dimanche 31 janvier 2010

Dans la messe de Paul VI, Nicolas Senèze voit celle de Jean XXIII

[Un séminariste diocésain, lecteur critique du Metablog, nous écrit au sujet de l'article que l'encyclopédie Wikipedia consacre à la messe. Voici  le courrier de notre lecteur séminariste (nous saluons son fair-play),  suivi juste après par un retour sur les raisons de cet échange.]

Partie n°1 - "Les exemples sont multiples et montrent à l'envi que Wikipedia décrit la forme ordinaire..."

«[...] Il n'y a pas lieu d'opposer les éditions successives du missel romain! Il faut les comprendre comme s'inscrivant dans la continuité liturgique, et non dans je ne sais quelle logique de rupture. Wikipedia illustre bien cette harmonie, en replaçant chaque élément de la messe dans son évolution organique. Parler comme Nicolas Senèze d'«ancien rite» est une commodité de langage malheureuse, il n'y a qu'un rite latin avec une forme extraordinaire et surtout une forme ordinaire. [...] Quoiqu'il en soit, c'est bien cette forme ordinaire qui forme l'ossature de l'article, avec des explications de l'origine des cérémonies, ce qui renvoie sans surprise vers les éditions précédentes du missel et les autres rites rites catholiques (que ce soient le missel romain tridentin, le missel romain de 1962, le missel ambrosien entre autres). Voici des exemples tellement simples qu'ils n'échapperont à aucun catholique pratiquant. Je relève dans l'article de Wikipedia des phrases qui ne peuvent s'appliquer au rite de 1962: 
On commence par dire dès la première phrase : "La messe est une cérémonie liturgique au cours de laquelle le ou les prêtres officiants célèbrent..."

Ensuite: "La dernière Présentation générale du Missel romain, publiée en 2002, rappelle l'importance de cet aspect sacrificiel tout en invitant à mettre en valeur d'autres aspects moins développés jusqu'alors : Ce faisant, une plus grande attention est ainsi prêtée à des aspects de la célébration qui avaient été négligés parfois au cours des siècles."

"La forme extraordinaire du rite romain, forme du rite romain avant la réforme de 1969, commence par les prières au bas de l'Autel. Ces prières datent du Xe siècle. Elles se disaient auparavant à la sacristie. Saint Pie V les a rendues obligatoires et uniformes pour toute l'Église latine au XVIe siècle, et les a incorporées à la Messe. Elles ont été remplacées par la préparation pénitentielle de la messe de Paul VI."

"La préparation pénitentielle actuelle dérive des prières au bas de l'autel, initialement réservées au prêtre et à ses ministres..." (Suit la description des formules au choix proposées seulement depuis le nouveau missel.)

"Le concile de Vatican II a complètement refondu les textes du lectionnaire de la messe." (Ce qui est inexact, le concile n'a pas touché à la messe.)

"À présent, tous les jours de l'année ont leur messe propre, et le cycle des lectures dominicales s'étend sur trois années (A, B et C)."

"Jusqu'au IVe siècle, le psaume associé au graduel était chanté en entier. La réforme liturgique de Vatican II a conduit à rétablir cet usage, les antiennes associées au psaume étant simplifiées en conséquence."

"Seconde lecture (épitre)" (en effet le texte de wikipedia mentionne deux lectures avant l'Evangile).

"L'édition 2002 du missel romain la place (la séquence) avant l'alléluia."

"La réforme liturgique d'après Vatican II a voulu rendre sa spécificité à l'offertoire en formulant de façon plus synthétique les prières silencieuses du prêtre, en supprimant la prière Suscipe sancta Trinitas considérée comme un doublet de la première partie du Canon romain (prière eucharistique I) mais sans équivalent dans les autres prières eucharistiques, en instaurant un dialogue avec l'assemblée, sans équivalent dans les liturgies antérieures, en vue d'une participation plus active de l'assemblée."

"La prière sur les offrandes était encore dite à voix basse dans le rite de Saint Pie V. Elle est dite à voix haute depuis la réforme liturgique de Paul VI."

"Le missel de Paul VI, tout en conservant les préfaces traditionnelles, en a considérablement étendu le nombre."

