mercredi 16 janvier 2013

24 jan. 2013, 18H00 - Rendez-vous à "La Procure"

Chaque jeudi, la librairie La Procure organise une rencontre avec un auteur, de 18H00 à 19H00. La semaine prochaine, le 24 janvier 2013 donc, c'est l'abbé Guillaume de Tanoüarn qui parlera de son livre "Parier avec Pascal" paru aux éditions de Cerf. L’entrée est libre et sans inscription préalable. Rendez-vous donc à La Procure: 3, rue de Mézières - 75006 PARIS - Métro St Sulpice

A propos de "Parier avec Pascal"
Résumé
Le pari de Pascal est abordé comme un résumé à la fois abouti et allusif de toute la démarche de l'homme, du savant, du philosophe et du théologien sur la vérité de la religion chrétienne.
Quatrième de couverture
Pourquoi un nouveau livre sur Pascal? Serait-ce, selon la formule précautionneuse de Jean Orcibal, pour «rejoindre le Pascal de l'histoire»? Non, il s'agit d'autre chose. Guillaume de Tanoüarn s'engage dans une démarche singulière qu'il décrit ainsi: «Dès l'instant où je me suis sérieusement confronté à l'auteur des Pensées, j'ai été comme aimanté par ce texte provocateur, impératif et parfois obscur que l'on appelle couramment le "Pari de Pascal". J'ai voulu mâcher et remâcher les fragments ordonnés de la réflexion pascalienne, et j'en suis venu à considérer que ces quelques pages offraient un débouché au coeur même de la fabrique mentale du jeune prodige, en fournissant une sorte de résumé, à la fois abouti et allusif, de toute la démarche de l'homme, du savant, du philosophe et du théologien "sur la vérité de la religion chrétienne"».

Au fil des pages, on découvre un Pascal qui n'est ni un homme de réponses toutes faites, ni un homme en quête du moindre mal ou d'on ne sait quelle assurance-survie. Il est l'homme déterminé qui cherche le point fixe sur lequel appuyer toute son existence, un Pascal toujours en question. Sceptique? Oui, si l'on comprend le scepticisme de Pascal comme l'autre nom de sa foi. C'est le premier objet de son célèbre Pari que de le démontrer.

mardi 15 janvier 2013

François encore un effort... [par RF]

[par RF] Monsieur le Président, je me suis permis dimanche avec quelques centaines de milliers d’autres de vous interpeler par votre prénom (et même de vous tutoyer, dans l'enthousiasme) – pour vous dire que «François, ta-loi, on-n’en-veut-pas». Je ne vous en expliquerai pas les raisons, vous les connaissez si bien que vous avez reconnu pour les élus un cas de conscience éventuellement lourd. Non, si je reviens vers vous aujourd’hui c’est pour vous exposer ce qu’il fallait faire, en lieu et place de ce que l’on fait depuis 10 ans et plus.
 
Il fallait d’abord une loi pour permettre aux duos (deux personnes) d’organiser leurs intérêts communs, matériels et moraux. Je parle bien de duos tout court, pas forcément homo/ ni hétéro/sexuels. Il y a en France des gens qui vivent ensemble, qui parfois sont apparentés (frères/sœurs, fréquemment âgés) et parfois ne le sont pas, et reconnaître leur communauté de vie permettrait ne serait-ce que de préserver le cadre de vie de celui qui survivra à l’autre. – Hélas nous avons eu le pacs, qui exclut les ascendants, les collatéraux, bref: nous avons eu le pacs qui suppose que l’on couche ensemble. De quel droit l’Etat demande-t-il cela aux gens pour leur permettre de s’organiser?
 
Il fallait aussi une loi sur la belle-parentalité. Il y a en France des centaines de milliers d’enfants co-élevés par des adultes qui ne sont pas leur parent biologique parce qu’ils sont le compagnon (ou la compagne) de la mère, ou du père. Il est un peu sec qu’en cas de défaillance du parent biologique, celui qui a jusque-là élevé le gamin soit considéré par la loi comme étranger. Vous pouviez porter un projet qui eut facilité le partage de l’autorité parentale, voire  sa délégation. – Mais vous projetez l’adoption homosexuelle! Une loi sur la belle-parentalité eut permis aux couples séparés/recomposés de s’organiser pour élever leurs enfants, qui à 99% ne seront pas adoptés, par exemple parce le plus souvent ils ont déjà un père et une mère, et qu’ils voient les deux, et c’est tant mieux.
 
