lundi 15 avril 2019

Nous sommes tous en deuil...

...Non pas pour des raisons qui seraient proprement spirituelles, car les pierres vivantes de notre édifice spirituel restent et resteront immarcescibles, inaccessibles aux flammes. Ce qui est touché dans cet incendie dantesque, qui a pris au pieds de la flèche de Notre-Dame de Paris, et qui, à l'heure où j'écris, n'a pas cessé ses ravages, c'est cette connexion intime entre le spirituel et le charnel, c'est le symbole historique d'une sacralité française qui part en fumée. Une sacralité qui exprime aussi l'exception européenne et chrétienne.

Par ailleurs, comment expliquer l'intensité si soudaine  des flammes, leur progrès si rapide : rien à voir avec l'incendie de la cathédrale de Nantes, voici quelques décennies... Vous pensez comme moi ? En tout cas, géopolitique ou simple négligence, l'événement laisse chacun incrédule.

Serait-ce un signe pour l'avenir ? La couronne d'épines à été sauvée.

Il me vient une idée folle à la veille de Pâques. Un rêve.  Cette théâtrale mort de Notre-Dame, cette nuit de sacrifice qui se prépare pourrait être le prélude tragique et nécessaire d'une résurrection de la France, s'unissant de nouveau au pied de ce symbole, pour le reconstruire à l'identique. Il n'y a pas loin du lundi saint à Pâques, de la Passion de notre cathédrale à sa résurrection attendue, comme la métaphore ardente d'une résurrection de la France et de l'Europe.

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