"Avec les œuvres baroques, souvent très longues, le chœur ne chantait que la première partie du Sanctus jusqu'à la consécration, puis chantait la phrase qui commence par Benedíctus après la consécration. Cet usage n'a plus lieu d'être depuis que la messe de Paul VI a établi que le canon devait être entendu par tous et donc récité à voix haute."

"Contrairement à la tradition occidentale romaine qui ne connaissait que le canon romain[réf. nécessaire], la réforme liturgique de Paul VI a introduit trois autres prières eucharistiques."

"La réforme liturgique de 1969 a rétabli la faculté de le dire (le canon) à haute voix, sans en faire une obligation." (Je ne connaissais pas ce caractère facultatif ce qui est en opposition avec la phrase plus haut).

"L'incise paulienne (« ceci est mon corps livré pour vous », d'après 1Co 11, 24) a été introduite par la réforme de Paul VI, comme rappel du caractère sacrificiel de la Passion, et de la messe qui en est le mémorial."

"Primitivement insérée (incise mysterium fidei) au milieu la consécration du vin, elle a été déplacée à la fin de la consécration par la réforme de Paul VI, et complétée par l'acclamation."

"Elle est suivie (l'oraison pour la paix) de la doxologie, une courte prière à la gloire de Dieu (« car c'est à Toi appartiennent le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles »). En usage dans de nombreuses liturgies, cette prière n'est pas de tradition romaine, on suppose qu'elle est un vestige de l'époque apostolique. C'est à tort qu'elle est récitée par certains après le Pater entraînant l'omission de la prière pour la paix. Selon la présentation générale du Missel Romain de 2002[4] : Le prêtre prononce l'invitation à la prière, tous les fidèles disent celle-ci avec le prêtre, et le prêtre seul ajoute l'embolisme que le peuple conclut par la doxologie."

"La réforme liturgique de Vatican II en a rétabli l'usage (du baiser de paix) pour tous."

"L'invocation de la paix (à l'Agnus Dei), qui subsistait de ce rite, a été replacée en début du rite de la paix par la réforme liturgique de Paul VI (qui a regroupé l'ensemble, et rétabli l'échange d'un signe de paix)."

"L'usage de se frapper la poitrine à chaque invocation remonte au XVe siècle. Il n'est plus mentionné par la réforme liturgique de Paul VI."

"Avant la réforme liturgique, la communion décrite dans le Missel se limitait à celle du prêtre." etc.

"...le dialogue de la postcommunion a été supprimé par la réforme liturgique de 1969."

"Elle (l'oraison super populum) avait disparu lors de l'établissement du missel de saint Pie V, puis réinstauré par le rituel de Paul VI en certaines occasions."

"Elle (la bénédiction finale) a été placée avant le renvoi par la réforme liturgique de Vatican II."
Les exemples sont multiples et montrent à l'envi que Wikipedia décrit la forme ordinaire. Voir la messe de Jean XXIII dans celle de Paul VI, comme Nicolas Senèze le fait, est au fond un bel hommage à la continuité liturgique. [...]»

Partie n°2 - Mais pourquoi un tel courrier?

L’affaire se déroule par étapes: le 25 janvier Nicolas Senèze écrit dans La Croix que «Wikipédia consacre presque entièrement son article 'Messe' à la liturgie dite 'traditionnelle'». Le 27 janvier, PTK dit sur le Forum Catholique qu’il y a erreur, que Wikipedia «déroule simplement la Sainte Messe et précise lorsqu'il y lieu les différences entre les deux formes du rite romain». S'ensuit un échange sur le MetaBlog, entre Aymeric qui estime que la confusion de Nicolas Senèze illustre la baisse de culture religieuse des journalistes... et Nicolas Senèze, qui persiste et signe. Enfin (et cela devrait rendre la polémique inutile) un séminariste diocésain nous adresse le 31 janvier son analyse de l'article de Wikipedia - nous vous la donnons plus haut, en première partie.

... et ci-dessous: le point de vue des uns et des autres.

25 janvier - "Internet au service de la liturgie" - Nicolas Senèze, La Croix
«En matière de liturgie, il faut constater la très large place de la forme extraordinaire du rite romain sur Internet. Même l’encyclopédie participative en ligne Wikipédia consacre presque entièrement son article « Messe » à la liturgie dite «traditionnelle», plutôt qu’à sa forme rénovée après Vatican II en vigueur dans la plupart des paroisses. [...]»

