mercredi 29 avril 2009

Attention! Une vengeance se prépare contre le Vatican

Une vengeance se prépare contre le Vatican, c’est ce que disent des milliers d’affiches dans Paris et ailleurs, elles font la promotion du film «Anges et Démons» qui sort tantôt, d’après le livre de Dan Brown, l’auteur du «Da Vinci Code», 81 millions d'exemplaires dans 51 langues.

Et bien je vous propose, moi, de prendre Dan Brown ‘au sérieux’. Après tout, pourquoi pas? On prend bien au sérieux Christian Terras (l’«expert» a ses entrées sur les grands plateaux télés). On prend bien au sérieux Mordillat&Prieur («Jésus contre Jésus»). On prend bien au sérieux Nicolas Senèze («les intégristes… les intégristes… les intégristes…»). On prend bien au sérieux Alain Juppé («ce pape commence à poser un vrai problème»). On prend bien au sérieux Jacques Duquesne («On ne peut guère croire à la fois à l’incarnation et à la conception virginale»). On prend bien au sérieux Fiammetta Venner («Les nouveaux soldats du pape»).

Tous ces gens échappent à deux réactions saines qu’on pourrait leur opposer, le haussement d’épaule et le rire franc. J’observe qu’ils sont, oui: pris au sérieux. Dès lors je propose d’englober Dan Brown dans un ‘sérieux’ de même nature. Au nom de quoi leur épargner cela? L'idée n'est pas de moi, je l'ai lue dans Abeilles de verre d'Ernst Jünger. Officier démobilisé dans tous les sens du terme, le Capitaine Richard s'interroge:
Après tout d’ailleurs, si la ‘fraternité d’arme’ avait l’air comique, pourquoi prendre au sérieux des termes comme ‘le gouvernement’? ces messieurs avaient-ils monopolisé le droit d’échapper au comique? dans la dévaluation des mots, faisaient-ils exception?
Est-ce assez clair? Je reprends. Dévaluation ou inflation des mots, c'est une simple question de point de vue de l'observateur. Il n'y a pas de raison de traiter les élucubrations de Dan Brown différemment de celles de Jacques Duquesne - et réciproquement.

samedi 25 avril 2009

L'IBP dans Histoire du christianisme magazine

L'Institut du Bon Pasteur a les honneurs du dernier numéro de cet excellent Magazine. Je ne sais pas ce que l'abbé Laguérie leur a fait, mais il est présent à tous les étages : les 200 ans de Darwin, sur lesquels nous reviendrons ici et à propos desquels vous pouvez d'ores et déjà consulter l'excellent numéro de Monde et Vie : "Darwin prend un coup de vieux". Eh bien ! Sur ce sujet, c'est le Blog de l'abbé Laguérie qui a les honneurs de l'éditorial. Merci ! Le nom de l'éditorialiste ? Jean Yves Riou, qui a été ou qui est responsable des éditions CLD : des éditions qui font partie du monde catholique traditionnelle.

Jean Yves Riou, qui est aussi le directeur de la publication pour ce beau Magazine, se fend ensuite d'un long papier sur les traditionalistes. Le passé est convoqué à la rescousse pour expliquer le présent, selon le principe du Magazine. Et là tout y passe dans une sorte de patchwork pas très professionnel, mais efficace : le but du rédacteur ? Montrer que "l'intégrisme est un univers mental"... irrécupérable doctrinalement. Il est question de la Légion française, de la petite Eglise, de Jacques Maritain et de l'Action Française... et tout ça... dans le même article. Comme si la dissidence traditionaliste, présente dans le monde entier, s'expliquait par cette grille de lecture aussi hétéroclite que franco-française.

Dans ce Capharnaum, l'IBP a les honneurs de la conclusion : "Elle se définit comme la FSPX hier plus l'aval de Rome". Horresco referens !

