[par RF] [Mise à jour 11 avril 20H22] Le film se trouve maintenant sur mixturecloud.com, après avoir été diffusé par gloria.tvmardi 9 avril 2013
[Mise à jour] "Cristiada" - un film sur l'épopée des Cristeros [par RF]
[par RF] [Mise à jour 11 avril 20H22] Le film se trouve maintenant sur mixturecloud.com, après avoir été diffusé par gloria.tvJe suis d'accord avec Charlie Hebdo...
Je suis d'accord avec Charlie Hebdo... ou plutôt avec Jean-Yves Camus. Chapeau l'artiste ! Bien sûr, je ne cautionne pas le ton du chapeau et de l'inter, très Charlie... Mais jugez donc du fond sur pièce et de l'analyse.
Je me permets en outre de dédicacer la publication légèrement incongrue de cet article "A Frigide, pour qu'elle réfléchisse à ce qu'elle fait quand il lui arrive de mettre un million et demi de personnes dans la rue : de qui s'agit-il ? Elle fait profession de ne pas le savoir, mais d'autres, plus loin sur l'échiquier politique, l'ont très bien compris".
J'ajoute, pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté que ce retour des chrétiens en politique n'est pas, quant à l'animation et à la direction, affaire de clercs mais de laïcs - dévoués à ce printemps français qui pointe le bout de son nez.
Jésus revient en politique
On les pensait cloîtrés dans leurs confessionnaux et bouffés aux mites. Ils sont plus pimpants et teigneux que jamais. Encouragés par la droite, les catholiques reviennent polluer la politique.
En sortant le 23 mars des premières Assises de la résistance chrétienne, je me demandais si cette réunion n’était signe que du « réveil de la France bien élevée », selon le mot d’une intervenante, ou d’un phénomène plus profond. La manifestation du lendemain contre le mariage pour tous, puis la mobilisation devant France Télévisions alors qu’intervenait le chef de l’État m’ont convaincu, par leur tonalité, que nous vivions un événement important dans l’histoire du pays : le retour des catholiques en politique.
Ceux qui vivent en-dehors de l’Église, par exemple dans les milieux laïques, ont perdu jusqu’à la compréhension de son histoire et de celle qu’elle représente. Pour eux se poursuit avec le mariage pour tous, la PMA et le droit à l’euthanasie, comme naguère avec l’IVG, le combat de la Raison contre le « parti-prêtre ». Un affrontement des « deux France » issues de la Révolution qui, périodiquement, voit se raviver, comme à l’époque de la loi Savary, le contentieux jamais vraiment purgé entre l’opinion catholique et le reste de la nation.
Quand il n’y aura plus de place en enfer, les cathos reviendront sur terre.Cette analyse fait l’impasse sur le cœur du sujet, escamoté par la satisfaction béate avec laquelle les non-catholiques ont accueilli Vatican II et « l’ouverture de l’Église au monde ». En réalité, même quand l’Église vit avec son temps, elle ne peut, pour des raisons religieuses, qu’être anti-moderne. Elle a fait la paix avec la République, mais, comme l’écrit Émile Poulat, « jusqu’où peut-elle désarmer devant un esprit qui n’est pas le sien et qui n’y prétend pas ? ». La réponse des Assises de la résistance chrétienne est : «Aujourd’hui, les problèmes politiques sont tellement radicaux qu’ils deviennent des problèmes spirituels. Nous touchons à la vérité elle-même, foi athée contre foi chrétienne.»
