jeudi 26 juin 2014

L'euthanasie ? Un révélateur du présent et de l'avenir

L'actualité nous offre un étonnant cocktail létal de médecins qui ont hâte (ils le disent eux-mêmes) d'envoyer leurs patients ad patres. L'acquittement du docteur Bonnemaison (qui est l'empoisonneur légalisé de sept patients en fin de vie, dont au moins un sans prévenir la famille), la mort décrétée en Conseil d'Etat de Vincent Lambert que plusieurs juridictions françaises avaient décidé de maintenir en vie, tout cela donne des airs de triomphe à certains petits Messieurs. M. Kouchner par exemple l'homme qui n'avait pas eu honte d'écrire un livre intitulé Charité business, est allé embrasser son confrère Bonnemaison, après être allé témoigner pour lui devant le Tribunal. Aujourd'hui il s'offusque de ce que l'on utilise le terme euthanasie, qui se termine si mal... D'une certaine façon de son point de vue je crois qu'il a raison : la seule consonance de ce mot plaide contre ce qu'il désigne... Mais sa consonance rejoint son histoire : l'euthanasie des handicapés a très vite fait partie du programme de M. Hitler.

Dans ce contexte de danse du scalp, on est assez surpris de voir que Marine Le Pen, qui, sur l'euro par exemple nous avait habitué à un non-conformisme décoiffant, se croit obligée de faire allégeance à l'Ordre républicain, à propos de Vincent Lambert. Pour elle, le Conseil d'Etat doit rester la plus haute instance juridique en France, sa décision de mettre à mort un tétraplégique en le privant d'hydratation et d'alimentation est donc en soi "irréversible" (c'est le mot qu'elle a employé). Comme si une décision politique était irréversible! Comme s'il n'y avait pas d'Instance au dessus des instances républicaines! Ne serait-ce que le monarchique droit de grâce que De Gaulle a mis dans notre constitution et qu'il faudra peut-être réactiver.

Mais ne comptons pas sur Marine Le Pen pour cela. En effet, note-t-elle, pour faire mourir Vincent, il suffit d'appliquer la Loi Léonetti. En effet, en considérant que l'hydratation et l'alimentation sont des traitements, la loi Léonetti permet que, privant Vincent Lambert de ce traitement, on le condamne à mourir de faim et de soif... de façon absolument inhumaine. C'est ce qu'a considéré le rapporteur du Conseil d'Etat, c'est aussi ce que pense la Présidente du FN.

La position de Marine Le Pen, qui prend place dans sa politique de dédiabolisation, n'en est pas moins surprenante. Jusqu'où ira la "normalisation" du FN ? J'avoue que l'exemple italien de M. Gianfranco Fini qui a réussi, venant du MSI fasciste, à être président de l'Assemblée nationale italienne est instructif: il a réussi à changer le nom de son Parti, il a fait des alliance avec Berlusconi, c'est aujourd'hui un politique comme les autres... Il n'a d'ailleurs pas plus de succès que les autres.

Aujourd'hui, il y a en France 1700 personnes qui sont pauci-relationnels comme l'est Vincent Lambert. Soit on accepte le droit de vie et de mort que s'est arrogé le législateur suprême et on leur inflige le même traitement, soit on fait appel au principe supérieur du respect de la vie. Mais alors pourquoi exclure Vincent Lambert de ce principe ?

Qui dit que la médecine progressant, on ne parvienne pas à sortir Vincent, qui déjà communique avec ses parents, de cet enfermement végétatif dans lequel il se trouve ? Mystère de la vie, qu'il faut admettre pour pouvoir le reconnaître.

Si "la vie n'est qu'un matériau qui se gère", comme le disait Pierre Simon, l'ancien Grand Maître de la Grande Loge, alors on comprend que certaines vies coûtent très cher, trop cher à la société. En période de crise il faut faire des économies, c'est le principe d'une bonne gestion. Mais si la vie est un mystère, qui connaît ses ressources ? Quel progrès ferons-nous demain dans la connaissance des lois de la vie, qui permettra aux tétraplégique de retrouver des moyens qu'ils n'ont plus ?