En réalité si Jean-Yves Riou avait lu nos statuts et s'il avait examiné un peu ce qui se passe depuis trois ans, depuis le 8 septembre 2006, il comprendrait combien son analyse est réductrice. J'ai tendance à dire que mise en un pareil contexte, elle est faite pour tuer. Comme la soi disant "étude" du Père Sesbouë, paru l'année dernière dans la revue du même nom et qu'il republie ces jours-ci sans changement dans un livre éloquemment intitulé De Mgr Lefebvre à Mgr Williamson, anatomie d'un schisme. Cela alors que le Père Sesboüé n'a jamais cherché à contacter le moindre représentant de l'IBP, avant d'écrire son factum (lui aussi cite des textes qui ont souvent dix ou quinze ans, à propos d'une société religieuse qui n'avait qu'un peu plus d'un an). Pour un théologien de cette envergure, c'est faire preuve d'un inquiétant manque de méthode. Il n'est pas nécessaire d'être jésuite pour savoir que les passions humaines sont souvent plus fortes que la rigueur intellectuelle. Père, gardez-vous de ces excès, qui rendent insignifiant qui les cultive ! Je lirais désormais vos livre de théologie avec une certaine inquiétude...

Il me semble important de répondre à Jean Yves Riou. Il me semble important de répondre au Père Sesboüé. Je les invite ici publiquement à s'expliquer sur leur oukase anti IBP. Venez, monsieur, mon Père et discutons en. En privé devant un verre, en public, au Centre saint paul à Paris par exemple...

Le grand problème entre les catholiques, Jean Yves Riou, ce n'est pas l'histoire, ce n'est pas le passé, c'est le présent, c'est l'ignorance monumentale que cultivent les catholiques les uns par rapport aux autres, ce sont les quiproquo et les malentendus qui naissent de cette ignorance.

Ignorance ? C'est avant tout l'ignorance dans laquelle se trouvent beaucoup de catholiques face à leur propre tradition. J'ai eu l'occasion récemment de rencontrer un archevêque et, face aux critiques, je finis par lui dire :"Mgr, connaissez-vous la messe traditionnelle ?". Cela faisait deux heures que nous parlions : il m'a répondu : non.

Si Histoire du christianisme Magazine pouvait faire connaître la tradition liturgique, sans ostracisme, ses rédacteurs (je ne parle même pas de ses lecteurs)comprendraient que ce qui explique le traditionalisme catholique, ce n'est pas je ne sais quelle histoire déterrée d'un passé nauséabond, c'est avant tout l'amour pour la beauté de la liturgie catholique traditionnelle. Cette beauté, selon le jeu de mot de Platon dans le Cratyle, elle est un appel à toute une théologie du sacrifice et de la Rédemption qui nous manque tragiquement aujourd'hui.

Cette liturgie qui avait été mise au placard et dont le pape Benoît XVI vient de nous confirmer, dans les premières lignes de son Motu proprio du 7 juillet 2007, qu'elle n'a jamais été interdite.

vendredi 24 avril 2009

Les fleurs fanées de l'idéal chrétien

Je laisse mon webmestre préféré se lamenter en images sur la mort des librairies et je n'entretiens pas le contact vivant avec vous. Tout cela faute à Laberthonnière. Non ce n'est pas un camarade de collège que j'aurais retrouvé mais un grand philosophe injustement méconnu sur lequel je vais plancher dans quelques jours à l'ICES, en Vendée, et qui occupe mes jours et mes nuits en ce moment.

Comment vous le présenter d'un mot ? C'est le plus ardemment chrétien (si l'on peut donner un prix dans ce domaine) des modernistes condamnés par le pape Pie X en 1907. (pour être précis, disons que lui s'est fait crosser, interdire de publication par saint Pie X lui-même, en mai 1913).

Pour beaucoup d'autres modernistes, même le charmant von Hügel, même l'énigmatique Tyrell, même le papillonnant Brémond, je crois que saint Pie X ne s'était pas trompé en discernant l'agnosticisme au fond des spéculations théologico-biblico-philosophiques. Pour l'abbé Alfred Loisy, c'est clair : le célèbre exégète l'a reconnu lui-même d'ailleurs, cet agnosticisme, et il l'a explicitement professé après 1905 (c'est à dire après sa déprêtrisation personnelle).

Dans le cas de Laberthonnière, rien de tel.