On nous objectera : réunion de catholiques traditionalistes, minorité dans la minorité des catholiques pratiquants, marginalisés dans la France a-religieuse de 2013. C’est compter sans deux évolutions. La première est que Jean-Paul II, premier pape antimoderne depuis Pie XII, a poussé des catholiques à l’engagement politique (Christine Boutin date le sien du « N’ayez pas peur » inaugurant le pontificat) et a ramené des centaines de milliers de jeunes à l’action militante, comme en témoigne le succès des Journées mondiales de la jeunesse. Avec Benoît XVI, le pape est revenu vers la théologie, le dogme, la main tendue aux traditionalistes séparés. Et voici maintenant que son successeur, issu des jésuites, qui ont mené la Contre-Réforme, cite Léon Bloy, mystique contre-révolutionnaire, contempteur de l’irréligion mais aussi de la bourgeoisie et du libéralisme, tout aussi honni que le socialisme ! C’est dire si le catholicisme libéral, pour ne rien dire du progressiste, n’a plus le dessus.
La seconde est que le mandat de Nicolas Sarkozy a marqué le retour, dans le discours politique, des références aux racines chrétiennes de la France et aux valeurs de droite. Opération électorale réussie : 79 % des pratiquants ont voté pour lui en 2012, contre 70 % en 2007. Précisément le pourcentage que recueillait François Hollande parmi les « sans-religion ». Le quinquennat précédent a été celui de la libération de la parole de droite, venant après la recherche éperdue du consensus jusqu’au centre gauche sous Giscard et Chirac. Il existe bien un centre. Mais au fond, la démocratie chrétienne, par le catholicisme social, ne vient-elle pas aussi de la tradition antimoderniste?
C’est par ces chemins-là qu’aujourd’hui une partie non négligeable de l’opinion catholique, pour laquelle, de plus, la gauche au pouvoir n’est jamais légitime, exprime son non possumus : elle se révolte. Si ce mouvement perdure et s’élargit, comme il le semble, au-delà du mariage pour tous, si l’UMP réussit à faire la jonction avec lui, alors le retour des catholiques en politique parachèvera le glissement idéologique de la France à droite. Le prix peut se payer aux municipales.
Jean-Yves Camus
jeudi 4 avril 2013
Deux ou trois choses encore sur François
Qui est vraiment le pape François ? Un pape de droite ou un pape de gauche ? Après quelques jours de pontificat, après sa messe solennelle d’intronisation, on peut commencer à répondre à cette question.
En Argentine le cardinal Bergoglio, archevêque de Buenos Aires était déjà comme une sorte de sous-pape. Son échec au conclave de 2005 n’avait fait que le grandir. Son profond détachement de tous biens apparents lui avait donné une étrange aura. D’après les témoignages que nous pouvons recueillir malgré le secret imposé, ce sont surtout ses prestations lors des conférences préparatoires qui ont séduit les Pères du Conclave. Pour la plupart, ils ne le connaissait pas avant. Lui qui n’était sur aucune liste a été élu avec quelque 90 voix sur 115, un pourcentage écrasant.
Que signifie cette élection ? Les cardinaux avaient le choix entre des théologiens d’envergure (Scola de Milan, le favori de Benoît XVI), des administrateurs efficaces (Ouellet de Québec), des pasteurs (Maradiaga du Honduras, qui était un challenger possible). Ils ont choisi une sorte de saint, levé tous les jours à 4 H 30 et qui reçoit ses prêtres entre 6 H et 8 H après une heure d’oraison quotidienne. La simplicité de Bergoglio n’est pas seulement un calcul, mais l’expression d’une âme ardente, qui s’est totalement donnée à sa tâche. Le vecteur de ce don, ce sont les Exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola, dont on retrouve l’esprit souvent dans les improvisations qu’il livre à la foule. Ainsi vendredi 15 mars, à la Domus Sanctae Marthae, au cours de la messe toute simple qu’il a célébrée de bon matin avec quelques cardinaux, il a improvisé une homélie. Il y a cité saint Ignace qui, dans les règles du discernement, conseille « au temps de la désolation, de ne faire aucun changement, mais de demeurer ferme et constant dans ses résolutions et dans la détermination où l’on était au temps de la consolation”. Sans quoi – a-t-il ajouté –si l’on cède et si l’on s’éloigne, « lorsque le Seigneur se rend à nouveau visible, il risque de ne plus nous trouver ».