27 janvier - "Nicolas Senèze se trompe" - ptk, Le Forum Catholique
«L'article de Wikipedia n'est pas consacré à la Messe traditionnelle. Il déroule simplement la Sainte Messe et précise lorsqu'il y lieu les différences entre les deux formes du rite romain. Mais bien évidemment, si Nicolas Senèze ne connait que la "forme rénovée après Vatican II en vigueur dans la plupart des paroisses" françaises, on peut comprendre qu'il n'y reconnaisse rien. Le franc et grotesque désordre qui y a été substitué aux rites catholiques ne laisse en effet pas subsister grand chose de cette admirable ordonnance du Saint Sacrifice que même la regrettable réforme des années soixante n'avait pu totalement occulter.»

27 janvier - "On a parfois des surprises..." - Aymeric, Metablog
«[...] De fait, ce que le texte de Wikipédia dit de la messe s’applique aussi bien au missel de Paul VI. Nicolas Sénèze lit cette description, et peut-être habitué à ce que PTK nomme «le franc et grotesque désordre», il ne comprend seulement pas que c’est y compris de la messe de Paul VI qu’il s’agit. C’est… énorme! [...]»

28 janvier - "un article ... consacré presque entièrement à décrire la Messe dans l’ancien rite" - Nicolas Senèze, Metablog
[...] C’est justement le contraire ! [L'article de Wikipedia] décrit le déroulé de la Messe selon le Missel de Jean XXIII précisant, quand cela est nécessaire les différences avec le Missel de Paul VI (qui encore une fois est le plus utilisé dans le monde. [...] Je pense avoir assisté à suffisamment de messes dans cette forme (j’ai même écrit un livre sur le sujet) pour savoir de quoi je parle. [...]»

28 janvier - "La question est de savoir si... wikipedia traite essentiellement de la liturgie dite traditionnelle" - Aymeric, Metablog
«[...] avez-vous assisté à des messes selon la forme ordinaire du rite, telle que codifié dans le missel de Paul VI? Je connais un certain Denis Crouan dont c'est le dada. Denis constate (il le regrette) qu'il n'y a pour ainsi dire pas en France de messes s'en tenant strictement au missel de 1969 (sans 'enrichissements' ni 'adaptations' locales, donc). C'est bien dommage! Si ces messes existaient vous pourriez y assister. Vous verriez alors que le texte de Wikipedia, effectivement, correspond bien au déroulé de la Sainte Messe, qu'elle soit célébrée dans une forme ou dans l'autre. [...]»

samedi 30 janvier 2010

Eric Rohmer et Pascal

Je ne suis pas encore un connaisseur de l'oeuvre de Rohmer et n'ai vu que quelques uns de ses nombreux films. Mais il me semble que je suis rentré dans son oeuvre lorsque j'ai découvert dans Ma nuit chez Maud et dans Conte d'hiver cette merveilleuse référence à Pascal et au pari. Le jansénisme de Rohmer, qui fut, j'allais dire par ailleurs, catholique et royaliste comme le souligne Michel Marmin dans le dernier numéro de Monde et Vie, ce jansénisme est admirable ! Il est humain. Il est aussi profondément aristocratique. J'ajouterais : il peut être chrétien mais ne l'est pas nécessairement. C'est que, parmi les chrétiens, beaucoup sont plus jésuites (atticistes disait Eugène Green dans le même sens) que jansénistes.

