vendredi 17 janvier 2014

Le mystère de notre destinée

J'ai toujours été fasciné par l'Evangile des Noces de Cana que nous lirons dimanche prochain. C'est comme un mystère, dans lequel chaque élément dit quelque chose à celui qui cherche. Je ne prétends pas avoir tout compris, mais en rédigeant ce texte pour notre Bulletin hebdomadaire, j'ai eu l'impression d'avoir trouvé quelques clés, que je vous demande d'essayer. Vous me direz dans les commentaires ce que cela ouvre (ou n'ouvre pas) pour vous.

Les noces de Cana, dont nous lisons l’Evangile ce dimanche, doivent être comprises dans la même perspective que le baptême du Christ et que la fête de l’Epiphanie : celle de la manifestation de Dieu à notre humanité. Etant présent à un mariage, sur une intervention de Marie sa mère qui s’aperçoit que les amphitryons vont manquer de vin, le Christ change l’eau en vin. Il faut comprendre la signification de ce premier miracle, qui, en quelque sorte contient tous les autres.

Un détail peut nous y aider : où se trouve l’eau ? « Il y avait là six jarres qui servaient aux purifications des Juifs ». Jésus dit : « Remplissez d’eau ces jarres ». Le changement de l’eau en vin signifie le passage de l’ancienne alliance (les purifications des Juifs) à la nouvelle, qui justement est placée, en un autre passage, sous le signe du vin, Jésus disant à ses apôtres : « Je ne boirai plus avec vous du fruit de la vigne jusqu’à ce que je le boive, nouveau, dans le Royaume de mon Père » (Matth. 26, 29).

Comment caractériser la nouvelle alliance ? Est-ce une ivresse psychique, une expérience spirituelle, que certains auraient (les Born again de l’évangélisme américain par exemple) et que d’autres n’auraient pas, ceux qui n’ont pas (encore) pris conscience de la nécessité de leur baptême ? – Non, la nouvelle alliance n’est pas d’abord une expérience spirituelle donnée à certains et pas à d’autres. La meilleure preuve ? Le baptême des petits enfants, qui n’ont aucune expérience psychologique, mais qui, par l’intermédiaire de leurs parrain et marraine, reçoivent le don de Dieu, même s’ils n’en ont pas conscience. On peut prouver aujourd’hui que la toute primitive Eglise a baptisé les petits enfants. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas d’âge pour initier la transformation la plus importante de notre vie.
Dans la Nouvelle alliance, l’homme reçoit un statut nouveau et une nouvelle dignité, un nouvel être. Il se définissait simplement comme un animal plus ou moins raisonnable. Il devient un fils ou une fille de Dieu, il reçoit la vie de Dieu, non pas une vie biologique, mais une vie qui se manifeste, nous y reviendrons, dans les trois vertus de foi, d’espérance et de charité et qui se prolonge dans une participation aimante et éblouie à l’éternité divine.

Cette métamorphose de l’homme définit le christianisme tout entier. Le christianisme est la religion de cette métamorphose, que l’on peut appeler « salut » ou « conversion ». Le miracle de Cana, le changement de l’eau en vin opéré par le Christ, est la métaphore de cette métamorphose. Ainsi contient-il tous les autres miracles, qui ont pour fin de manifester ce pouvoir de divine métamorphose, que possède le Christ sur notre humanité : « A tous ceux qui l’on reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ».

Cette transformation s’effectue dans le secret. Elle échappe au marié imprévoyant. Elle échappe aux invités. Personne ne sait d’où vient ce vin nouveau. Mais « les serviteurs, eux, le savaient puisqu’ils avaient puisé l’eau ». C’est dans le service de Dieu, dans l’obéissance au Christ que demande la Vierge Marie (« Faites tout ce qu’il vous dira ») que nous prenons conscience de ce que nous sommes et de cette transformation qui s’est accomplie secrètement, divinement en nous. La vérité du Christ serviteur se manifeste pour nous dans notre propre vie et dans la qualité de notre propre service. Nous ne devons pas être seulement les invités superficiels, inconscients de ce qui s’est passé. En tant que chrétiens, nous sommes du côté des serviteurs, nous avons compris le caractère incomplet de la loi (les six jarres) et nous découvrons ce vin nouveau comme le vin de la foi, la foi des serviteurs qui, fidèlement, « remplissent d’eau ces jarres » sans comprendre ce qu’ils font, mais auxquels la lumière est donnée : « les serviteurs eux savaient ».