Aujourd'hui, le courant médical et philosophique dit transhumaniste, celui des organes artificiels, se fait fort de prolonger la vie, à force de greffe et d'organe en plastique. Mais cela va coûter cher, très cher. Ce ne sera pas pour tout le monde... La Planète ne le supporterait pas. Pas trop d'enfants ! Pas trop de vieux ! Il faut gérer le destin du vulgum pecus à l'économie pour permettre à quelques uns de trouver la voie vers ce que Michel Houellebecq n'hésite pas  appeler "la vie éternelle" et qu'on appellera plus justement "la vie sempiternelle".

23 commentaires:

  1. Il me semble que l'Eglise est contre l'acharnement thérapeutique !
    Quand les moyens employés sont disproportionnés .
    Ce n'est absolument pas le cas de Vincent Lambert qui pourrait être alimenté chez lui .
    Faudrait -il encore que le paranoïaque chef de service de l'hôpital permette à ses parents de le faire sortir !
    Mais il veut la peau de Vincent !
    Fallait le voir sur la 2 ce soir .........

    Marine ?
    Elle fera comme son père ...
    C'est à dire rien .
    Quand la droite se coupe des cathos, elle perd .
    Sans religion, on ne mérite pas un pays comme la France .

    RépondreSupprimer
  2. Un boulevard immense est ouvert pour lancer un mouvement (et non un parti) pour combler le vide sidéral dans lequel se trouve la politique française.
    C'est maintenant (avant août) ou jamais.

    RépondreSupprimer
  3. Hélas, ce qui apparaît soudainement , du moins dans la décision d'Etat, n'est que la pointe de l'iceberg. Vous souvenez-vous de cette femme qui avait congelé ses nourrissons ? L'horreur exprimée était loin d'être unanime et le prétexte trouvé , le déni de grossesse a servi d'exemple d'impunité à d'autres faits quasi identiques. N’a-t-on pas cité ces universitaires italiens qui proposaient le droit" d'avorter après la naissance "?La vie " gênante" pour les autres est un concept qui rode et qui s'impose au nom d'une liberté sans entrave.C'est la politique du chien crevé au fil de l'eau. Depuis quelques décennies nos dirigeants s'inquiètent de maintenir un niveau viable des retraites faute de remplacement des générations et tout est fait pour décourager , pénaliser, les familles et d'avorter, au sens premier, ce renouvellement des générations. L'UE en même temps incite à plus d'immigration , les réservoirs africains , indiens , asiatiques sont pleins et ne demandent qu'à s'épancher. Suivant le principe, un homme quelles que soient les origines ou la culture est interchangeable. Sauf l"élite"des dirigeants bien sûr "irremplaçables" au point qu'ils se sacrifient bien au-delà de l'âge de la retraite pour nous " guider", pas gratuitement non plus.
    Quant au " bon M. kouch" c'est le roi du surf. Il s'est fait un nom dans la générosité quand celle-ci faisait encore partie des sentiments populaires. Après bien des détours et des contours idéologiques il joue au vieux sage pragmatique. Comme son puissant maître le " philanthrope" G.Sorros.
    Finie la comédie , les masques tombent.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. si et si seulement si ces pages censées transmettre l'amour du prochain, si et si seulement si elles cessaient de croupir dans un microcosme digne des années où l'Eglise jugeait....loin tout ça et pourtant vous n'aimez pas qu'on vous juge, c normal, mais vous ériger en censeurs des opinions d'autrui, le tout saupoudré d'une ignorance de la réalité humaniste : le Christ est l'humaniste par excellencce : avec la femme adultère par exemple, et tant d'autres....il a relevé les pêcheurs, les a rétabllis dans leur humanité, pardonnés qu'ils étaient : nous sommes tous des pardonnés en puissance, alors le quidam de passage sur ce site ....dommage.
      Quand on se pique de philosophie alors que l'on a charge d'âmes, et qu'on est censé propager la MISERICORDE......les visiteurs de ce site doivent en sortir....vous devinez, et pardonnez ma franchise non jugeuse, elle, mais éclairante : depuis qu'un pacte a été conclu avec un pape, qui n'est plus là mais : où allons nous ? sincèrement vôtre.

