Il en est que la polémique gonflent. Tel est votre serviteur et tel aussi l'anonyme de 19 H 45, qui se vante d'avoir des fiches à jour et croient que cela suffira pour me faire taire. Oh ! A ce propos, tant que vous n'en avez pas tout à fait la nausée, je ne saurais résister à vous citer encore Pascal dans sa cinquième lettre à Mademoiselle de Roannez : "Le Christ a donné dans l'Evangile cette marque, pour reconnaître ceux qui ont la foi, qui est qu'ils parleront un langage nouveau, et en effet le renouvellement des pensées et des désirs cause celui des discours". Méfions nous des christianismes stéréotypés ! La foi ne relève jamais de cette maladie du perroquet que l'on nomme psittacisme.
Pour en venir à mon zoïle, il me reproche pêle-mêle toutes sortes de choses, parfois incompossibles. Voyons un peu...
La liturgie au Centre Saint Paul se dégraderait parce que je dis tout haut (sur un mode intimatif et non récitatif) les paroles de la consécration. Désolé cher Monsieur, mais cette coutume remonte, pour moi, sans que je l'ai cherché, à mes toutes premières messes. Cela fait 22 ans que je célèbre ainsi et n'ai jamais forcé personne à le faire. Je crois simplement qu'à notre monde désacralisé le silence liturgique ne parle pas assez fort au moment absolu où Dieu se donne en un sublime baiser à la terre et à ceux qui sur la terre adorent sa présence. Parfois j'aimerais que la voix du prêtre en cet instant résonne dans le monde entier !
Les lectures en français ? Mais elles sont faites immédiatement pour instruire et non pour rendre un culte à Dieu, qui les connait par coeur puisque ce sont les siennes. Si elles sont faites pour instruire, autant qu'on les comprenne. Cela dit, l'Evangile chanté en latin est aussi un moment magnifique, durant lequel l'Eglise assume la Parole de Dieu et, la prononçant en latin, la fait sienne.
La messe dite pour des obsèques par un prêtre sédévacantiste. Là je vais être un peu technique. Autant je crois à la légitimité de la messe selon la forme rénovée, autant je ne crois pas à la légitimité d'une messe de saint Pie V célébrée par des prêtres qui refusent l'autorité du pape (qu'ils aient ou non éprouvé le besoin de se dire sédévacantistes, ceux qui ne le disent pas étant les pires). Mais il me semble que la thèse du pape materialiter, défendue naguère avec science par le Père Guérard des Lauriers (qui, hélas, lui dominicain, s'était laissé séduire par les casuistes au point de leur emprunter le curieux concept de certitude probable), lorsqu'elle est professée par un coeur droit et catholique, empêche ceux qui la professent de désobéir au pape, sans rompre la succession apostolique, puisque, pour les tenants de cette thèse, "matériellement" elle est assurée.
Bref, ceux qui se contentent de jouer avec les étiquettes, comme le souligne l'un d'entre vous, font le jeu du Diviseur, en grec diabollos. Ce ne sont pas nos étiquettes qui nous sauveront mais nos coeurs de chrétiens.
Mais j'oubliai : mon zoïle anonyme me reproche de céder au toulemondeilestgentisme... Et avec de tels arguments, ne suis-je pas en train de lui donner raison.
Je ne le crois pas. je suis frappé du besoin qu'éprouvent souvent les personnes qui sont engagées dans un combat à salir ou à diaboliser leurs adversaires. Comme si ils n'étaient pas assez sûrs d'eux-mêmes et de leurs raisons, et comme si il fallait que leurs adversaires soient méchants pour que leur combat soit juste. Je crois, moi, que cette agressivité a priori dénote un manque de confiance non pas en soi mais dans la valeur des convictions personnelles qui vous animent. Scio cui credidi s'écriait saint Paul. Je sais en qui j'ai cru. Pascal a fait de cette phrase sa devise après le miracle de la Sainte Épine, qui guérit sa nièce et filleule Marguerite Périer. Quant on sait, on n'a pas besoin de la haine, on ne cherche pas à exclure, on ne poursuit aucune entreprise de diabolisation de l'autre. Et quand on se laisse aller à cette tentation de la violence verbale et parfois physique, c'est justement... que l'on ne sait plus où on en est...
