

Il est essentiel dans ce contexte que nous soyons très nombreux : on ne détruit pas une église qui marche, non : pas en France tout au moins. C'est la raison pour laquelle il faut qu'à Sainte Rita, tous ensemble, nous montrions que l'église fonctionne. C'est la meilleure manière de faire baisser les prix, en donnant un avenir à cette église. Le 2 octobre est la fête des anges gardiens. Ceux de Sainte-Rita vont avoir fort à faire. Nous devons les aider.

Depuis l'événement médiatique de cet été, nous avons découvert bien d'autres églises en instance de destruction. Sainte-Rita, en plein XVème arrondissement, au coeur de Paris, est devenue un symbole. 

Je vous rappelle notre adresse : Sainte-Rita, 27 rue François Bonvin, 75015. Le métro ? Volontaires (sur la ligne 12) Sèvres-Lecourbe (sur la ligne 6) ou Ségur (sur la ligne 10)

dimanche 25 septembre 2016

La vérité du djihadisme

« Je fais des films de mon temps » déclare tout de go Cheyenne Carron, la quarantaine à peine sonnée et déjà six longs-métrages à son actif. Elle veut montrer ce que l’on ne veut pas voir de ce temps si terriblement riche en contrastes. La réalisatrice sait où elle va. Elle montre, elle dévoile, elle déchire les voiles, mais elle le fait sans provocation, en artiste. On sent que l’image produit en elle une sorte de jubilation baroque : elle aime la lumière, elle aime la nature, elle s’attarde sur tel détail, mais surtout elle aime les gens, elle sait montrer leur lumière intérieure, parce qu’avant même de la filmer, elle l’a perçue. Elle prête ses yeux à la caméra. Quant à elle, elle est prête à tout voir, non pas pour collectionner je ne sais quelle galerie des horreurs, mais parce que tout voir signifie voir les sujets dans leur intégrité, non pas faire des clichés à deux dimensions, des instantanés qui manquent l’essentiel, mais inscrire les êtres dans la profondeur de champ que donne la caméra. 

C’est cette profondeur qui lui permet de passer outre les interdits, parce que c’est une artiste et que seul l’art peut tout dire. Ainsi, son dernier film Patries, traitait du racisme anti-blanc et de la remigration. Il a obtenu le Grand prix Kilimandjaro du meilleur long-métrage au festival Africlap 2016 ; on en a lu des critiques dans les plus grands médias français. D’autres cinéastes reculent devant la difficulté et se contentent, par exemple, du Paris rêvé d’Amélie Poulain, sans se donner la peine de pénétrer dans les banlieues. D’autres, pour ces mêmes banlieues, se contente des images et des thèmes d’il y a vingt ans, mythifiés. Cheyenne Carron donne à voir, elle ne recule pas devant la difficulté. On a l’impression qu’elle la recherche, qu’elle veut se mesurer avec elle. Quand je réfléchis à sa démarche, je pense à cet immense écrivain que fut Imre Kertesz : ce juif hongrois expliquait à la fin de sa vie que seul l’art pouvait montrer la réalité monstrueuse de la Shoah. Sans en rester à ce degré d’horreur, seul l’art peut évoquer avec pertinence, d’une manière qui convienne a priori à tout spectateur, les problèmes actuels, ceux avec lesquels on triche, ceux que l’on ne veut pas voir. Dans Patries, c’est l’immigration ; dans La chute des hommes, le nouveau film qui vient de sortir, c’est le djihadisme. 

Sur le djihadisme, il serait facile de faire un film qui accable les terroristes, en montrant seulement l’horreur de leurs gestes. On ne les verrait pas ces monstres, on les devinerait à leurs œuvres. On en ferait, de loin, des archanges du mal – nos ennemis : c’est un peu ce que font Laurent Gaudé ou Karine Tuil cette année, ils évoquent le mal mais refusent la confrontation avec lui. La rentrée littéraire s’est saisie du djihadisme, mais de manière unilatérale : diaboliser le diable est un jeu d’enfant. 