Supérieur du Collège de Juilly puis du Collège Massillon à Paris, cet oratorien, qui avait pris depuis 1905 la direction des Annales de philosophie chrétienne, revue emblématique de l'époque, a été "comme emmuré vivant" selon son expression par la condamnation qui l'a frappé. Il n'a jamais dévié d'un iota dans sa vie personnelle et, alors qu'il était interdit de publication, il a continué à vivre modestement au 23 de la rue Las Cases à Paris, et à remplir des centaines de pages, de sa grande écriture fine, en bon fils du cardinal de Bérulle : à la gloire de Jésus et de cet Evangile, qui, selon sa formule, "nous révèle nous-mêmes à nous mêmes".

"Je répète volontiers avec Pascal : je ne me séparerai pas" disait-il à qui voulait l'entendre.

Je vous ai dit que c'était le plus chrétien des modernistes. Je vais aller un peu plus loin : dans son attitude, en particulier vis à vis de ses juges ecclésiastiques, c'est un intransigeant. Chevaleresque. Droit dans ses bottes. Il lui en coûte de n'avoir aucun ministère lui qui a eu de grandes responsabilités. il lui en coûte de ne rien publier, lui qui passe ses journées à construire une oeuvre écrite. Mais il ne veut surtout pas signer quoi que ce soit, sinon le Credo. Ce côté Mousquetaire, moustache au vent (lui qui n'en avait pas) n'a pas beaucoup plu aux autorités romaines. Encore aujourd'hui, il semble assez rare... Le pape Benoît XV, en 1920, aurait voulu lever la condamnation, après un entretien sur ce sujet avec le Père Nouvelle, ancien supérieur de l'Oratoire et directeur spirituel de Laberthonnière. Deux ou trois cardinaux l'en ont vite dissuadé. Avec un homme pareil, vous pensez ! Toutes les insolences sont à attendre...

Il faut dire que ses idées ne passent pas inaperçues. il y a quantité de bons esprits dans l'Eglise qui déclarent ne pas être thomistes. Mais lui... il déteste saint Thomas et encore plus tous les "thomistismes" comme il disait.

Sa réflexion sur l'autorité selon l'Evangile qui n'est pas de même nature que l'autorité simplement humaine est passionnante. Elle épouse étroitement la lettre de l'Evangile de saint Luc : "les rois des nations exercent leur domination sur elles. Qu'il n'en soit pas ainsi parmi vous et que celui qui commande soit comme celui qui sert". Sicut ministrator... c'est le titre justement de l'un de ses ouvrages posthumes. Mais qu'a-t-il besoin devant Nathan Soderblom, le ponte danois de l'oecuménisme, grand organisateur du sommet Faith and order, de déclarer : "Un esprit de domination s'est introduit dans l'organisation romaine, lui donnant des allures de dictature spirituelle". L'institution pouvait-elle pardonner à un pareil homme ? Lui manifestement ne le souhaitait pas... Sans pour autant envisager de quitter l'Eglise.

L'Eglise avait des raisons de le condamner.

Des raisons souvent mal comprises, hélas ! J'ai eu l'occasion au Saulchoir de lire un grand article de Laberthonnière, annoté de la main du Père Ambroise Gardeil, grand thomiste devant l'Eternel...Il faut bien reconnaître que les annotations, qui révèlent le fonctionnement de l'esprit du lecteur-censeur, ne brillent pas par leur pertinence.

Quel est le problème du Père Laberthonnière ? Je le dirais en une phrase : ennivré du parfum des vérités entêtantes qu'il découvre dans sa philosophie chrétienne, il n'hésite pas : il fait du christianisme une philosophie... et même la philosophie, prenant un peu trop au pied de la lettre les expressions de saint Clément d'Alexandrie et de quelques autres. Ce faisant, sans le vouloir certainement, Laberthonnière fait courir à l'Eglise un péril mortel, bien diagnostiqué par saint Pie X. Un péril que l'on refusera d'apercevoir à Vatican II, en particulier dans la rédaction très "laberthonnière" de forme sinon de fond, du paragraphe 3 de Dignitatis humanae.

Sous sa plume le christianisme est une pensée. une pensée qui exprime sans doute au mieux la Pensée. Une pensée qui éclate dans une action, une pensée qui donne forme et dynamisme à des existences. Mais enfin une pensée essentiellement humaine, enfermée dans les consciences humaines et qui n'existe pas en dehors d'elles. Rien d'autre.