      Supprimer
    2. De temps à autre un imprécateur (est-ce toujours le même?) vient nous dire l'inquiétant diagnostic qu'il porte sur nous. Voila aujourd'hui l'anonyme de 18H27 qui nous dit que nous serions dépassés, ignorants, et le mieux que puissent faire les visiteurs de ce blog est d'en sortir. Voila ce que dit le bonhomme, qui estime en tout humilité que ce qu'il nomme sa "franchise" est "éclairante". // Et si pour faire avancer un peu le schmilblick, l'imprécateur sortait de ses formules pré/fabriquées et nous nous montrait en quoi nous péchons?

      Supprimer
  4. A l’origine du FN figuraient 4 courants prépondérants : les royalistes, les pétainistes, les lefebvristes et l’Algérie française. Appartenir aux 4 ne gâtait rien ; c’était le cas de la plupart des premiers adhérents.
    Aujourd’hui nous avons fait un grand pas en avant. Il est temps de reprendre le sage conseil que l’on donnait jadis à Guy Degrenne : ce n’est pas comme cela que vous allez réussir dans la vie Madame Marine Le Pen.

    RépondreSupprimer

  5. D’abord la Charité. Alors il y eut la colonisation, puis la décolonisation, puis l’immigration, puis l’invasion, puis….

    Aujourd’hui c’est le respect de la vie. Va-t-on subir, en cas de lambertisation, l’interminable supplice de la déshydratation et de la dénutrition (comme ils disent) avant de rentrer dans la lumière du Seigneur ?

    Mourir de soif dans le désert, la tête reposant sur la chevelure d’une superbe hétaïre, princesse locale, selon l’habituel canevas des sagas sahariennes, est une chose.
    Expirer dans un mouroir de la République avec la bénédiction des corporations médicale et juridique, dont on sait depuis Molière tout ce qu’on peut en attendre, en est une autre.

    Pour les catholiques le grand départ se fera-t-il par le couteau d’Allah, ou par débranchage thérapeutique ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si on commence à sélectionner sa mort, ou bien la mort d'un proche, c'est s'écarter encore un peu plus de Dieu .
      Il est là le problème .
      Le couteau d' allah restera toujours un second couteau .
      Une menace certes, mais infiniment moins dangereuse que de trahir Notre Seigneur encore une fois .
      C'est notre foi qui nous sauvera .
      Et rien d'autre, puisque notre foi assure notre vie éternelle .
      Si on reste droit dans ses bottes, et quand bien même le vent mauvais et la tempête, et les menaces toujours plus fortes, en tant que baptisés rien ne nous abattra .
      L'islam est là devant nous, menaçant, mais la principale bataille à mener dans l'urgence est de revenir à Dieu .
      Avec Dieu, l'islam disparaitra ....et satan retournera aux enfers .


      Mortimer

      Supprimer
  6. Je suis totalement contre l` euthanasie , simplement car je crois que seulement Dieu peut décider sur la vie et la mort. De même, je suis contre la peine de mort, par les mêmes raisons.
    J´ai déjà rencontré prêtres traditionnels radicaux dans le catholicisme qui prêchent en faveur de la peine de mort. Je trouve tout cela absurde. Que Dieux ouvre les yeux de ces personnes aveugles. « Tu ne tueras point », nous dit un des commandements.
    Il me semble qu´il y a des gens qui ont oublié cela. Ou ils l ´interprètent comme ils veulent. C´est triste. Mais pour les politiciens il n´est pas une nouveauté : ils ne pensent qu´à leurs propres intérêts. Et il y a des politiciens qui sont pires, comme on peut voir.