C'est toute la problématique de Ma nuit chez Maud, vaste discussion philosophique dans la ruelle d'une précieuse moderne (Françoise Fabian au sommet de sa beauté). D'un côté le chrétien (Jean Louis Trintignant, mais oui !), auquel au fond son christianisme donne tous les droits - le droit d'aimer qui et quand il veut du moment que cela ne l'engage pas trop et qu'il puisse se confesser - et auquel son christianisme donne aussi et avec le droit, l'assurance d'une vie, au final bien rangée, avec mariage et affinités, enfants et vie sociale. De l'autre côté, le marxiste qui se définit comme puritain, qui sacrifie sa vie et ses amours au marxisme, c'est-à-dire (dans une version laïcisée de Pascal) à la possibilité qu'advienne l'absolu. Possibilité que Vidal (le camarade de lycée de Jean-Louis prof de philo et devenu marxiste convaincu de catho qu'il était) ne tient absolument pas pour certaine (en 1969, date du film, la foi communiste s'écaille) mais possibilité qu'il prétend néanmoins meilleure que le "réalisme" auquel l'amènerait son doute ou son incertitude si Vidal suivait la déclivité qu'ils lui indiquent. Maud partage la foi sans foi de Vidal, mais alors à l'instinct, sans l'avoir théorisée, en en vivant, simplement. Elle cherche l'absolu dans ses amours, elle l'a trouvé mais il est mort (évidemment) et elle ne pourra vivre désormais que de cette quête, ou même simplement d'aviver cette quête chez les autres. Précieuse ou nonne laïque, c'est un peu la même chose, elle dira toujours non.

Il n'y a que dans Conte d'hiver que ce "non" au banal se transforme en "oui", sans doute parce qu'il s'agit d'un conte, et que tout est possible dans un conte, même la rencontre la plus improbable de celui qui, assis devant soi dans le bus, est justement cet homme absolu pour lequel elle finit toujours par dire non aux autres hommes qui la courtisent.

Dans sa version atticiste (je reprends ce mot à Eugène Green, qui me semble tellement proche de Rohmer, au moins dans son jansénisme - voir le post que j'ai consacré à sa Religieuse portugaise), l'absolu permet d'organiser l'existence et de s'y créer, à travers des principes solides, une véritable sécurité existentielle. C'est sans doute ce calcul qui a fait naguère ouvrir aux jésuites le collège de Clermont et beaucoup d'autres à travers la France et le monde.

Dans sa version janséniste (je parle du jansénisme première manière), l'absolu permet d'affronter le risque maximum, en entretenant l'espérance. Le janséniste est l'homme du pari pascalien, celui qui est prêt à tout perdre pour tout gagner. Il parle comme Saint Cyran et répète : aller où Dieu mène et ne rien faire lâchement.

On prend les jansénistes pour des rigoristes, alors que ce sont souvent les jésuites qui enseignent la rigueur parce qu'elle est plus sécurisante. Quant aux jansénistes, avouons que ces risque-tout ne sont pas facile à caser, dans l'exacte mesure où ils veulent toujours être meilleurs. Ils ne croient pas que la vie est un dû, mais ils la reçoivent comme une sorte de miracle permanent, dans lequel, comme dirait le cardinal Lustiger dont ce fut la devise épiscopale et qui, à cause de cette devise, devait être un drôle de janséniste, "tout est possible à Dieu".

Dans l'Eglise les deux tempéraments et les deux vocations ont toujours cohabité. Ils ne deviennent haïssables ou condamnables que lorsqu'ils se mettent en tête les uns ou les autres, de constituer un parti exclusif... car l'Eglise n'est jamais un parti... Merci à Rohmer pour la bonté de son regard. Il ne nous force pas à choisir entre Jean-Louis et Maud, mais nous met en demeure d'être vrais et de ne pas nous raconter d'histoire à nous-mêmes. On le comprend mieux encore Rohmer, lorsque dans Ma nuit chez Maud, on regarde le bonus du DVD: un dialogue fantastique (au sens étymologique de ce terme) entre Brice Parrain et le Père Dominique Dubarle, Brice l'agnostique défendant Pascal et Dominique le religieux l'attaquant, avec chacun leurs raisons.

vendredi 29 janvier 2010

L'abbé Berche cet après-midi...

je l'ai trouvé très présent dans son sommeil, beaucoup plus "lui" que précédemment. Je dis dans son sommeil car, par précaution, il a été resédaté pour trois semaines (environ), au terme desquelles on procèdera enfin à l'examen cérébral...

Comme son coma va durer encore quelque temps, j'ai tenu à remettre à sa maman de votre part les mots que vous avez écrits en les envoyant sur la boîte courriel d'Anne Cécile (annececilefoubert@yahoo.fr), ainsi que des photos où son fils la bénit lors de sa première messe. Elle en a été touchée et heureuse. Je voudrais vous remercier du caractère très personnel de beaucoup de vos messages.

Vous pouvez continuer à envoyer des messages !

