dimanche 1 octobre 2006

Lettre à nos Amis - n°3 - Octobre 2006

Mauvais temps pour les défenseurs de la Tradition catholique. Ça canarde de tous côtés. Les sans-papiers de l’Eglise, tout récemment régularisés par la volonté du Saint-Père, suscitent la suspicion et l’inquiétude chez les dignitaires, que l’on avait guère habitué aux changements de cap. Certains, cependant, jouent très spontanément l’accueil. Je pense à ce prêtre de banlieue, qui m’a téléphoné et a demandé à me rencontrer, chargé dans son diocèse de l’œcuménisme avec les protestants, et qui avait découvert sur Internet le site du Centre Saint-Paul. Intrigué par cette accusation que nous portons contre le Concile d’avoir favorisé l’éclosion d’une « religion nouvelle », d’une nouvelle attitude de l’homme vis à vis de Dieu, il avait suivi la création de l’Institut du Bon Pasteur dans les medias…On peut dire que si certains évêques avaient son ouverture d’esprit (son ouverture au Saint-Esprit et à la paix qu’il établit en nous), l’Eglise de France ne donnerait pas aujourd’hui le contre témoignage public de ses divisions. Nous voulons, quant à nous, manifester notre désir de contribuer – par notre défense résolue des formes de la Tradition catholique – à l’Unité de la sainte Eglise, Unité qui n’est pas une uniformité humaine des rites et des discours mais la force rayonnante d’une foi et d’une charité communes, l’élan d’une espérance qui a le même objet.

C’est dans cette perspective que l’A.D.C.C. organise le lundi 20 novembre prochain dans la grande salle de la Mutualité à Paris une réunion « tradi-oecuménique » consacrée à la Tradition catholique notre Bien Commun. Vous trouverez ci-joint le programme détaillé de cette manifestation. Notre idée ? Indépendamment des idéologies qui ont sévi jusqu’au cœur de l’Eglise dans les années soixante et soixante-dix, montrer qu’il existe une volonté commune (jusque dans l’affirmation des différences) pour que soient restituées aux fidèles les formes de la Tradition catholique.

Si nous nous plaçons sous la houlette du Pasteur universel, le pape Benoît XVI, la guerre des clans n’aura pas lieu entre catholiques. Mais à nous de connaître et de faire connaître son message. Quoi qu’en pensent les pleureuses professionnelles de tous bords, qui ne l’ont pas lu, il a - lui seul - la grâce d’état pour mener cette « barque qui prend l’eau de toutes parts » - mais qui n’en reste pas moins celle à laquelle Dieu a promis d’arriver au port.

L’actualité sera très chargée ces prochains jours. Les évêques réunis à Lourdes ont pour la première fois de leur histoire, mis à l’ordre du jour le problème traditionaliste. L’Institut du Bon Pasteur figure en première ligne parmi les questions qui seront soulevées.

A la Mutualité, le 20 novembre, nous aurons l’occasion de répondre aux évêques, soit, ce que je souhaite, pour leur exprimer notre gratitude, soit, ce que l’on peut craindre, pour leur demander le plus solennellement possible, de revoir leurs positions, restées fixes depuis les années 80.

Dans les deux cas, il importe que nous soyons très nombreux ce soir-là. Il s’agit - que nous le voulions ou non - d’une échéance cruciale pour l’avenir de l’Eglise en France. Lundi 20 novembre à 20h, il faudra être là pour faire face !

Abbé Guillaume de Tanoüarn +