Etonnantes paroles sur la constance nécessaire chez les ministres du Christ ! On ne peut pas dire qu’avec de telles formules (je cite celle-là parce qu’elle a été très peu reprise à ma connaissance), on aille faire la Révolution dans l’Eglise.
Il est clair pourtant que la politique dite restaurationniste, menée par Benoît XVI a subi un coup d’arrêt brutal. Dans deux domaines au moins, il faudra s’attendre à des dissonances entre le pape régnant et le pape Benoît XVI : le Concile d’abord, la liturgie ensuite. A propos du Concile, le pape François semble s’éloigner de l’obsession conciliaire qui était celle de Benoît XVI ; il ne cherche pas à établir une herméneutique de continuité, en disant que le Concile est sa boussole. Pour l’instant tout au moins, il n’en parle pas. En 2006, face à l'herméneutique de cointinuité chère à Benoît XVI, il avait évoqué, lui, une "herméneutique de la piété". Lorsqu’il en parle, dans tel texte antérieur publié par Trenti Giorni, il souligne que le Concile, c’est la faculté pour chacun de s’adresser de manière convenable aux hommes et aux femmes qu’il rencontre. Quelque chose pour « cheminer » en somme, si l’on reprend un terme qu’il utilise très souvent.
Quant à la liturgie, son mot dans la Salle des pleurs après son élection (« C’est fini le carnaval… ») pourrait être apocryphe. Il n’en signifie pas moins quelque chose de sa manière d’être. Ce n’est pourtant pas forcément l’indice d’un retour idéologique aux années 70 mais plutôt l’expression d’un tempérament et d’une très forte autorité. Sa messe d’intronisation, mardi 19 mars, entièrement en latin, était essentiellement sobre et non fantaisiste.
Au fond, on a l’impression que ce personnage, qui se répète déjà après une semaine comme pape, est essentiellement une personnalité. C’est dans ce contexte d’ailleurs que l’on peut comprendre l’ecclésiologie qui se dégage de ses premières interventions. Certes, le soir de son élection, il n’a pas employé le mot « pape » et il s’est adressé avant tout à ses diocésains du diocèse de Rome. Mais au moment de sa bénédiction, il s’est adressé à tous les hommes de bonne volonté et il a cité saint Ignace d’Antioche sur l’évêque de Rome qui préside dans la charité. Loin d’être une réduction du pouvoir du pape, son attitude est dictée par une stratégie qui pourrait bien être à l’origine de son élection. Pas d’intromission du pape dans les affaires des Eglises locales. Il doit respecter l’autorité de « ses frères les cardinaux ». Dans cette perspective d’ailleurs, il est bien possible qu’il y ait moins de voyages pontificaux et que le modèle wojtylien ait trouvé sa limite.
Mais en même temps, le pape reste « le pape monde » qui s’adresse au monde entier, qui dialogue avec tous les non-catholiques. Il est plus que jamais la référence spirituelle, l’étrange autorité spirituelle mondiale que personne n’attendait. Le langage direct et sans langue de buis du pape François risque de rendre sa parole encore plus efficace. Je pense en particulier à l’Amérique latine et à l’Afrique où les protestants évangélistes, profitant de la concurrence de papes plus intellectuels, s’étaient présentés comme ayant le monopole de l’Evangile. Ce pape austère et vraiment évangélique, devient un argument de poids non seulement ici en Europe et aux Etats unis, mais aussi auprès de gens simples que séduiront sûrement sa prédication directe et son mode de vie authentique. Son vieux « péronisme » des familles, jamais renié, en fera-t-il aussi un pape des nations contre la Globalisation indifférenciée ?