Ce n’est pas le sens du film de Cheyenne Carron, La chute des hommes. Evoquant la chute, de manière crypto-chrétienne, elle sous-entend que ces hommes qui s’entraînent à tuer à rançonner ou à couper des mains pour appliquer la charia, ne se réduisent pas à leur chute, qu’ils ont été des hommes, des vrais, que le mal qu’ils font pourrait peut-être réveiller en eux l’humanité. Attention : si Cheyenne Carron ne diabolise pas le diable, elle ne le dédiabolise pas non plus. Elle le prend simplement comme un être réel, un sujet encore libre, une personne qui peut toujours changer d’avis. C’est ce qui fait la force unique de ce film. 

Certes, on n’assiste pas en direct à je ne sais quelle conversion à l’eau de rose. On constate d’abord le cynisme du chef, qui joue avec la vie et la mort, celle des femmes prisonnières, qu’il fait semblant de prendre pour de vraies personnes, discutant avec elles, celle de ses hommes, impitoyablement tués au moindre état d’âme, ou bien la sienne d’ailleurs, la sienne de vie, parce que, manifestement, pour lui, rien n’a d’importance, et surtout pas sa propre existence. Mais même au sein de la petite troupe djihadiste, tout n'est pas négatif : on observe aussi le détachement des hommes face à l’argent. Ils ont fait don de leur vie. Tous ? Non. L’Occidental qui les a rejoints est épouvanté. Il cache sa peur parce qu’il sait qu’elle mérite la mort, il multiplie les professions de foi, mais à l’instant décisif, il refuse de mourir. Il se convertit ? Récite le Je vous salue Marie, qui remonte dans sa mémoire ? Sans doute, mais on devine que s’il s’en sort, c’est seulement parce que sa vie ou sa mort ne lui sont pas devenus totalement indifférentes, qu'elles ne sont pas interchangeables.

Face aux bourreaux plus ou moins enfoncés dans leur logique mortelle, il y a les victimes, deux femmes, ce n’est pas un hasard. L’héroïne, Lucile, est venue dans ce pays en guerre pour améliorer sa connaissance déjà grande des parfums. Toute à sa passion, elle ne sait parler que de cela, analyse les senteurs mais ne devine pas le risque mortel qu’elle a pris avec le plus grand naturel du monde. Elle représente à la fois la liberté passionnée mais aussi ce surdéveloppement de l’ego, caractéristique de la société de consommation, qui empêche la vigilance. Ce qui fait la richesse de Lucile, c’est son éducation pagano-chrétienne – on pourrait dire tranquillement son identité. Au dernier moment de cette histoire, quand les guerriers d’Allah la somment de se convertir à l’islam, elle pourra dire : « Ma mère est chrétienne et mon père est païen », opposant à la terreur du djihad non pas une foi chrétienne qu’elle n’a pas, mais cette richesse libre que ses parents lui ont transmise. Lucile s’interdit de renoncer aux sources de sa joie, elle vit de cette estime de soi, qui l’empêche de déchoir en quelque sorte, qui l’oblige au vieux sens intransitif de ce mot, elle professe un intrépide respect de soi.

Enfin, entre bourreaux et victimes, Cheyenne Carron a représenté le Judas, celui qui a livré la victime au bourreau, un chauffeur de taxi, Yunès, qui ne parvient pas à faire vivre sa famille et qui, par amour pour sa femme, va piétiner la morale la plus élémentaire en livrant une victime à l’hydre islamiste. Son geste pense-t-il a été simplement utilitaire. Le moyen de faire autrement, quand il faut vivre des quelques sous que rapporte son taxi ? Pour ce remarquable Yunès (l'acteur est parfait), le salut vient par sa femme, qui finit par découvrir la vérité et qui le chasse de la maison sordide où la petite famille avait trouvé refuge.