Il ne faut pas non plus nous laisser abuser par l’idée commune, courante, que sur la terre rien ne change, que le plus beau est forcément dans la jeunesse, que la nature est toujours soumise à l’entropie d’une lente dégradation, que le vieillissement est une loi sans exception. Le bon vin n’est servi qu’à la fin, remarque le Maître du repas. Quelle invitation au progrès spirituel ! Aujourd'hui, nous n’avons encore rien vu. C’est à la fin que nous boirons le vin nouveau dans le Royaume du Père. Gare aux impatients !

C’est à la fin que sera manifeste l’union pour laquelle nous sommes faits. Ce mariage auquel le Christ est invité par hasard est l’image de l’union que notre vie projette du fond d’elle-même, l’union nuptiale à l’Infini, à l’Eternel, sans laquelle notre destinée, incomplète, est comme absurde. Toutes les unions humaine doivent être autant d’évocation de cette union ultime sans laquelle nous demeurons vains et vides, dans l’affirmation dérisoire de notre seul… Moâ.

23 commentaires:

  1. Vous faites erreur : le texte de l'Evangile dont la lecture est appointée pour demain est Jean 1, 29-34. Reportez vous au site de la Conférence des évêques de l'Eglise France. Votre sermon tombe complètement à côté de la plaque. Je m'étonne qu'un ecclésiastique ignore à ce point le lectionnaire.

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    1. ...à moins, à moinsssse, cher anonyme, que ce soit vous qui vous trouviez "à côté de la plaque" en ignorant la liturgie, la richesse de ses arcanes, et la pluralité de ses formes.

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  2. Dimanche 19 Janvier: Deuxième Dimanche après l'épiphanie, vert,2ème classe. Epître: Rm 12,6-16. Evangile:Jn 2,1-11 ( les noces de Cana)
    Le commentaire viendra plus tard, ou ne viendra pas...

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  3. Monsieur le Webmetre ne prenez pas les ntervenants pour des imbéciles. Je suis allé sur le site de la très officielle Conférence des Evêque de l'Eglise de France et il est bien indiqué que le texte appointé pour demain est bien Jean 1, 29-34. Votre ironie, un peu lourdingue vous en conviendrez, sur ma soit disant ignorance de la liturgie me paraît donc déplacée et exempte de toute charité chrétienne. Je vous signale que Jésus a dit qu'il était venu pour les humbles et non pour les savants (Mt 11, 25), mais peut-être ne croyez vous pas au Seigneur Jésus.

    Afin de prouver mes dires je joins à ce message le lien vers les textes officiels du 2ème dimanche du temps ordinaire :

    http://www.aelf.org/office-messe

    NB La plupart des Eglises anglicanes ainsi que celles de la Confession d'Augsbourg ont adopté ce même lectionnaire triennal ce qui permet à la majorité des chrétiens de prier le dimanche sur les mêmes textes (hormis lors de quelques fêtes particulières spécifiques à chacun des cultes comme par exemple le Dimanche de la Réformation).

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  4. Vous vous posez un peu là, à venir donner des leçons d'humilité, alors qu'en premier message vous venez en trois phrases parler d'erreur, d'ignorance, et d'être à coté de la plaque, le tout sur le ton de l’étonnement offusqué. Il est bien possible que les communautés anglicanes, d'Augsbourg et d'ailleurs, utilisent le calendrier que vous donnez, et qui est celui d'une majeure partie de l'Eglise.

    Il n'en reste pas moins que le centre St Paul suit la forme extraordinaire du rite romain, et ne peut faire autrement que d'utiliser les textes prévus pour cette forme par la Sainte Eglise. Vous le trouverez sur http://peripsum.org/M/TRF/.