    RépondreSupprimer
  7. Sur Riposte catholique (http://www.riposte-catholique.fr/riposte-catholique-blog/breves/affaire-lambert-reaction-de-mgr-podvin) : le porte-parole de la Conférence des évêques de France a livré à son tour sa réaction suite à l’arrêt du Conseil d’Etat condamnant Vincent Lambert :

    « Qu’est-donc cette idéologie qui cherche à amalgamer l’hydratation d’un frère souffrant à de l’acharnement? Un trait de civilisation élémentaire n’est-il pas depuis toujours de prodiguer le verre d’eau à autrui, humecter ses lèvres, serait-il notre pire ennemi? En quoi serait-il inconvenant de le faire à un proche en état « pauci-relationnel »? Ce que l’on nomme « l’affaire Lambert » fait, hélas, dire de nombreuses aberrations. L’essentiel est d’être près de celui que l’on aime jusqu’au bout. Présence humble et aimante. Les mains vides en offrande d’une affection partagée. Le plus fragile serait-il devenu indigne d’être accompagné ? Le fait que les proches de Vincent se déchirent, le fait qu’une instance supérieure ne se suffise pas à en discerner et juger, tout cela doit rendre humble devant la complexité et la douleur. Ces limites humaines et institutionnelles attestent que la vie est toujours plus grande que ce que nous en disons. Elle est un don ! Ne vouloir ni acharnement, ni suicide assisté, consiste à choisir la voie étroite d’une fidélité palliative. Redisons-le avec la force de l’amour. »

    On y trouve aussi la réaction de Mgr Aupetit (médecin de métier) dont cette précision : "L’Académie Nationale de Médecine a rappelé que le droit des patients d’avoir accès à l’alimentation ne peut être conditionné par leurs capacités relationnelles. Cette position rejoint celle de l’Église qui persiste à défendre la dignité immuable de l’homme. Cette dignité ne vient pas d’un droit octroyé par un tiers : la société, les médecins ou les juges."

    En effet : la dignité humaine "ne vient pas d’un droit octroyé par un tiers" et c'est là la raison pour laquelle on a aboli la peine de mort, me semble-t-il.
    Mais ceux-là même qui ont fait abolir la peine de mort pour les malfrats la veulent pour les faibles.

    Mais en douceur, dans l'amûûûûûr, tûjûrs l'amûûûûr :
    Monsieur Kouchner : "N'employons plus jamais ce mot d'euthanasie. D'abord parce qu'il y a nazi dedans ce qui n'est pas gentil. On a tout de suite l'impression qu'il y a une agression et qu'on va forcer les gens... Il faut employer des mots qui sont doux. La fin de vie doit être quelque chose que l'on partage avec les siens et qui est un témoignage d'amour plus que de brutalité."
    C'est vrai quoi, soyons gentils. Aimons nous les uns les autres.
    A mort !
    Ça fera de la place à des gens plus dociles, plus soumis.
    Il y a des soirs où je me sens lasse, usée par cette montagne de cornettes et de sonneries.
    Heureusement que Notre Seigneur nous a laissé son Eglise.

    Vive la vie ! Vive le Christ-Roi !

    RépondreSupprimer
  8. Un autre qui ne durera pas, c'est le roi d'Espagne, qui a abjuré la foi catholique. La dynastie Borbon a commencé avec Philippe V. Elle s'achèvera avec Philippe VI. Comme disait le cardinal Pie à Napoléon III : "vous ne voulez pas du Christ-Roi? Le Christ-Roi ne voudra pas de vous."