Il y a dans la Chute des hommes un culte baroque de l’image, que l’on revoit sous un autre angle et qui qui prend peu à peu toute sa signification terrible. Il faut VOIR ce film et se laisser envahir par ces images, qui vous accompagneront plusieurs jours après que vous ayez accepté de leur ouvrir votre propre monde. Loin d’être un film de détestation de l’autre, loin d’enseigner la haine de l’ennemi djihadiste ou terroriste, la Chute des hommes offre une méditation sur les possibilités de relèvement, qui sont à la mesure de chacun et donc toujours à sa portée. Ce film qui aborde de front le mal moderne, cette confusion monstrueuse entre sainteté et terrorisme ne marque aucune complaisance pour la terrible banalisation du mal que représente le Djihad, mais offre une formidable leçon d’espérance, tant il est vrai, comme le dit Hölderlin que « c’est quand le péril grandit que grandit aussi ce qui sauve ».

Une espérance qui n'est pas je ne sais quel bon sentiment notoirement impuissant, mais qui consiste à trouver dans chaque situation, même la plus terrifiante, la puissance de faire le bien. 

Pour vous procurer ce film en ligne : cheyennecarron.com/dvds.php

mercredi 21 septembre 2016

[Monde & Vie] Pourquoi et pour qui faut-il voter?

Repris de monde-vie.com
Aujourd’hui le vote de conviction est le premier vote utile. C’est dans cette perspective que nous disons : il faut voter à la Primaire de droite.
          
La Primaire de droite est une première. Elle donne occasion à de nombreux candidats de se manifester tels qu’en eux-mêmes, avant que les sacro-saints parrainages politiques ne soient comptabilisés et les candidats qui ne font pas le poids, impitoyablement rejetés dans les ténèbres extérieures. Ainsi Jacques Myard – député de Maisons Laffitte se déclare-t-il fort heureux de sa campagne inutile, mais qui aura contribué à droitiser toujours plus le débat politique actuel. Car c’est de cela d’abord qu’il s’agit : il faut une parole libre. On en a assez des candidats du système, ces candidats dont Jacques Chirac, en 2002, fut l’archétype, élu à 82 % des suffrages sur un programme vide. Pour son discours d’intronisation, le grand Jacques évoqua (ce n’est pas une blague) la lutte contre le cancer et le code de la route. Temps perdu ! À l’époque, les idées ne pouvaient plus circuler, absorbées dès leur naissance par la correctness, sorte de glue universelle, qui exige l’universelle confusion des idées… En 2007, il y eut la présidence Sarkozy. Sur le personnage et son mandat d’hyperprésident, je serais un peu de l’avis de Fillon : ce Président-là aussi a eu peur de FAIRE, mais… et ce n’est pas rien dans notre théâtrocratie au suffrage universel, il n’a pas eu peur de DIRE certaines vérités emprisonnées depuis longtemps sous la glue universelle. Il a libéré la parole en parlant d’identité nationale, il a permis à des gens comme Zemmour ou Finkielkraut de sortir du bois. Je pense que c’est le premier rôle de la Primaire de droite d’agiter des idées nouvelles, de dire ce qui ne va pas, de proposer des remèdes auxquels apparemment personne n’avait pensé auparavant. La Primaire de droite est un merveilleux banc d’essais des idées de droite. À ce propos je donnerais volontiers la palme à un perdant : Frédéric Lefebvre, le premier dans la classe politique à défendre l’idée d’un salaire universel. Je vois deux avantages à cette mesure : elle permet de responsabiliser ceux auxquels, en lieu et place d’allocations diverses on donne un véritable petit salaire, hommes et femmes, employés ou chômeurs. Ce salaire universel serait aussi l’occasion d’une révision générale du sacro-saint système social français, qui remonte substantiellement à la Deuxième Guerre mondiale. Il serait peut-être temps de proposer VRAIMENT autre chose. Eh bien ! La Primaire aura été l’occasion d’introduire le salaire universel comme un thème social de droite !
Sans hésiter 
Je parle d’idées, je ne parle pas de valeurs : hélas, les catholiques n’ont pas utilisé cette occasion pour réaffirmer le caractère fondamental des valeurs chrétiennes dans l’identité française. Les uns veulent jouer les arbitres, les autres votent pour François Fillon, l’homme qui dit que l’avortement est un droit des femmes… Mais où est le porte-drapeau ?La vérité oblige à dire que, malgré les hésitations coupables des états-majors cathos, de porte-drapeau il y en a un. Il n’est pas là seulement pour faire de la figuration. Il n’est pas non plus mono-discours, obsédé par les valeurs morales et ne sachant parler que de cela… Il a acquis une expérience politique à la Commission des lois de l’Assemblée nationale. Il a voyagé et sait d’instinct que la France ne se réduit pas à un hexagone. Il a la culture chrétienne de la concertation, sans le goût du martyre, qui est toujours malsain, mais alors surtout malsain en politique. Il croit dans le rôle stabilisateur d’un État régalien et ne donne pas dans le culte des Institutions européennes et internationales. Il ne voit pas l’islam en rose mais réclame un véritable contractualisme entre l’islam et la République. Il est un adversaire décidé du laïcisme et un adepte de la pure laïcité, qui suppose de reconnaître le christianisme au centre de la culture française. Bref, c’est un vrai candidat. Il n’est pas membre des Républicains mais président du Parti Chrétien Démocrate. Il s’agit, vous l’aurez deviné, de Jean-Frédéric Poisson, député des Yvelines, valeureux combattant contre le mariage pour tous, mais aussi contre la très inefficace loi Macron et contre la non moins dangereuse Loi El Khomry.Il est clair que voter Poisson au premier Tour de la Primaire (il vous en coûtera deux euros) c’est faire avancer le vote catholique en France, le vote de civilisation en Europe et tout ce que nous défendons à Monde&Vie.
          