Voilà ce qu’il fallait faire: des lois génériques, qui permettent de pallier aux situations du plus grand nombre, sans se mêler d’homo- ni de sexualité. Au lieu de quoi vous poussez un projet de ‘mariage&adoption gay’… au nom de quoi? J’ai quelques amis, hommes ou femmes,  qui vous approuvent, au nom d’une conception de l’égalité qui n’est pas la mienne, ils veulent des droits pour ‘il+il’, pour ‘elle+elle’: adoption, PMA, etc. Ce sont des gens de qualité (nous sommes amis) qui le plus souvent tombent des nues quand je leur apprends qu’eux-mêmes, en couple hétéros non mariés, n’ont pas accès et n’auront pas accès aux nouveaux droits qu’ils soutiennent. Et ce pour des raisons qui me sont évidentes, mais qui ne collent pas du tout avec l'égalité telle qu'ils la comprennent.
 
Nous allons, François, vers des situations étranges, et puisque l’homosexualité n’est pas un gage de stabilité, le ‘divorce homosexuel’ suivra de peu le ‘mariage homosexuel’. Nous verrons bien, mais mon intuition me dit qu’adoption plénière ou pas, un juge aux affaires familiales privilégiera le lien biologique quand se sépareront deux ‘mères lesbiennes’.

lundi 14 janvier 2013

Sacrera? Sacrera pas? [par RF]

Dans la lignée épiscopale
de Mgr Richard Nelson Williamson:
Mgr Rangel mais aussi Mgr Rifan

[par RF] Le Forum Catholique rend compte des rumeurs de sacre d’un nouvel évêque traditionaliste. Citant TradiNews qui cite Rorate Caeli qui cite un blog anglophone, un lecteur expose avec un conditionnel prudent que «Mgr Williamson sacrerait un nouvel évêque» et que (peut-être) «il s'agirait de M. l'abbé Pfeiffer». Vrai ou faux, ou simplement prématuré? nous verrons bien, et sans doute plus tôt que tard.

En attendant, sur le Forum Catholique toujours, Ennemond explique les difficultés qu’aurait Mgr Williamson à sacrer. Il lui faudrait pour cela «prouver qu'il y a une urgente nécessité», c’est-à-dire que même ses confrères de la FSSPX «ne défendent plus la foi». Dans le cas contraire, et puisque Mgr Lefebvre a consacré quatre évêques qui ne sont pas près de mourir, il n’y a pas d’état de nécessité, et Mgr Williamson n’aurait pas de légitimité à sacrer.

Voilà en tout cas ce qu’expose Ennemond, qui est sur l’internet francophone une voix officieuse de la FSSPX. Ce qui m’étonne dans cette argumentation, c’est qu’elle s’appuie sur des données déjà présentes il y a 20 ans et plus. A l’époque il y avait déjà quatre évêques traditionalistes, qui avaient bon pied et bon œil. Cela n’a pas empêché trois d’entre eux (Msgr Tissier de Mallerais, de Galarreta, et Williamson) d’en sacrer un cinquième. Ce fut Mgr Licinio Rangel, le 28 juillet 1991.

Ce précédent pourra alimenter les discussions qui animeront les forums traditionalistes en cas de sacre, pour savoir si le nouvel épiscope est légitime? s'il est 'en communion' avec ses frères de la FSSPX? etc etc etc.

dimanche 13 janvier 2013

Il faudra redescendre dans la rue

M. Hollande avait donné des ordres à la Préfectures de police qui savait à l'avance qu'il n'y aurait "pas plus" de 300 000 personnes à la Manifestation pour tous, mais qui avait néanmoins exigé trois cortèges (histoire de diviser les forces). La Préfecture a compté les cars et les trains et elle n'imagine pas que l'on puisse venir manifester autrement que sur roues et par des transports collectifs. 300 000 c'est 300 000. De son côté, M. Hollande déclare qu'il préfèrera le vote de 500 députés à tous ces pékins qui ont décidé de voter avec leur pieds.