    J'admire presque votre pirouette: Vous veniez l'air méchant nous donner des leçons de calendrier. Pris la main dans le sac de votre ignorance, vous ne vous démontez pas et nous offrez maintenant des leçons d'humilité, l'air tout aussi pontifiant... et poncifiant ("vous conviendrez..." "je vous signale..." etc) .

    Allez, zou!

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    1. Allons, Monsieur l'abbé, il ne faut pas se fâcher comme ça. Notre Seigneur n'a-t-il pas dit "à temps et à contretemps" ? Pour les gens extérieur à la tradition, c'est difficile de comprendre que l'Eglise catholique, universelle donc, n'a pas qu'un seul menu mais une carte bien fournie.
      Et encore nos amis ne connaissent pas les Melkites, les Coptes, les Arméniens, les Chaldéens, les Syriaques...

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  5. Toujours aussi courtis Monsieur le Webmestre. Si je comprends bien vous ne faites pâs partie de l'Eglise de France et vous suivez votre propre liturgie et votre propre lectionnaire. C'est bien ce que je pensais, vous êtes un groupement schismatique sous la juridiction d'aucun évêque, un peu comme les Vieux-catholiques ou les Catholiques-libéraux. Bref des pompes à fric.

    NB Pour connaître la vraie doctrine de l'Eeglise de France je me réfère aux seuls sites officiels de la Conférence des Evêques de France (faire CEF sur GOOGLE).

    NB2 Le Pape actuel s'appelle François et non plus Benoït 16 de triste mémoire.

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    1. Cher lecteurs, je ne passe le message ci-dessus qu'à titre d'illustration du trollisme qui sévit sur internet. Nous tenons là un beau spécimen, d'un anonyme qui vient d'abord nous donner des leçons de calendrier... et qui tombe lamentablement à côté de la plaque. Mais qui ne se démonte pas, et revient tout à la fois prendre l'air pincé, se poser en victime de je ne sais quel manque de courtoisie, vanter les choix de la Confession d'Augsbourg, faire le sot et feindre ignorer que l'Eglise abrite en son sein plusieurs rites, nous accuser d'un peu tout ce qu'il trouve dans son chapeau.

      Bref, je le redis: on en tient un beau!

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  6. En effet, l'Eglise catholique abrite plusieurs rites : un seul rite occidental et plusieurs rites orientaux (mais qui tentent à se rapprocher du rite occidental notammenty en adoptant le nouveau lectionnaire). Le rite romain ne comporte qu'un seul rite celui proclamé par le pape Paul VI de vénérée mémoire en 1969 si je ne me trompe : tout le reste est philosophie. Ceci dit, vous êtes un beau specimen de la courtoisie française et de la charité chrétienne. Souffrez, Monsieur, que je ne vous salue pas.

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    1. Peut-on savoir au nom de quelle vraie doctrine officielle de l'Eglise de France vous prétendez interdire ce que 1) le Pape (y compris l'actuel) ; 2) un certain nombre d'évêques dont le primat des Gaules et l'archevêque de Paris autorisent dans plusieurs églises de leur diocèse, à savoir l'usage des livres liturgiques de 1962, dont Benoît XVI a rappelé qu'ils n'avaient jamais été interdits ?
      Votre réponse doit être sûrement très intéressante.

      Peregrinus

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    2. En effet vous avez raison, il n'y a qu'un rite, mais comme le signale une intervenante, ce rite a depuis 1969 deux formes, du fait de l'impossibilité certes que vous pouvez regretter d'empêcher la forme tridentine, sans abus de pouvoir.
      Donc une forme Ordinaire et une Extraordinaire.
      Chacune avec un Ordo qui lui est propre.
      Je présume que vous comme moi devons regretter la multiplication des formes, en particulier dans la liturgie demandée par le Saint Père Paul VI, ou la simple forme ordinaire semble devenue extraordinaire.
      Bien à vous.

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    3. à0 04:04

      vous confondez deux notions : le rite et la forme.

      Il n'y a qu'un seul rite romain tout comme il n'y a qu'un seul rite arménien ou un seul rite syro-malankar par exeMple.

