jeudi 10 janvier 2013

Bonne manif à tous!

L'abbé de Tanoüarn manifestera dimanche 13 janvier contre la dénaturation du mariage. Il partira de la Place d'Italie, plus précisément de devant la mairie du XIII°.

[Monde&Vie] La Bible et les savants : confrontation toujours explosive

[par Joël Prieur] texte paru dans "Monde et Vie" n°865 d’octobre 2012
Deux enseignantes catholiques. Une même passion pour la pédagogie. Un même sérieux dans le travail d’information et de présentation des données. Une scientifique. Une philosophe. Le résultat : un livre très abouti, présenté sous forme de manuel, mais d’une grande limpidité d’écriture, intitulé Les formes de la vie et la question de l’évolution. Un petit bijou pour les chercheurs de vérité, aussi éloigné du fondamentalisme stupide que de la servilité vide envers une absurde déesse Science.
Dominique Spisan et Eva Dejoie, vous venez de publier un ouvrage de synthèse sur Les formes de la vie et la question de l’évolution. Qu’est-ce qui vous a poussées à écrire ce nouveau livre sur un sujet qui a déjà fait couler beaucoup d’encre?
E. D.: Le fait justement que si on a beaucoup écrit, on a rarement vu où se situaient les questions réelles, ce qui rend problématiques les conclusions de la plupart des livres consacrés à l’évolution, qu’ils soient pour ou contre celle-ci : en effet, c’est un sujet qui se situe au croisement de trois domaines fondamentalement différents et distincts, la science, la philosophie et la théologie. Or, dans l’immense majorité des cas, les plans sont mélangés ; des présupposés philosophiques ou religieux, qui relèvent parfois d’a priori inconscients, interviennent dans les débats scientifiques sans se présenter comme tels. Deux écueils sont ainsi à éviter : mélanger les niveaux ou réduire a priori la question à une seule de ses dimensions, en déniant la légitimité d’approches complémentaires. L’intention était donc d’offrir au grand public une vision d’ensemble des questions qui sont en jeu, à la fois en distinguant soigneusement les domaines, en respectant la complexité des problèmes et en donnant la synthèse la plus claire possible. En même temps, il permet aux élèves du collège et du lycée de disposer d’un cours de biologie sur l’évolution répondant aux exigences des programmes officiels qui abordent le sujet de la sixième à la terminale.
Du point de vue théologique, avons-nous une tradition interprétative des premiers chapitres du Livre de la Genèse?
E. D.: Ce qui nous a beaucoup intéressé, c’est de voir, comme le souligne saint Thomas, la divergence entre saint Augustin et d’autres Pères de l’Eglise sur l’interprétation de la Genèse, le premier estimant qu’il fallait lire le détail de l’oeuvre des six jours dans un sens métaphorique: cela ne gênait absolument pas le docteur commun, preuve que diverses interprétations sont possibles. Il explique que la Bible est écrite dans un langage imagé et lié à un contexte culturel dif férent du nôtre ; il ne faut donc pas y chercher un vocabulaire scientifique ni des précisions techniques qui ne sont pas conformes aux genres littéraires de ces textes. On ne peut rien en tirer sur le plan scientifique, pour ou contre une éventuelle évolution.
Y a-t-il aujourd’hui une réponse définitive à la question de l’évolution?
D. S. : Sur les plans théologique et philosophique, la réponse est connue depuis  longtemps: un Dieu créateur est à l’origine de tout l’Univers. Mais cette certitude ne dit rien sur la manière dont Dieu a procédé : la question du comment est l’enjeu des débats scientifiques. Sur ce plan, une seule hypothèse est proposée pour l’instant par la communauté scientifique, celle de l’évolution, avec diverses théories explicatives. Des indices semblent converger vers cette hypothèse, tandis que d’autres n’y semblent pas conformes. Lorsqu’on examine ensuite les mécanismes proposés, ils sont encore plus discutés. L’évolutionniste S. J. Gould par exemple a lui-même remis en cause l’importance de la sélection et de l’adaptation. Selon sa théorie hiérarchique, elle-même contestée, l’évolution comprendrait des mécanismes à différents niveaux de complexité, imbriquant déterminismes et contingences en tous genres. En un sens, sa théorie illustre le degré de complexité de la question, qui ne peut être traitée à coup d’arguments simplistes, dans un sens comme dans l’autre. Les discussions et recherches qui alimentent le débat comportent des  informations à valeur variable. Aujourd’hui les théories forment un ensemble aux contours flous et au contenu difficilement définissable.
Que penser du créationnisme?
E. D.: D’origine protestante, c’est une forme de fondamentalisme qui prône une lecture littéraliste des Ecritures, en méconnaissant la dimension incarnée de la parole divine. Ce terme est malheureux car il porte à confusion. Etre catholique suppose de croire au Créateur ; le créationnisme, lui, est une interprétation privée, qui ne découle pas de la foi, n’a rien de traditionnel, et que le Magistère de l’Eglise n’a jamais faite sienne.
Pensez-vous que l’on puisse admettre un seul couple humain à l’origine? Certaines découvertes paléontologiques ne supposent-elles pas plusieurs foyers de développement à l’origine de la vie humaine?
E. D.: La foi enseigne de façon indubitable l’existence d’un couple unique à l’origine de l’humanité, dont l’âme a directement été créée par Dieu.
D. S.: Trois théories sur l’origine de l’homme s’affrontent. Le monocentrisme défend l’origine africaine unique pour tous les Homo sapiens aux environs de – 120000; partis d’Afrique ils auraient colonisé les autres continents. Le pluricentrisme prétend que les Homo erectus auraient émigré en diverses régions, puis auraient évolué en sapiens de façon convergente et indépendante. L’inconvénient est d’introduire des différences essentielles entre plusieurs «sortes d’hommes». Une théorie intermédiaire prône des brassages génétiques entre formes sapiens archaïques entre – 400 000 et – 100 000. Des exercices du Bac confrontent les élèves à ces questions. La première théorie, dite « Out of Africa », réunit maintenant une majorité de scientifiques grâce à des études génétiques sur les populations humaines des différents continents, études combinées avec celle des caractéristiques physiques de 6000 squelettes fossiles. Depuis 2007 surtout, la théorie de l’Out of Africa semble confirmée.
Entretien réalisé par Joël Prieur
Dominique Spisan et Eva Dejoie, Les formes de la vie et la question de l’Evolution, éd. Tradition monastique 240 pp. 28 euros