Seulement voilà... Les premiers sont arrivés au Champ de Mars à 14 H, les derniers à 19 H... 300 000. On comprend que le bobard (de guerre) d'une police aux ordres est un peu gros. Et il y a la rumeur. Et il y a Internet. Rien de tel que la rumeur et rien de tel qu'Internet, médium libre, pour discréditer un homme politique. M. Hollande triche. Il triche avec la volonté du peuple. J'ai reçu un texto à l'instant. D'autres en reçoivent sans doute de semblables à l'heure qu'il est. Je vous le livre : "Chiffres officieux de la gendarmerie : 1,3 million.Source: un colonel de l'armée de l'air qui a des amis officiers gendarmes. Non à l'Etat organisateur du mensonge". Noter : un colonel de l'armée de l'air qui a des amis etc. Des fois que l'on reconnaisse le colonel de gendarmerie qui a fait fuiter.

Il est très clair que le mensonge a toujours été un mode de gouvernement. Machiavel l'avait dit, il y a fort longtemps. Mais il ne faut pas se faire prendre la main dans le pot de miel. Quelle légitimité reste-t-il à celui dont on SAIT qu'il ment ? Malgré tout l'appareil d'Etat dont il s'entoure, il est marqué du signe de sa chute. "Une seule goutte de vérité peut changer le monde" disait Soljenitsyne. Alors que l'information est confisquée, il reste la vérité brute, celle des manifestants comptabilisés par les organisateurs. Face au mensonge d'Etat, cette vérité permettra de faire exploser le droit.
 
("Oh, mes amis! au 3.142ème rang! le 297ème en partant de la gauche!
Si! si..! je crois bien que c'est moi!!" -- le webmestre)

Le mariage, institution universelle ?

Cher Homonyme belge, je ne nie pas que le mariage soit une institution universelle. Non, pas si bête. Bien sûr que depuis les temps préhistorique la nuptialité (comme dit Emmanuel Todd) est un truc réglementé. Mais réglementé comment ? La polygamie, dans les pays musulmans ou en Afrique est très réglementée par le droit coutumier. La venue d'une nouvelle épouse est l'occasion de traités et de cérémonies... Je ne nie pas ces cérémonies. Je ne nie pas que le mariage n'a pas attendu l'Eglise catholique pour être réglementé, qu'il soit monogame ou polygame. Dans la Rome antique, explique Pierre Grimal [L'amour à Rome coll. Bouquins], une femme a droit de tromper son mari du moment qu'elle est enceinte... C'est la loi. La loi de la descendance... Mais pas la loi de l'amour évidemment.

Ce que je crois c'est qu'officiellement c'est l'Eglise qui a réinventé l'amour entre un homme et une femme, unique l'un pour l'autre pour la vie et s'aimant l'un l'autre d'un amour qui est divin et pas seulement humain, d'un amour qui va à l'infini dans le pardon, qui va à l'infini, malgré les malentendus dans cette miraculeuse égalité entre l'homme et la femme, qui n'est pas le fait de la société mais le fait du sacrement. D'un amour qui est autre chose que l'amour propre ou chacun prend le plus possible pour soi.

Je sais que les psychanalystes nous disent que cet amour-là, cet amour chrétien, n'existe pas. Pour eux l'amour c'est le désir, il est toujours plus ou moins réductible au bon vieux narcissisme, dont le petit père Freud explique que nous ne guérissons jamais. Je me souviendrai toute ma vie de Michelangelo, un Italien que j'avais aidé à mettre sa thèse en français (ça se passait à Saint Nicolas du Chardonnet), un lacanien. Il me dit un jour : "L'amour ? Mais c'est le transfert !"  Ca a été une lumière pour moi. Effectivement la seule forme d'amour que reconnaissent les analystes lacaniens c'est la projection sur l'analyste (avec lequel par hypothèse tout est interdit). Là le désir est donc absent. Là l'amour... existerait. C'est ce que Jacques Lebrun, autre psychanalyste (et par ailleurs dix-septièmiste) appelle l'amour pur (dans son livre L'amour pur de Platon à Lacan)... Ces gens ne comprennent rien ! Curieux puritanisme de la psychanalyse : l'amour et le désir seraient incompatibles ! C'est sans doute vrai... avant l'invention du mariage chrétien.