(article paru dans l'AFH)
En Argentine le cardinal Bergoglio, archevêque de Buenos Aires était déjà comme une sorte de sous-pape. Son échec au conclave de 2005 n’avait fait que le grandir. Son profond détachement de tous biens apparents lui avait donné une étrange aura. D’après les témoignages que nous pouvons recueillir malgré le secret imposé, ce sont surtout ses prestations lors des conférences préparatoires qui ont séduit les Pères du Conclave. Pour la plupart, ils ne le connaissait pas avant. Lui qui n’était sur aucune liste a été élu avec quelque 90 voix sur 115, un pourcentage écrasant.
Que signifie cette élection ? Les cardinaux avaient le choix entre des théologiens d’envergure (Scola de Milan, le favori de Benoît XVI), des administrateurs efficaces (Ouellet de Québec), des pasteurs (Maradiaga du Honduras, qui était un challenger possible). Ils ont choisi une sorte de saint, levé tous les jours à 4 H 30 et qui reçoit ses prêtres entre 6 H et 8 H après une heure d’oraison quotidienne. La simplicité de Bergoglio n’est pas seulement un calcul, mais l’expression d’une âme ardente, qui s’est totalement donnée à sa tâche. Le vecteur de ce don, ce sont les Exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola, dont on retrouve l’esprit souvent dans les improvisations qu’il livre à la foule. Ainsi vendredi 15 mars, à la Domus Sanctae Marthae, au cours de la messe toute simple qu’il a célébrée de bon matin avec quelques cardinaux, il a improvisé une homélie. Il y a cité saint Ignace qui, dans les règles du discernement, conseille « au temps de la désolation, de ne faire aucun changement, mais de demeurer ferme et constant dans ses résolutions et dans la détermination où l’on était au temps de la consolation”. Sans quoi – a-t-il ajouté –si l’on cède et si l’on s’éloigne, « lorsque le Seigneur se rend à nouveau visible, il risque de ne plus nous trouver ».
Etonnantes paroles sur la constance nécessaire chez les ministres du Christ ! On ne peut pas dire qu’avec de telles formules (je cite celle-là parce qu’elle a été très peu reprise à ma connaissance), on aille faire la Révolution dans l’Eglise.
Il est clair pourtant que la politique dite restaurationniste, menée par Benoît XVI a subi un coup d’arrêt brutal. Dans deux domaines au moins, il faudra s’attendre à des dissonances entre le pape régnant et le pape Benoît XVI : le Concile d’abord, la liturgie ensuite. A propos du Concile, le pape François semble s’éloigner de l’obsession conciliaire qui était celle de Benoît XVI ; il ne cherche pas à établir une herméneutique de continuité, en disant que le Concile est sa boussole. Pour l’instant tout au moins, il n’en parle pas. En 2006, face à l'herméneutique de cointinuité chère à Benoît XVI, il avait évoqué, lui, une "herméneutique de la piété". Lorsqu’il en parle, dans tel texte antérieur publié par Trenti Giorni, il souligne que le Concile, c’est la faculté pour chacun de s’adresser de manière convenable aux hommes et aux femmes qu’il rencontre. Quelque chose pour « cheminer » en somme, si l’on reprend un terme qu’il utilise très souvent.
Quant à la liturgie, son mot dans la Salle des pleurs après son élection (« C’est fini le carnaval… ») pourrait être apocryphe. Il n’en signifie pas moins quelque chose de sa manière d’être. Ce n’est pourtant pas forcément l’indice d’un retour idéologique aux années 70 mais plutôt l’expression d’un tempérament et d’une très forte autorité. Sa messe d’intronisation, mardi 19 mars, entièrement en latin, était essentiellement sobre et non fantaisiste.