      Paul VI a abrogé toutes les liturgies spécifiques existant au sein du rite latin tels que les liturgies ambrosienne, mozarabe, lyonnaise ou dominicaine ainsi que les diverses particularités locales. Ce faisant il a unifié la liturgie latine. C'est le premier pape a avoir imposé la liturgie romaine à l'ensemble de l'Eglise : il fallait le faire.

      Maintenant à l'intérieur du rite romain Benoit 16 a introduit une forme extraordinaire en réactivant le missel de 1962 (abusivement appelé tridentin ou de Pie 5 alors qu'il n'avait plus grand chose à voir et que le Pape Pie 5 n'avait jamais utilisé puisqu'il était dominicain) pour faire plaisir à quelques traditionalistes, mais on peut dire sans se tromper que c'est ce qui a initié sa chute (au Moyen-Age il aurait fini empoisonné).

      Cette forme extraordinaire est comme son nom l'indique : elle ne peut être employée que dans des cas extraordinaires et dérogatoires avec le consentement de l'évêque diocésain qui reste le grand maître de la liturgie dans son diocèse ainsi que le rappelle fort justement Benoît 16. Fort peu d'évêques ont fait usage de cette concession et la célébration selon la FORME extraordinaire reste très marginale, confinée à quelque milieux traditionalistes très fermés surtout sur eux-mêmes.
      J'ajoute q'il est interdit de mixer les deux formes par exemple en célébrant selon la forme extraordinaire avec le nouveau lectionnaire. De même il est impossible de célébrer selon la forme extraordinaire en français faute de disposer d'une traduction agréée par le St Siège. Par contre il est loisible de célébrer selon la forme ordinaire en n'importe quelle langue - y compris en latin selon l'édition typique - à condition de faire usage d'une traduction approuvée (c'est le cas depuis 2013 pour la langue bretonne).
      Je comprends mal la fausse ironie qui se cache sous votre dernier paragraphe bien alambiqué mais je subodore que vous faites allusion aux manières variées de célébrer selon la forme ordinaire. Sachez, Monsieur, qu'en 1969 il avait été prévu 4 anaphores et que depuis cette date les papes ont autorisé de nouvelles anaphores (on en compte pas moins de 15 pour la Vierge Marie). Pour le reste l'IGR laisse une plus grande liberté au célébrant qui peut omettre tout ce qui est désuet (encensements, lavabo) et n'est plus astreint à une sorte de carcan pseudo-juridique (je me rebèque quand j'entends parler de droit liturgique).
      signé : un ignorant qui, bien entendu, ne connaît rien à la liturgie mais qui utilise son droit de simple laïc de participer à la liturgie.

      NB Les propos attribués à B 16 selon lesquels le missel de 1962 n'aurait pas été abrogé me laissent dubitatifs car Paul VI a expressément prescrit le contraire dans la conclusion de sa constitution apostolique Missale Romanum de 1969 :

      « Nous voulons que ce que Nous avons établi et prescrit soit tenu pour ferme et efficace, maintenant et à l'avenir, nonobstant, si c'est nécessaire, les Constitutions et Ordonnances apostoliques données par nos Prédécesseurs et toutes les autres prescriptions mêmes dignes de mention spéciale et pouvant déroger à la loi ».

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    4. Vous écrivez qu'il n'existe pas de droit liturgique... et vous prétendez qu'un rite vénérable de l'Eglise romaine, canonisé par un saint pape, désigné par un autre comme l'une des formes toujours vivantes du rite romain, célébré aujourd'hui dans des dizaines et des dizaines de diocèses, à commencer par celui de Rome où il bénéficie d'une paroisse personnelle, peut être interdit : la logique de votre propos tend à m'échapper quelque peu.

      Peregrinus

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    5. Ce n'est pas moi qui le dit mais un autre Pape : Paul VI.

      Le missel de 1962, qui n'est pas celui de Pie V, ne peut être célébré que par un dérogation spéciale de l'évêque du lieu. C'est pourquoi on l'appelle extraordinaire. La forme ordinaire est célébrée librement. C'est celle que célèbre le Pape François.