Le mariage chrétien, c'est ce mélange détonnant, à égalité d'infériorité - je veux dire à égalité d'amour car celui qui aime est inférieur à ce qu'il aime - entre le désir et l'amour. Ce n'est pas l'amour pur ! C'est un désir spirituel, un désir qui n'est jamais rassasié, un désir qui augmente avec la satiété, comme l'explique Platon dans le Phèdre (237 d), puis saint Augustin. Ce désir-là, il n'existe qu'en Dieu, il est le fruit d'une bénédiction de Dieu (sacramentelle ou non), il fleurit dans l'Infini divin. Il est donc impossible sans la foi dans cet Infini.

Il me semble qu'Eric Rohmer (dans Ma nuit chez Maud par exemple) a très bien compris cela...

Tout cela pour dire que le mariage chrétien, institution ecclésiale, a quelque chose d'unique, qu'on ne trouve ni dans la réglementation du Coran (entre répudiation et polygamie. L'important c'est la terre de labour et vas-y, Sourate 2,  223. Note dans l'édition des frères musulmans : "le champ de labour est un lieu de productivité") ni dans le mariage républicain. "Ce mystère est grand" disait saint Paul aux Ephésiens.

Au fond aujourd'hui, celui qui ne rentre pas dans le schéma occidental de la consommation (sexuelle), a le choix entre le Coran (qui magnifie la productivité du champ de labour) et le Nouveau Testament (qui évoque un grand mystère, dans lequel se joue, à égalité entre l'homme et la femme, avec l'amour, la vie elle-même). Et il me semble que, (alors que nous avons encore le choix de ce droit), c'est le droit de ce choix que nous défendons demain. Reste de chrétienté : le mariage demeure un droit. Il faudra qu'il devienne une option.

vendredi 11 janvier 2013

Français encore un effort...

Non, je ne cite pas le Marquis de Sade, je réfléchis à la Manif pour tous de dimanche prochain.

Conséquence immédiate pour nous : abondance de prêtres au Centre Saint Paul. Et c'est bien car il sera question, dans l'extraordinaire rite que nous avons la fierté de célébrer, de la fête... de la Sainte famille. Un truc qui se fête tous les dix ans. Ca tombe cette année. Merci mon Dieu pour le clin d'oeil. A la Grand messe de 11 H - il me l'a demandé le premier - c'est mon ami le Père Michel Viot (point trop connaisseur encore de messes chantées) qui célèbrera et prêchera. Avec la vigueur et la conviction qui sont les siennes et qui correspondent à son parcours unique de Luther (et d'Anderson) au Tu es Petrus. L'abbé Laguérie qui vient de me téléphoner célèbrera à 9 H. Et l'abbé Vella, dont j'ai un courriel, s'il en est d'accord à 12 H 30 ou à 19 H. Abondance ecclésiastique ne nuit pas !

Mais quand même : je crois qu'il faut faire encore un effort. Comme dit Laurent Gerra : "Mobilisez-vous. Le football a besoin d'argent".... Et tout le monde se mobilise pour donner de l'argent au Football... La question est simple : nous nous mobilisons. Nous serons tous là. Je serai au départ devant la Mairie du XIIIème comme l'annonce le Webmestre. Mais pourquoi ?

J'ai bien aimé l'entretien de Frigide Barjot dans La Nef. On voit bien qu'à un moment elle a été l'homme de la situation... Sans qui... seule Civitas aurait défilé. Bravo ! Je conteste une phrase de cet entretien, une phrase qui pourtant se veut sympathique, ouverte et philocatho... Frigide, la catho branchée, déborde de bons sentiments. Elle va jusqu'à dire : "Que les prêtres soient en soutane ne pose évidemment aucun problème, comment croire que les catholiques n'aient pas toute leur place ?".