    RépondreSupprimer
  9. La tendance serait d’imputer aux sionistes et aux francs-maçons l’origine de nos malheurs, en un mot la volonté de détruire notre civilisation basée sur l’humus gréco-romain et sur la chrétienté. Il est certain que plusieurs mouvements idéologiques peuvent converger vers un seul but et loin de moi l’idée de rejeter cette hypothèse. Pourtant, grâce au billet de l’Abbé, je viens de découvrir une autre version des choses. Il s’agit de la pensée transhumaniste ou posthumaniste. Il semble, en effet que cette idéologie soit la base et le substrat de tout ce qui se « pense » de nos jours. Elle est le reflet en « négatif » de la religion chrétienne. Avec leur dieu trinitaire qu’est la « Raison-science-technique », les transhumanistes pensent qu’il est possible d’atteindre l’immortalité et la transfiguration du mental (pas du corps) par projection de celui-ci sur du matériel informatique. Exit la mort, la maladie, le handicap et la vieillesse ! Vive la cyber-intelligence et la mutation de l’humanité sous contrôle (post-darwinienne) ! Bienvenue au tanshumanisme libertaire qui n’a d’égal que le modèle économique ultralibertaire (ultralibéralisme) que nous connaissons bien et qui met l’humain au rencart. Ne revendiquez donc pas dame Nature car on vous traitait de « bioconservateurs ». Mais nous savons bien (car nous ne sommes pas encore devenus complètement débiles) que si on laisse la morale au mains du politique, c’est la porte ouverte au totalitarisme. D’ailleurs, on ne parle plus de « morale » mais « d’éthique » qui elle, est plurielle et relative. Donc, pour enrayer Eros (car le transhumanisme abolit le genre en évoquant un postsexualisme) et Thanatos, pour créer une nouvelle race d’individus, en un mot pour recréer le Panthéon avec ses dieux et ses déesses, ne faut-il pas faire un peu d’eugénisme ? Il ne faudrait tout de même pas que cette foule pauvre, débile physiquement et moralement vienne freiner cette entreprise de régénération de l’humanité ! Abattons « l’homme » et créons le « cyborg ». D’ailleurs, J. Attali qui cherche lui-même le chaos sociétal qu’il prédit en militant pour une France à 180 millions d’habitants (immigrés, bien entendu), voit dans le transhumanisme, la voie du salut. Et le voilà qui s’exprime en parfait « technoprophète » ! Transcendons l’humanité mais choisie sur le volet ! Alors ne nous étonnons plus de rien. L’angoisse existentielle de ceux qui nient le rachat de l’homme par le sacrifice du Christ nous entraine « là où ne voulons pas aller ». Pour ce faire, on emploie des idiots utiles du genre Kouchner qui, lorqu’il va en « Nasi » et y mange du « Nasi-goreng » mais n’ose pas avouer de sa voix « Nasi-llarde » qu’il milite en faveur de l’eutha-Nasi! Vous allez voir qu’on va nous changer le Larousse et inventer des périphrases pour tous les mots qui contiennent ces deux syllabes « tabou » ! Le ridicule ne tue toujours pas.



    RépondreSupprimer
  10. Erratum :
    Il fallait lire : "… qui met l’humain au placard " et non au « rencart ». Et, pour conclure :
    Vive le Foot, vive les Bleus et vive la France !

    RépondreSupprimer
  11. Pendant que le bon peuple joue à la baballe ronronde un drame épouvantable se déroule à l’intérieur d’une honorable famille française. Les grécisants parlent d’une réincarnation des Atrides, les psychothérapeutes du meurtre du père. C’est excessif.

    De quoi s’agit-il ? Un membre prépondérant de cette cellule familiale aurait publiquement utilisé un motabou – les uns disent par inadvertance, d’autres peu nombreux, par bêtise – origine de leur différend.
    Un motabou, dans son acception courante, est un mot banal du dictionnaire qui a un sens second, caché, ésotérique, seul connu des initiés, dont le simple prononcé peut engendrer un orage cathartique qui conduit habituellement à la destruction morale, voire physique, d’un bouc émissaire.