lundi 7 janvier 2013

La fête de l‘Epiphanie est l’une des plus importantes du calendrier liturgique...

texte paru dans "SAINT PAUL PAR LETTRE"
La fête de l‘Epiphanie est l’une des plus importantes du calendrier liturgique, plus importante que Noël, au moins dans la tradition orientale, grecque et russe. Cette année dans notre calendrier, la date fixe du 6 janvier tombe un dimanche. Il me semble que cela redouble le lustre de cette fête.

Epiphanie? Le terme vient du grec epiphania, qui signifie «manifestation». C’est la fête de la Manifestation du Messie comme Fils de Dieu (on parle aussi de théophanie, d’où le prénom Tiphaine). C’est que dans la liturgie la plus primitive, on célébrait trois événements en un, comme le souligne encore, dans la liturgie latine, l’antienne des Vêpres à Magnificat. Il y avait pour ce jour de la Théophanie, le Voyage des Mages qui «viennent adorer» l’Enfant (ce sont les mots utilisé par l’Evangéliste Matthieu). Il y avait le premier miracle à Cana en Galilée, où le Christ change l’eau en vin. Et il y avait le baptême du Christ par Jean Baptiste dans l’eau du Jourdain, au cours duquel on entend une voix du Ciel qui dit : «Celui ci est mon Fils bien aimé, écoutez le».