D'où l'idéalisme profond de Laberthonnière et sa proximité avec le spécialiste français de Fichte qu'est Xavier Léon, directeur de la Revue de métaphysique et de morale à l'époque. Il est significatif de voir qu'encore en 1927, dans la dernière série des Conférences de Notre Dame qu'il avait rédigées clandestinement et que prononçait un certain Père Sanson, il appelle le christianisme une "métaphysique de la charité". Il faudrait traduire le langage du philosophe Laberthonnière et écrire : un idéalisme de la charité.

L'idéal est beau, l'idéalisme...

Non, le christianisme n'est pas une métaphysique idéaliste. S'il veut en devenir une, il aura le destin, à la fois chaotique et élitaire, de toutes les rêveries généreuses.

Il faut dire au contraire que le christianisme introduit dans le monde une réalité nouvelle, sur-naturelle, la réalité sacrée de la présence eucharistique, qui est substantielle. La réalité sacrée de la divino-humanité du Verbe de Dieu. La réalité sacrée de notre propre déification (si vous doutez, allez voir la IIème épître de Pierre 1, 4, ou relisez le texte classique de l'Offertoire). Dans ses meilleurs moments, lorsqu'il se déprend de son Bonnet carré de professeur de philosophie au Collège de Juilly, Laberthonnière, de son terrible regard perçoit ce réalisme, loin de tout idéalisme.

Il écrit par exemple, magnifiquement : "Nous ne commençons pas par connaître Dieu (ah ! l'intuition intellectuelle), ni par nous connaître nous-mêmes, ni par connaître les autres êtres tels qu'ils sont. C'est par là que nous devons finir. Nous avons donc en quelque sorte à gagner Dieu, à gagner notre âme, à gagner les autres êtres". Dans son dernier Cours au Collège de France, qui vient de paraître, Michel Foucault n'est pas très loin de cette conception chrétienne du salut, qui consiste pour chacun d'entre nous de manière personnelle, à devenir ce que nous n'étions pas, à gagner ce que nous ne possédions pas. Bref : à éliminer la mort. Etre chrétien, est-ce autre chose au fond ?

mardi 21 avril 2009

"Jonas ou Le désir absent" - 13.30€ - frais de port offerts

Certains libraires s’en étaient émus : en ne facturant pas les frais de livraison, leur concurrent en ligne amazon.fr fausserait le jeu et contournerait la loi Lang sur le prix unique du livre. Les tribunaux ont d'abord condamné le libraire en ligne mais la cour de cassation a depuis estimé que «la prise en charge par le vendeur du coût afférent à l’exécution de son obligation de délivrance du produit vendu ne constitue pas une prime au sens des dispositions du code de la consommation». En clair: un libraire n’a pas le droit de vous consentir plus de 5% de réduction par rapport au prix éditeur, mais il peut vous offrir les frais de livraison. On peut à bon droit penser que cette décision signifie la mort de la plupart des librairies à brève échéance. D’ici là, et très concrètement, amazon.fr vous propose Jonas ou Le désir absent de l'abbé de Tanoüarn pour 13.30€ tout compris - il vous suffit de cliquer ici.

www: « Jonas, ou le désir absent » - recension par Bernard Antony

Nous reprenons cette recension du blog de Bernard Antony
J’ai lu hier après-midi, d’une seule traite, très attentivement, ce livre, peu épais mais à la fois dense et lumineux, de l’Abbé Guillaume de Tanoüarn. Le titre m’avait d’emblée intrigué, les premières pages me surprenaient, la suite me captivait.

Au départ, une réflexion de psychologue sur le désir comme centre de l’aventure humaine. Notamment cette phrase superbe sur Marie-Madeleine à qui le père Bruckberger a consacré un de ses ouvrages les plus prenants : « Si on consulte l’Evangile, Marie-Madeleine est le personnage qui unit en une seule destinée les frasques du désir et les élans de la piété, avec, au centre, cette rencontre du Christ, qui a fourni à un immense désir en déshérence son Orient, son Soleil, son rayonnement. »

Les pages qui suivent nous apportent des considérations très pertinentes sur le devenir du désir dans l’esprit humain. Le danger mortel, et mortel pour l’âme, est de s’installer dans « le néant de la satisfaction ». Le désir se meurt alors dans l’ennui dont Bernanos parle comme de « la forme turpide du désespoir ».