    A l’intention de nos camarades nous publions une première famille de motabous - avec leur signification ésotérique - dont nous déconseillons radicalement l’usage :

    Balfour : Anglais qui a délivré la Palestine de l’emprise Britannique.
    Carrefour : magasin proposant à ses clients un rayon cacher.
    Darfour : pays trop chaud pour les Falashas.
    Défourailler : (argotique) tirer sur un banquier internationaliste pour lui piquer son blé.
    Fourbe : marchand pas très catholique
    Fourchu : se dit d’une divinité d’une des trois religions du Livre.
    Fourier : mathématicien français, élève d’Albert Einstein.
    Fournaise : personnage féminin du théâtre juif espagnol qui retrouve une chaussure de satin perdue par une de ses compagnes.
    Fournil : juif d’Egypte
    Fournitures : ensemble de petits objets utiles à certains écoliers du Moyen-Orient.
    Fourrage : carburant pour l’Arme Blindé Cavalerie des adversaires d’Israël.
    Fourragère : breloque utilisée dans Tsahal.
    Fourvière : Haut lieu de la résistance antiboche.
    Fourvoyer (se) : investir dans un fonds Madoff and Co.
    Grand Véfour : cantine pour membre d’une communauté fortunée.
    Petits fours : friandises appréciées par la Baronne de R*** quand elle sort à 5 heures.

    Aux dernières nouvelles on apprend qu’un célèbre porteur de riz en sac, lequel en vieillissant ressemble de plus en plus à Averell Dalton, aurait décelé un nouveau motabou dont il propose la suppression pour des raisons peu convaincantes. Affaire à suivre.

    RépondreSupprimer
  12. Monsieur le W.M, auriez-vous l'amabilité de me dire si vous avez censuré mon commentaire et, si tel est le cas, pourquoi avoir laissé passer le second qui n'a alors plus aucun sens?!

    RépondreSupprimer
  13. Il y a des vies qui coûtent cher. Mieux, il y a des vies qui nous mettent en face du Mystère de la gratuité. C'est le cas de "la vie gênée" de toutes les personnes handicapées, au respect desquelles une civilisation se mesure sans doute.

    @Me triomphe, le combat que vous menez est un beau combat. c'est sans doute l'affaire de votre vie. Alors évitez de le gâcher par des bassesses, ne collez pas un détective privé aux trousses de Mme vincent Lambert, comme vous vous en êtes presque vanté au micro de "radio courtoisie". Et même si ce conseil est incompatible avec la profession d'avocat, n'en rajoutez pas. N'oubliez pas que le tragique est de tous les côtés: le respect de la vie est un principe inaliénable ; l'affaire Lambert démontre que la loi Léonetti que tout le monde avait l'air de trouver équilibrée (et qui m'a toujours mis mal à l'aise sans que je sache identifier pourquoi) contenait cette barbarie qu'est l'arrêt de l'hydratation et de la nutrition qui ajoute à l'atrocité de l'agonie. Mais la vie de Vincent Lambert n'est pas un long fleuve tranquille. Il pleure quand il voit un de ses amis d'enfance qui le retrouve dans cet état. sa conscience n'est pas affectée, mais il n'est pas heureux d'être dans cette situation, et il ne doit pas désirer vivre tous les jours. Ce qui n'empêche pas que personne n'a le droit de le faire mourir et qu'on doit tout faire pour soulager son quotidien par un environnement serein et plein de sollicitude.

    dernier point: Marine le Pen est attaquable sur le fond de sa position morale, elle ne l'est pas du point de vue de sa cohérence politique. L'Europe ne doit pas attenter à la souveraineté de la france, fût-elle le conseil de l'Europe et non l'Union Européenne, estime la Présidente du front National nouvellement, mais sans doute sincèrement férue de républicanisme intransigeant. Marine le Pen ne comprend pas le mythe d'Antigone comme le faisaient Sophocle ou son père, elle est plutôt du côté de Jean Anouilh... Pour autant, la cohérence politique n'est pas une moindre qualité, même s'il est dangereux de confier la morale aux politiques, Benoîte a raison. Avocat des parents de vincent Lambert, vous ne devriez pas dire que les parents sont plus légitimes que l'épouse de votre client à se prononcer sur son avenir, car ce n'est pas vrai. Cela contredit la primauté des liens du mariage, qui l'emportent chez un adulte sur la sauvegarde de la vie par ses parents, et cela depuis le: "L'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme", j'allais dire quoi qu'il doive lui en coûter et dans ce cas la vie. Respectez le mariage et contentez-vous de vous poser en avocat de Vincent Lambert. Ne tombez pas dans la dérive à l'américaine de nous faire pleurer sur les larmes de "viviane" et "Pierre". ces parents ne sont que la cause occasionnelle qui vous permet de défendre un principe supérieur. Que Ils sont trop catholiques pour en prendre ombrage, et vous imprégner de cette vérité ne vous desservira pas, même dans la société médiatique où vous exercez votre dur et beau métier.