Au fond, on a l’impression que ce personnage, qui se répète déjà après une semaine comme pape, est essentiellement une personnalité. C’est dans ce contexte d’ailleurs que l’on peut comprendre l’ecclésiologie qui se dégage de ses premières interventions. Certes, le soir de son élection, il n’a pas employé le mot « pape » et il s’est adressé avant tout à ses diocésains du diocèse de Rome. Mais au moment de sa bénédiction, il s’est adressé à tous les hommes de bonne volonté et il a cité saint Ignace d’Antioche sur l’évêque de Rome qui préside dans la charité. Loin d’être une réduction du pouvoir du pape, son attitude est dictée par une stratégie qui pourrait bien être à l’origine de son élection. Pas d’intromission du pape dans les affaires des Eglises locales. Il doit respecter l’autorité de « ses frères les cardinaux ». Dans cette perspective d’ailleurs, il est bien possible qu’il y ait moins de voyages pontificaux et que le modèle wojtylien ait trouvé sa limite.
Mais en même temps, le pape reste « le pape monde » qui s’adresse au monde entier, qui dialogue avec tous les non-catholiques. Il est plus que jamais la référence spirituelle, l’étrange autorité spirituelle mondiale que personne n’attendait. Le langage direct et sans langue de buis du pape François risque de rendre sa parole encore plus efficace. Je pense en particulier à l’Amérique latine et à l’Afrique où les protestants évangélistes, profitant de la concurrence de papes plus intellectuels, s’étaient présentés comme ayant le monopole de l’Evangile. Ce pape austère et vraiment évangélique, devient un argument de poids non seulement ici en Europe et aux Etats unis, mais aussi auprès de gens simples que séduiront sûrement sa prédication directe et son mode de vie authentique. Son vieux « péronisme » des familles, jamais renié, en fera-t-il aussi un pape des nations contre la Globalisation indifférenciée ?
(article paru dans l'AFH)
mardi 2 avril 2013
François ou Ignace ?
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| Un livre du Pape François |
Qu'y découvre-t-on ? Dès les premières pages, une merveilleuse apologie de l'espérance, placée au-dessus de la foi et de la charité, parce qu'elle est plus urgente : "elle nous dispose à mener le bon combat de la foi et de l'amour" ; et surtout "elle fait la différence entre le bien et le mal". Redire à notre société nihiliste que sans espérance, on ne peut plus distinguer le bien et le mal, c'est d'une importance souveraine. Attention ! Cette espérance n'est pas forcément... optimiste. Le pape François tonne contre "ceux qui déguisent en richesse la pauvreté des solutions qui sont à leur disposition". La première qualité de l'espérance (ce qui est la pierre de touche pour distinguer vraie et fausse espérance), c'est la lucidité. Mais cette lucidité nous met pareillement en garde contre "le défaitisme". Ce défaitisme des clercs qui est "une forme de vanité".
Un passage est très beau et prend une force particulière quand on connaît la suite de l'histoire et le cardinal devenu pape, c'est celui qui porte sur la "première grâce" de Pierre apôtre. Cette notion de première grâce (que j'ai rencontrée naguère chez Saint-Cyran) me semble particulièrement importante dans la vie spirituelle. Elle est "celle sur laquelle se fonderont toutes les nouvelles conversions, vécues grâce aux nouvelles corrections offertes par le Seigneur"... Vous avez bien lu ! Le Seigneur nous corrige, et parfois d'importance, notait le cardinal Bergoglio : qu'importe ! Ces corrections sont encore des grâces. Comment les déchiffrer ? En revenant à la première grâce, à la première conversion, aux premières impressions spirituelles qui se sont gravées en nous, aux premières impulsions, aux premiers mouvements de l'âme, à l'évidence chrétienne telle qu'elle s'est imprimée, chacun, dans notre propre coeur.
Mais quelle est la première grâce de Pierre ? "Ce que l'on appelle la première confession de Simon Pierre" en Luc 5, 8-10. "Eloigne toi de moi Seigneur car je suis un homme pécheur - Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras". Commentaire bergoglien : "Simon Pierre ne dissociera jamais plus ces deux dimensions de sa vie : il se dira toujours pécheur et prêcheur". La première grâce en nous aussi provient toujours du péché... pardonné et de l'impulsion devinée...