Dans l’Eglise latine, aujourd’hui, le baptême du Christ est fêté le dernier jour de l’octave de l’Epiphanie – huit jours après la fête, donc le 13 janvier. Quant aux noces de Cana, nous en reparlerons bientôt, puisque nous retrouvons cet épisode dans l’évangile du deuxième dimanche après l’Epiphanie.

Reste la venue des Mages, qui est aujourd’hui l’objet de la fête de l’Epiphanie.

Si on met en doute l’historicité de cet épisode, c’est d’abord parce qu’on lit mal le texte qui est plein de détails, mais qui, dans certains Evangiles apocryphes (c’est-à-dire des textes tardifs qui «brodent» sur la vie de Jésus), devient carrément mythologique. Dans le Livre de l’Enfance, un apocryphe arménien du VIème siècle, on nous apprend par exemple que ces Mages en réalité sont des «rois», qu’ils sont trois et qu’ils s’appellent Gaspard Melchior et Balthasar. On nous dit que les Mages ont suivi une étoile qui se serait déplacée pour les précéder jusqu’à Jérusalem. Mais ce n’est pas cela du tout ! Ces astronomes, sans doute persans, ont vu un astre extraordinaire : «Nous avons vu son étoile en Orient». Il y a, diffuse, dans l’humanité de ce temps-là une attente d’un phénomène extraordinaire, comme on peut le lire dans la Quatrième Eglogue de Virgile, dans laquelle, quelques années avant le Christ, le poète latin annonce la venue d’un enfant né d’une Vierge. Ce sont des traditions semblables, qui dans le Zoroastrisme perse, animaient l’attente des Mages, qui savaient bien que si quelque chose devait advenir, ce serait en Judée, le pays de la Bible. Ils viennent donc à Jérusalem, s’enquièrent auprès du roi Hérode, qui, averti par les Mages de la naissance d’un Roi Messie, convoque les sages d’Israël, lui qui n’est qu’un Bédouin, un non-juif.

Ces sages lui disent tous : le Messie doit naître à Bethléem, comme cela a été explicitement prophétisé dans la Bible hébraïque, par Michée. C’est l’origine du massacre des enfants de Bethléem. Les Mages, ayant compris la duplicité d’Hérode et s’étant abstenus de lui apporter, sur cette naissance merveilleuse, les renseignements précis qu’il demandait, lui Hérode s’est entêté et il a décidé de tuer tous les enfants de Bethléem. Cet acte de sauvagerie était resté dans les annales de l’histoire antique. Il est cité par le païen Macrobe.

Si on cherche la véritable signification de la venue des Mages, on est bien obligé de supposer qu’il y a, non seulement pour les Juifs l’Ancien Testament, mais pour les Païens, une véritable «préparation évangélique», qui emprunte les canaux inattendus de l’astrologie et de la Prophétie, et cela en dehors du peuple juif. Le savoir humain (dont l’astrologie à l’époque est le symbole) mène au Christ, voilà ce que signifie l’épisode des Mages. Il y a un Ancien Testament païen, une ancienne alliance païenne entre la foi et la raison, qui précède la nouvelle alliance et le nouveau savoir en Jésus-Christ. Cet ancien Testament relève d’une forme de sagesse humaine qui converge avec la sagesse juive (le dernier livre de l’Ancien Testament s’appelle justement le Livre de la Sagesse et il est écrit en grec à l’honneur de la divine Sophia).

En revanche, face aux mages, sages païens, le Politique se déchaîne. Le vieil Hérode, au terme d’une vie chargée de crimes, est aveuglé par son Pouvoir. C’est un véritable génocide qu’il va perpétrer dans le massacre des innocents de Bethléem, et Rachel «pleure ses enfants car ils ne sont plus». On retrouve cet aveuglement du Pouvoir chez presque tous les politiques de l’Ancien et du Nouveau Testament.