Je n'aime pas cette phrase.

D'abord, je n'ai pas besoin de Frigide pour me dire que ma robe ne pose aucun problème. Je l'ai trimbalée un peu partout, ma robe en 23 ans, et c'est dans les endroits où elle était le moins attendue (à Minuit Place Blanche par exemple : on a chanté en son honneur Laissez passer le Porte Croix) qu'elle s'est révélée ma meilleure auxiliaire. Je n'ai pas eu besoin d'autorisation le 17 novembre dernier pour l'arborer Place Vauban, alors que... à l'époque... je crois me souvenir que Frigide n'était pas aussi affirmative. Mais qu'importe : souvent femme varie !

C'est la dernière partie de la phrase qui me pose un problème : "Comment croire que les catholiques n'aient pas toute leur place". J'ai 'impression que l'univers de Frigide est un univers de tribus, dans lequel chacune a sa place, toute sa place et rien que sa place. j'ai l'impression que la Manif pour tous, c'est la manif des "tribus" (le terme n'est pas désobligeant, il est de Michel Maffesoli) et que le but du jeu c'est que chaque tribu ait sa place. Cela me rappelle Mgr Barbarin, disant qu'il vient manifester "avec le responsable du Culte Musulman dans la Région Rhône Alpes". Encore une histoire de "tribus" ! Il y en a qui manifestent pour ne pas laisser le monopole à la tribu Civitas. Il y en a d'autres qui manifestent à condition que ça se passe entre chefs de tribu et que le chef de la tribu d'à côté soit présent. Tout cela est quand même un peu ridicule !

Pourquoi manifeste-t-on ? Certains répondront sans doute : "Parce que l'on sera nombreux" Je crois que l'on peut trouver d'autres réponses.

Il me semble que l'on manifestera essentiellement pour la défense de cette institution chrétienne bimillénaire qui s'appelle le mariage. Tout le monde peut manifester pour le mariage. Tout le monde devrait manifester pour le mariage tant cette institution apporte de santé morale, de développement intellectuel, de prospérité économique et de... loisir spirituel. Qu'on soit catho ou pas, on est tous capables de s'en rendre compte. Si l'imam veut venir manifester pour le mariage monogame et indissoluble, j'en suis ravi. C'est le fondement de la civilisation qui a fait le développement de l'Occident et qui peut réaliser le même développement intellectuel, moral et spirituel dans le reste du monde. Mais enfin l'idée du mariage, elle est d'abord aux cathos. Ils ne rendront pas "toute leur place" parmi d'autres tribus, le 13. Ils prendront la place qui leur revient dans la défense de cette institution qui est leur. Ils sont - volens nolens - au centre du débat. Ceux qui poussent au mariage homosexuel (et qui souvent ne sont pas des homosexuels qui n'en ont que f...), ceux là savent bien quel est leur ennemie et que l'Ordre vient du chaos.

Aujourd'hui, avec cette loi et la rafale de lois qu'on nous prépare (voir le texte de F.H. intitulé Homosexualité et socialisme, ce n'est pas ce que vous croyez... C'est bien pire!), il est clair que le mariage qui était une institution deviendra une option. Qu'est-ce qui se passe au Baccalauréat quand il y a des options qui sont trop difficiles? Personne ne les prend. Eh bien! Même chose pour le mariage devenu une option : trop difficile, il sera l'apanage d'une toute petite minorité. Les temps sont mûrs pour cela. C'était déjà la situation au Gabon quand j'y étais entre 1989 et 1991. Sur nos 1200 fidèles, deux couples mariés à l'Eglise, quelques uns, mais bien peu, à la coutume. L'individualisme était plus avancé là bas qu'il ne l'est encore ici. Mais ça viendra !

Alors oui, manifestons, pour ce qui reste de la chrétienté: le mariage. Français encore un effort pour comprendre ce qui est en train de se passer.