Il y aurait beaucoup d'autres choses à relever. Autant vous inviter à lire! Mais je ne veux pas quitter ce petit ouvrage sans vous signaler la formule bergoglienne sur "l'originalité de l'Evangile". Oui, l'Evangile, pris à coeur, fait de nous des originaux. Prendre à coeur l'Evangile, "recouvrer la puissance de l'Evangile, c'est l'objectif de ces exercices spirituels"... Puissions nous être des originaux dans le Seigneur en refusant de "nous conformer à ce monde" (formule de saint Paul citée sous cette forme dans le chapitre sur le monde). Nous avons un pape original! Les termes même dans lesquels se pose sa spiritualité font de lui un original, prenant ses leçons dans l'Evangile plutôt que dans le monde. Où sont les accents du Concile sur la nécessité de s'ouvrir au monde? Il faut sortir de nos sacristie, nous dit François, mais pas pour aller au monde : "Notre foi est révolutionnaire"!
lundi 1 avril 2013
Temps de résurrection... demain au CSP
Nous célébrons Pâques pendant les huit jours de cet octave et nous le célébrons dans la joie, parce que l'événement de la résurrection du Christ a changé notre vie. Dans la résurrection, nous sommes "le peuple de la vie et le peuple pour la vie" comme disait Jean-Paul II. Nous essayons d'échapper à "l'empire de la mort" dont parle l'Epître aux Hébreux (2, 14). Cet empire de la mort appartient à Satan, qui fait tout ce qu'il peut pour désacraliser ce qui est le don de Dieu par excellence, pour faire de la vie un simple matériaux qui se gère. Mais il est en nous aussi, cet empire, dans notre chair.
"La tendance de la chair c'est la mort" écrit saint Paul dans l'Epître aux Romains (8, 6). Dans cette perspective, il nous faut étudier ce que signifie le dogme trop méconnu de la résurrection de la chair. Comment la puissance du Christ a-t-elle redonné vie à ce qui nous mène à la mort ? Demain, à 20 H 15, au CSP, je vous entretiendrai de l'anthropologie paulinienne, de la manière dont Paul pense les rapports entre le corps et l'esprit, de sa vénération pour le corps humain, temple du Saint Esprit, de sa distinction entre le psychique et le spirituel au chapitre 15 de la Première aux Corinthiens, de sa crainte du diable, l'esprit impur (apparente dans Ephésiens), de sa conception d'une égalité inégale entre l'homme et la femme. Bref : du pain sur la planche ! Et un débat en perspective...
"La tendance de la chair c'est la mort" écrit saint Paul dans l'Epître aux Romains (8, 6). Dans cette perspective, il nous faut étudier ce que signifie le dogme trop méconnu de la résurrection de la chair. Comment la puissance du Christ a-t-elle redonné vie à ce qui nous mène à la mort ? Demain, à 20 H 15, au CSP, je vous entretiendrai de l'anthropologie paulinienne, de la manière dont Paul pense les rapports entre le corps et l'esprit, de sa vénération pour le corps humain, temple du Saint Esprit, de sa distinction entre le psychique et le spirituel au chapitre 15 de la Première aux Corinthiens, de sa crainte du diable, l'esprit impur (apparente dans Ephésiens), de sa conception d'une égalité inégale entre l'homme et la femme. Bref : du pain sur la planche ! Et un débat en perspective...