Le dernier à y céder dans les Livres saints sera Pilate, prêt à tuer l’Innocent plutôt que de nuire à son Autorité. C’est la raison pour laquelle, dans le récit évangélique, il faut bien remarquer que les Mages ne sont pas appelés «Rois». On leur donne ce titre uniquement dans des écrits tardifs, comme le Livre de l’enfance, que j’ai cité plus haut.

La royauté du Christ, qui dès sa naissance est obligé de fuir devant Pilate, n’est pas une royauté politique. La politique n’opère jamais aucun salut. Elle donne dans des oeuvres de mort, comme le montrent involontairement les mages, qui, «avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, regagnèrent leur Pays par un autre chemin». Mais pourquoi cette version «royale» dans les écrits tardifs? Et pourquoi ces couronnes que l’on se donne à la «fête des Rois»? Pour faire cadrer l’événement, dont l’évangéliste Matthieu se fait l’écho, avec la prophétie d’Isaïe (49, 7) et le Psaume 71 : «Les rois de Tharsis et des îles lui apporteront leurs présents». Notons cette obscurité des prophéties de l’Ancien Testament, notons ce décalage entre les prophéties et leur réalisation. Parler de «mages» et pas de «rois» dans l’Evangile, cela montre bien, quoi qu’on en dise, que le récit que nous possédons aujourd’hui dans saint Matthieu n’a pas été élaboré à partir des prophéties de l’Ancien Testament ; sa source est bien un événement historique, absolument imprévisible comme tel. On a ensuite fait cadrer non sans mal les prophéties avec l’événement.

samedi 5 janvier 2013

L'Epiphanie au Centre Saint Paul

"Tout est grâce" aimait dire sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. Le moindre détail de notre existence peut être une occasion de rencontre avec Dieu, un point de confluence entre notre finitude et l'Infini divin, une connivence, un clin d'oeil, nous autres Bretons on dit parfois : un intersigne.

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Cette fois, c'est le calendrier qui nous offre à tous, oh ! une toute petite chose : l'Epiphanie, traditionnellement fixée au 6 janvier, se célèbre cette année un dimanche. Voilà une occasion supplémentaire de solenniser cette Manifestation  du divin, cette théophanie [je me suis laissé dire que l'Epiphanie était aussi un jour où fêter les Tiphaine...]. Il faudrait - oui - que les fêtes de notre calendrier nous apporte toutes, comme la Noël, une véritable joie.

Il se trouve par ailleurs que dimanche prochain au Centre Saint Paul, nous recevons le Père Jehan de Belleville, bénédictin, cofondateur du Barroux où il fut le premier disciple de Dom Gérard Calvet (qui avait quitté son propre monastère pour devenir ermite), et actuel supérieur d'un petit couvent en Italie. Pour tous ceux qui souhaitent le rencontrer, rien de plus simple : nous tirerons les rois après la grand messe, sacrifiant ainsi à ce folklore chrétien que beaucoup aujourd'hui et je dirais depuis peu, souhaiteraient voir disparaître au nom de la laïcité.

Pour ceux qui savent que l'on tirait déjà les rois au temps de Tacite à Rome, je me permets de renvoyer à la newsletter hebdomadaire du site cccsp.fr pour d'avantage d'informations sur le folklore de l'Epiphanie. Il vous suffit d'un clic dans la fenêtre prévue à cet effet au bas de la page annonce du site pour recevoir dimanche gratuitement cette mise au point.

vendredi 4 janvier 2013

Une belle réponse à mes voeux

"Je ne suis toujours pas certaine d'avoir gardé le trésor de la foi chrétienne, m'écrit-on, car souvent je prie , je demande, et je n'obtiens rien quoique ce ne soit pas pour mes satisfactions personnelles, et mon égoisme, mais je voudrais chercher, travailler et prendre de la peine pour retrouver ce trésor de la foi et mener le bon et le vrai combat et non le faux combat".