Pour en venir à mon zoïle, il me reproche pêle-mêle toutes sortes de choses, parfois incompossibles. Voyons un peu...
La liturgie au Centre Saint Paul se dégraderait parce que je dis tout haut (sur un mode intimatif et non récitatif) les paroles de la consécration. Désolé cher Monsieur, mais cette coutume remonte, pour moi, sans que je l'ai cherché, à mes toutes premières messes. Cela fait 22 ans que je célèbre ainsi et n'ai jamais forcé personne à le faire. Je crois simplement qu'à notre monde désacralisé le silence liturgique ne parle pas assez fort au moment absolu où Dieu se donne en un sublime baiser à la terre et à ceux qui sur la terre adorent sa présence. Parfois j'aimerais que la voix du prêtre en cet instant résonne dans le monde entier !
Les lectures en français ? Mais elles sont faites immédiatement pour instruire et non pour rendre un culte à Dieu, qui les connait par coeur puisque ce sont les siennes. Si elles sont faites pour instruire, autant qu'on les comprenne. Cela dit, l'Evangile chanté en latin est aussi un moment magnifique, durant lequel l'Eglise assume la Parole de Dieu et, la prononçant en latin, la fait sienne.
La messe dite pour des obsèques par un prêtre sédévacantiste. Là je vais être un peu technique. Autant je crois à la légitimité de la messe selon la forme rénovée, autant je ne crois pas à la légitimité d'une messe de saint Pie V célébrée par des prêtres qui refusent l'autorité du pape (qu'ils aient ou non éprouvé le besoin de se dire sédévacantistes, ceux qui ne le disent pas étant les pires). Mais il me semble que la thèse du pape materialiter, défendue naguère avec science par le Père Guérard des Lauriers (qui, hélas, lui dominicain, s'était laissé séduire par les casuistes au point de leur emprunter le curieux concept de certitude probable), lorsqu'elle est professée par un coeur droit et catholique, empêche ceux qui la professent de désobéir au pape, sans rompre la succession apostolique, puisque, pour les tenants de cette thèse, "matériellement" elle est assurée.
Bref, ceux qui se contentent de jouer avec les étiquettes, comme le souligne l'un d'entre vous, font le jeu du Diviseur, en grec diabollos. Ce ne sont pas nos étiquettes qui nous sauveront mais nos coeurs de chrétiens.
Mais j'oubliai : mon zoïle anonyme me reproche de céder au toulemondeilestgentisme... Et avec de tels arguments, ne suis-je pas en train de lui donner raison.
Je ne le crois pas. je suis frappé du besoin qu'éprouvent souvent les personnes qui sont engagées dans un combat à salir ou à diaboliser leurs adversaires. Comme si ils n'étaient pas assez sûrs d'eux-mêmes et de leurs raisons, et comme si il fallait que leurs adversaires soient méchants pour que leur combat soit juste. Je crois, moi, que cette agressivité a priori dénote un manque de confiance non pas en soi mais dans la valeur des convictions personnelles qui vous animent. Scio cui credidi s'écriait saint Paul. Je sais en qui j'ai cru. Pascal a fait de cette phrase sa devise après le miracle de la Sainte Épine, qui guérit sa nièce et filleule Marguerite Périer. Quant on sait, on n'a pas besoin de la haine, on ne cherche pas à exclure, on ne poursuit aucune entreprise de diabolisation de l'autre. Et quand on se laisse aller à cette tentation de la violence verbale et parfois physique, c'est justement... que l'on ne sait plus où on en est...