Je voudrais vous faire profiter...

... d'une très belle lettre de Henri, que j'ai reçu en privé, mais qui ne contient rien que de public et que je me fais donc un plaisir de relayer. Objet ? Le n°2 de Respublica Christiana sur Les catholiques et la Shoah. Je crois que la seule manière de ne pas donner raison au bourreau en laissant à la mort le dernier mot, c'est d'entrer dans une compréhension "messianique" (comme dirait Agamben dans son magnifique Le temps qui reste) ou chrétienne (comme je dirais moi) de la Shoah. Je crois que cette idée - messianique et chrétienne - de la Shoah comme apocalypse de la modernité va finir par faire son chemin. Voici le très beau texte d'Henri, qui se trouve comme renforcé et concrétisé par l'étrange rencontre dont il nous fait part :

Bravo pour votre dossier dans Respublicana Christiana sur les catholiques et la Shoah. Oui bravo d’avoir pris le problème à bras le corps et de nous délivrer d’une attitude compassée et gênée. Il me semble comme je l’ai déjà dit que : Le bourreau en tuant l’autre, en l’anéantissant, n’est ce pas son image d’enfant de Dieu qu’il veut anéantir au fond d’un désespoir absolu ? Perdre la foi en Dieu suite à la Shoah ne serait-ce pas l’ultime victoire e du bourreau ? En ce sens la Shoah et sa monstruosité ont bien été aussi prévues par les « Démons » de Dostoievski. L’assassinat de Chatov soude les conjurés dans un désespoir commun (même le sain athée Kirilloff y participe à sa manière en fournissant malgré lui un alibi aux x conjurés par son suicide effrayant) .

Il suffisait d’étendre l’échelle par une métaphysique hostile à toute spiritualité, pour réduire l’homme à un numéro , celui des camps ou celui de nos sociétés codifiés [c'est ce que dit magnifiquement Imre Kertesz, à propos de la société bloqué de la Hongrie socialiste derrière le Rideau de fer. GT]

La Shoah nous pose en tant que chrétiens et particulièrement en tant que catholique la nécessité de nous accorder avec nos frères juifs sur une vision du mal dit ce dossier. . Oui, et de relire Girard.. Oui.

Je vous signale que c’est au bout de 15 secondes de discussion quand j’avais fait connaissance avec un voisin avenue de Ségur (en jetant des bouteilles dans un conteneur), suite à son refus avoué de croire vraiment en Dieu, en raison des malheurs de sa famille polonaise pendant la guerre, et devinant alors qu’il était juif, je lui avais tenu de but en blanc les propos que j’ai soulignés au début (que m’avait inspiré Dostoïevski) Il a été étonné et il a tenu à me revoir souvent et nous avons amorcé un dialogue qui s’est poursuivi. L’ai-je rendu à la foi, celle de ses pères ou une autre ? En tous cas la question se pose. Pour nous deux…

Bien à vous et cordialement
Henri

mardi 26 janvier 2010

[conf'] Mardi 26 Janvier 2010 à 20 heures - « La chair, présence esthétique de Dieu » par Maxence CARON

Conférence au Centre Saint Paul (IBP à Paris) - Mardi 26 Janvier 2010 à 20 heures - « La chair, présence esthétique de Dieu » par Maxence CARON - Participation aux frais: 5 euros, 2 euros pour les étudiants - La conférence est suivie d’un verre de l’amitié.

lundi 25 janvier 2010

Des nouvelles de l'abbé Berche

Notre Alexandre a surmonté l'infection et la petite embolie pulmonaire qu'il avait contractées semble-t-il à cause du respirateur artificiel. Il est très suivi. Le projet actuel est de le désédater progressivement pour que l'on puisse enfin faire un bilan de son état cérébral.

Il faut donc redoubler de prières chers amis. Il sera bientôt en état d'entendre vos messages. La messe de demain mardi à 19 H au Centre Saint Paul sera spécialement consacrée à prier pour lui. Je crois que s'il sort de là notre Alexandre sera non seulement le bon prêtre qu'il est déjà pour ceux qui l'ont approché et qui connaissent sa charité, mais il sera un prêtre exceptionnel, revenu de l'abîme pour nous guider avec plus de force vers la Lumière.