Consommation et consumation sont les mots-clés de la réduction matérialiste du désir, celle de l’engourdissement de l’âme, du cheminement vers la mort. Seule la perspective chrétienne du désir préserve l’homme du néant. Le désir de Dieu est le seul dont on se nourrit sans jamais consommer, qui brûle éternellement sans jamais se consumer.

Et c’est là que se place la très poignante méditation de Guillaume de Tanoüarn sur Jonas. L’histoire de ce personnage biblique comme toute celle de l’Ancien Testament, rappelle-t-il avec insistance, ne peut être comprise dans la plénitude de son sens littéral (c'est-à-dire, selon Saint Thomas, le sens allégorique que l’auteur sacré a voulu donner à la lettre de son texte) qu’à la lumière du nouveau Testament.

Il ne s’agit pas d’un conte mythologique invraisemblable narrant l’ingurgitation d’un homme par une baleine qui ne le digère pas et le dégurgite tout vivant. La baleine c’est le Schéol, c’est la Bête dans le langage de l’Ecriture, c’est Satan. Dieu a appelé Jonas à prêcher à Ninive, la ville abominable. Ce dernier, qui aime tant dormir, veut se dérober à cet appel, refuse d’user du don de prophétie que Dieu lui a accordé dans sa « première grâce ». Il s’enfuit pour Tharsis (Cadix ?). Mais Dieu le rattrape. Il lui pardonne sa désobéissance délibérée, le tire du Schéol, l’extirpe de son désir de petit confort, le ramène à la vocation qu’il lui a assigné. Jonas va donc prêcher à Ninive. Avec succès. Et Dieu pardonne alors aux ninivistes qui trouvent la foi et font pénitence. Mais Jonas ne comprend pas ce pardon. Ce qu’il voulait à la rigueur c’est leur annoncer le châtiment. L’abbé de Tanoüarn cite ici à propos cette définition de l’intégriste par André Frossard : « un homme qui veut faire la volonté de Dieu, que Dieu le veuille ou non ». Jonas, le nationaliste étroit, ne saisit pas ce qui doit lui apparaître comme une révoltante incartade de ce Dieu qui ne devrait être que pour Israël. Alors il s’enfermera à nouveau dans sa léthargie, dans un sommeil qui est refus du désir de Dieu. Et nous lisons : « Le désir absent ? Mais c’est l’enfer… » Et Tanoüarn d’appuyer cela par l’intuition de Bernanos : « L’enfer, c’est le froid ».

Je n’ai pu me dispenser de cette recension, à chaud, insatisfaisante je le pèse bien, mais enthousiaste. J’ai retrouvé dans ces pages de l’abbé de Tanoüarn les formes, les grands accents, la virilité, la prise, comme à bras le corps, de la vigueur évangélique qui est la caractéristique des meilleures œuvres du Père Bruckberger. L’Evangile ce n’est pas du sentimentalisme, ce n’est pas de la guimauve. C’est Dieu qui désire le salut de l’homme et l’appelle au désir de Dieu.

Puissent ces lignes susciter le désir de lire ce livre.

dimanche 19 avril 2009

(et pendant ce temps)

Un événement peut en cacher un autre. Pendant que nous (les internautes du bocal tradi) avions le nez sur les allées et venues de Mgr Williamson, sur la fiabilité de la capote, que sais-je encore ! eh bien pendant ce temps les Franciscains de l’Immaculée faisaient de la forme extraordinaire du rite romain leur «forme privilégiée». En clair: début 2009 ils passent au missel de 1962 - après avoir décidé à la Pentecôte 2008 de tous apprendre à célébrer sous cette forme. Les premières ordinations selon l'usus antiquor ont eu lieu en mars. Tranquillement, sans que personne ne s'agite, est apparue une nouvelle étoile dans la constellation tradie. La deuxième en taille, avec plus de 150 pères et frères, et autant de soeurs.