mercredi 27 mars 2013
La semaine Sainte au Centre Saint-Paul
Voici les horaires des offices de la semaine Sainte :
Dimanche 24 mars : Dimanche des Rameaux
Messes aux heures habituelles : 09h00, 10h00, 11h00 (Grand’Messe), 12h30, 19h00
Attention ! Pas de vêpres, ni de Salut
18h00 : Prédication de Carême (abbé V. Baumann) : « Les trois vertus théologales. L’arme secrète du chrétien selon St Paul »
Lundi 25 mars : Lundi Saint
09h00 – 12h00 : Permanence de l’abbé G. de Tanoüarn
17h00-19h00 : Adoration du St-Sacrement
Attention ! Pas de cours de l’abbé G. de Tanoüarn
Mardi 26 mars : Mardi Saint
17h00-19h00 : Permanence de l’abbé V. Baumann
20h00 : Conférence du mardi : « L’héritage théologique et spirituel de Benoît XVI », par l’abbé Eric Iborra
Mercredi 27 mars : Mercredi Saint
19h45 : Adoration du St-Sacrement, suivie du Rosaire à partir de 20h45
Jeudi 28 mars : Jeudi Saint
Pas de messe à 08h00 et 12h30 !
Confessions : 09h00-10h00 ; 16h00- 19h00 ; et pendant l’adoration du soir
10h00 : Office des Ténèbres
19h00 : Messe vespérale, suivie de l’adoration du St Sacrement au reposoir jusqu’à Minuit
Vendredi 29 mars : Vendredi Saint
Confessions : 9h30-13h ; 16h30-19h
10h00 : Office des Ténèbres
15h00 : Chemin de la Croix
19h00 : Office de la Passion
Samedi 30 mars : Samedi Saint
Confessions : 14h00-18h00
10h00 : Office des Ténèbres
21h30 : Veillée pascale, suivie d’un réveillon
Dimanche 31 mars : Solennité de la Résurrection de NSJC
Attention ! Pas de messe à 09h00
Messes à 10h00, 11h00 (Grand’Messe), 12h30, 19h00
18h00 : Vêpres et Salut du St-Sacrement
Dimanche 24 mars : Dimanche des Rameaux
Messes aux heures habituelles : 09h00, 10h00, 11h00 (Grand’Messe), 12h30, 19h00
Attention ! Pas de vêpres, ni de Salut
18h00 : Prédication de Carême (abbé V. Baumann) : « Les trois vertus théologales. L’arme secrète du chrétien selon St Paul »
Lundi 25 mars : Lundi Saint
09h00 – 12h00 : Permanence de l’abbé G. de Tanoüarn
17h00-19h00 : Adoration du St-Sacrement
Attention ! Pas de cours de l’abbé G. de Tanoüarn
Mardi 26 mars : Mardi Saint
17h00-19h00 : Permanence de l’abbé V. Baumann
20h00 : Conférence du mardi : « L’héritage théologique et spirituel de Benoît XVI », par l’abbé Eric Iborra
Mercredi 27 mars : Mercredi Saint
19h45 : Adoration du St-Sacrement, suivie du Rosaire à partir de 20h45
Jeudi 28 mars : Jeudi Saint
Pas de messe à 08h00 et 12h30 !
Confessions : 09h00-10h00 ; 16h00- 19h00 ; et pendant l’adoration du soir
10h00 : Office des Ténèbres
19h00 : Messe vespérale, suivie de l’adoration du St Sacrement au reposoir jusqu’à Minuit
Vendredi 29 mars : Vendredi Saint
Confessions : 9h30-13h ; 16h30-19h
10h00 : Office des Ténèbres
15h00 : Chemin de la Croix
19h00 : Office de la Passion
Samedi 30 mars : Samedi Saint
Confessions : 14h00-18h00
10h00 : Office des Ténèbres
21h30 : Veillée pascale, suivie d’un réveillon
Dimanche 31 mars : Solennité de la Résurrection de NSJC
Attention ! Pas de messe à 09h00
Messes à 10h00, 11h00 (Grand’Messe), 12h30, 19h00
18h00 : Vêpres et Salut du St-Sacrement
On recherche 12 hommes pour le lavement des pieds du Jeudi Saint - envoyez un message à l’adresse centre_saint_paul@yahoo.fr ou appelez le 07 62 07 26 41 - Merci !
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