Cela n’empêche pas de voter autrement à l’élection présidentielle. Mais il faut utiliser la Primaire, qui est une fantastique caisse médiatique de résonnance. Et pour une fois, nous pouvons faire un vote de conviction. C’est tellement rare qu’il me semble que quand cela devient possible (même s’il ne s’agit que de Primaires) c’est un devoir. Il n’y a aucun devoir à voter lorsque le choix qui nous est donné est celui de la peste ou du choléra. Mais lorsque les règles de la santé politique sont senties avec tant de mesure, lorsque la société chrétienne est défendue avec tant de talent… Alors oui : voter, voter Poisson est un devoir ! 

Abbé G. de Tanoüarn

dimanche 4 septembre 2016

Magnifique messe devant Sainte-Rita

En ce jour où Teresa de Calcutta est canonisée, nous avons eu une magnifique messe devant Sainte-Rita murée. Si je peux essayer de caractériser cet instant, je dirais que malgré la beauté des chants, dont je remercie Kerim, Sophia et Morgane, ainsi que leurs amis, ce qui a caractérisé cette messe c'est le silence, un silence qui n'est pas vide, un silence qui est un appel, un appel au bien, un appel à l'élévation spirituelle dans un monde consacré au calcul et à la rentabilité. Sainte Rita continue. La communauté de Sainte-Rita recueillie et plus nombreuse que jamais devant l'édifice est un signe, le signe de la puissance de l'Esprit, qui, comme dit saint Paul dans l'extraordinaire épître d'aujourd'hui, "agit en nous infiniment au-delà de ce que nous demandons et de ce que nous pouvons concevoir". Nous voulons faire ? Nous voulons agir ? Agissons en lui. Laissons le faire en nous, il nous mènera, tous, plus loin, bien plus loin que nous ne l'imaginons. C'est le mystère de la fécondité de l'Esprit, expérimenté par sainte Thérèse de Calcutta, dont la charité est encore agissante vingt ans après sa mort.