    RépondreSupprimer
  14. Monsieur le Webmestre,

    Vous venez de vous livrer, sous les yeux de tous les métabloguiens à une manipulation des plus malpropre : vous avez retenu pendant 4 jours un texte brillantissime de notre amie Benoîte.

    Votre motivation fut basse : donner la primauté de la notion de « motabou » à votre ami Gustave F., pâle plagiaire, en publiant, avant celui de notre amie, un commentaire insipide qui nous renvoie aux heures les plus sombres de notre histoire.

    D’ailleurs comment avez-vous pu avaliser des propos ironiques sur une communauté, composée de personnes habiles, extrêmement douées et…très puissantes dans les merdias ? Soyez assuré qu’ils ne vont pas tarder à se venger. Notre chère Benoîte, elle-même, rend prudemment hommage à un des leurs, un dont la science prospective ne tient pas dans une musette.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. [pour l’anonyme de 09:56] Vous cherchez des causes complexes à une intention maligne qui n'existe seulement pas. Et comme vous cherchez bien, vous finissez par "trouver". Cela dénote un univers mental que je ne vous envie pas.

      Supprimer
  15. A cause de ma vulgarité naturelle coutumière RF m’a shunté une question légitime qui appelle une réponse personnalisée. Je la repose dans des termes plus sobres.

    Monsieur l’Abbé Guillaume de Tanoüarn, donneriez-vous l’absolution à une personne qui vous aurait confessé avoir déposé, dans un endroit sécurisé, une déclaration selon laquelle – sous certaines conditions liées à son état vital – il demande une piqure létale, déchargeant de sa famille, des médecins et de l’entière corporation des juges, toute responsabilité ?

    RépondreSupprimer
  16. Messages personnels

    En grec ancien la mort se dit thatos.
    Botule se choute aux amphétamines.
    L’assemblée nationale n’est pas le parti socialiste.
    Le menhir soutient les fennecs. Il a trop lu « Le petit prince ».
    L’Algérie c’est la France.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. A moi de vous répondre:
      Jo a de longues moustaches.... je répète, Jo a de longues moustaches.
      Molo sur la moquette... je répète: molo sur la moquette.

      Supprimer
  17. Euthanasie, révélé par le libérateur des Balkans, est un mot tabou particulier que les linguistes désignent par zaïcisme. Un zaïcisme est intemporel et universel, sa charge cathartique est absolue ; il ne peut être prononcé que par des initiés. Il y a donc quelque raison de le supprimer du dictionnaire.

    Il en est de même du mot fournée, utilisé récemment par un vieil homme. On put s’apercevoir, à la violence de la réaction qui s’ensuivit, qu’un zaïcisme peut déclencher à peu près n’importe quoi.

    Pour bien saisir la spécificité de cette notion comparons fournée avec deux substantifs phonétiquement proches : tournée et journée. Ce sont incontestablement deux mots tabous « topologiques » mais dont la malignité n’est efficiente que dans des territoires bien circonscrits.
    Ainsi tournée n’est tabou que dans les associations d’alcooliques anonymes ; journée ne l’est que pour les travailleurs syndiqués pour lesquels c’est une durée extensible discutable pouvant aller de 15 à 3 heures dans les cas extrêmes.
    On voit bien qu’ils n’ont pas de portée universelle, ce ne sont pas des zaïcismes.

    RépondreSupprimer