Chère Madame, votre réponse est très belle et je la publie ici car elle peut nous aider à réfléchir. Qu'est-ce que cette foi qui semble en même temps toute proche de nous et en même temps indéfiniment différée, donnant l'impression que nous ne l'avons pas, alors même qu'elle nous anime au plus profond ? Je ne vous connais pas, mais je crois que ce qui vous manque ce n'est pas la foi, mais peut-être la pratique et la connaissance de la foi. J'aurais tendance à vous dire comme Pascal : "Vous voulez aller à la foi et vous n'en savez pas le chemin. Apprenez de ceux qui ont été liés comme vous et qui parient maintenant tout leur bien Ce sont gens qui savent ce chemin que vous voudriez suivre. Suivez la manière par où ils ont commencé".

"Je demande et je n'obtiens rien" dites-vous. Mais ce seul désir qui est en vous est une réponse de Dieu. Vous voulez que Dieu s'occupe de vous, comme vous, vous le priez. Cela me fait penser à la prière de La Hire, qui n'était certes pas un intellectuel, mais le compagnon de Jeanne d'Arc. Il faut croire que la sainteté a quelque chose de contagieux : "O Dieu, faites pour La Hire ce que La Hire ferait pour vous s'il était Dieu et que vous étiez La Hire". Cette prière est belle. Cette prière est audacieuse. Cette prière indique que nous sommes, en quelque sorte, dans la charité, "à égalité avec Dieu" comme un ami avec son ami. Mais en même temps, Dieu est l'Infini, qui sait mieux que nous ce qui nous est utile... La foi en acte ? C'est de le lui dire et de le laisser faire.

mardi 1 janvier 2013

Bonne année de la foi !

Chers amis, j'ai cherché la manière la moins nunuche de vous souhaiter une bonne année et je crois que je nous dis quelque chose à chacun lorsque je nous souhaite une bonne année de la foi. Benoît XVI a souhaité consacrer un an à la foi, entre octobre 2012 et octobre 2013. Pourquoi la foi ? Parce que c'est là où le bât blesse, j'ai essayé d'expliquer comment dans les deux derniers posts...

Notre foi devrait nous porter, nous transporter et transporter des montagnes. Dans la triste réalité, beaucoup de chrétiens donnent l'impression, au contraire, de porter leur foi comme une croix, quitte à reconnaître finalement : je suis chrétien mais je me soigne. Il faudrait dire à l'inverse : c'est parce que je prends soin de moi que je suis chrétien.

La foi n'est pas une cuirasse trop lourde que nous nous fabriquons. La foi n'est pas un alibi que nous produisons, pour pouvoir ne pas vivre notre vie. La foi n'est pas une assurance vie, qui nous aurait coûté très cher et dont nous n'attendons de bénéfices que post mortem.

La foi, parce qu'elle est vie avec Dieu, est l'oxygène que nous respirons, l'élan qui nous anime, la profondeur du réel dans notre vie, la beauté de nos engagements, la noblesse et la délicatesse de nos comportements au-delà de l'intérêt immédiat, la stabilité de notre assiette dans le curieux saut d'obstacles de notre existence. Elle est toujours déjà là, nous n'avons qu'à la saisir. "L'homme croit naturellement" disait Pascal. Et Dieu nous prévient surnaturellement, sa grâce nous est toujours déjà donnée. Il suffit de la vouloir !

Voilà pourquoi et comment cette année doit être pour nous une année de la foi. On la dit morose avant que n'ait brillé son deuxième matin. En tout état de cause, la morosité n'est pas le caractère de l'homme de foi. Ayons  à coeur cette année, quelles que soient les difficultés qui s'annoncent, de parier à nouveau pour le bien ! Pariant, misant, nous recevrons instantanément une part de notre récompense.