      Je ne reviendrai pas sur ce point car je pense avoir été assez clair. Restez dans votre autisme.

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    6. Pas des dizaines et des dizaines : 5 tout au plus en France. Mis à part Paris (pour des raisons "politiques" mais l'Archevêque est en train de faire machine arrière et ne délivre plus de licences depuis belle lurette) uniquement chez des évêques marqués par le traditionnalisme).

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    7. @ l'anonyme du 22 janvier 2014 19:49:
      Cette distinction (un peu surréaliste) de deux "formes" date du Motu Proprio du 7 juillet 2007, qui dit clairement et précisément... le contraire de ce que vous lui faites dire.

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    8. Cinq tout au plus en France ?
      On en apprend tous les jours. Les paroisses personnelles sont très peu nombreuses, mais plus de la moitié des diocèses français ont au moins un lieu où est régulièrement célébrée la messe de saint Pie V (ce que je trouve tout à fait insuffisant du reste, mais enfin). Il semble que vous n'avez jamais entendu parler non plus du diocèse de Toulon-Fréjus, par exemple.
      Et vous oubliez les Etats-Unis, l'Angleterre, l'Italie, l'Allemagne. Oui, des dizaines d'évêques dans le monde - pour des raisons de politique peut-être, mais ce n'est pas plus à vous qu'à moi d'en juger - autorisent de fait la célébration de la messe de saint Pie V dans leur diocèse. L'archevêque de San Francisco vient même de demander à deux prêtres d'apprendre au clergé de son diocèse d'apprendre à célébrer la messe de saint Pie V ainsi que la messe de Paul VI dans le respect des rubriques et de tout ce que vous trouvez désuet.
      Votre capacité à en venir immédiatement à l'insulte ("autisme") laisse pantois.
      Je réitère ma question : Benoît XVI ayant déclaré que la messe de saint Pie V n'a jamais été abrogée (et donc que Paul VI ne l'avait jamais juridiquement pas abrogée, voire avait prévariqué), au nom de quel droit (puisqu'il n'y a pour vous pas de droit liturgique, et que la prétendue interdiction par Paul VI n'a donc pas valeur contraignante) prétendez-vous interdire la messe traditionnelle ?

      Peregrinus

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  7. Un beau commentaire: c´est dans la patrie céleste que l ´homme sera totalement heureux.
    Mais nous pouvons avoir un peu plus d´optimisme dans cette vie. Si l ´âge apporte la sagesse, nous devrons avoir un peu plus d´espoir dans nos vies...

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  8. Que cette diatribe est triste, alors que "les noces de Cana" sont merveilleuses, laissons hurler les chiens dans la nuit et prions !
    Dans votre analyse des "Noces de Cana", j'aimerais rajouter une dimension mariale qui m'a impressionnée.
    La Sainte Vierge était invitée, elle aussi, c'était une amie de la famille des mariés. Avec humilité et discrétion, sans qu'on le lui demande, elle s'inquiète de savoir si tout va bien se passer pour ses amis qui reçoivent. Elle découvre la faille, sans que quiconque lui demande de la chercher, et immédiatement, Elle sait que son Fils est tout puissant, elle va le voir. Lui répond : "Madame", ( terme de politesse, en notre monde) et non "femme", (terme péjoratif, en notre monde), "mon heure n'est pas encore venue.". Elle connait l'Amour de son fils pour Elle, Elle retourne voir les serviteurs " Faites ce qu'il vous dira" car Elle sait que son fils ne peut lui refuser. Et son fils, Dieu fait Homme, change son plan, le Plan de Dieu, à la demande de la Vierge Marie et "célèbre" son premier miracle, plus tôt que prévu par son Père. Les Noces de Cana se retrouvent dans le message des apparitions de Pontain : "Mais priez, mes enfants, mon fils se laisse toucher."
    Dieu ne peut résister à l'intercession de la Vierge Marie, Il L'a couronnée au ciel !

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  9. A l’intention de tous les Trolls illettrés qui traînent sur les blogs : A lire :
    Le Motu proprio Summorum Pontificum, sur l'usage de la Liturgie romaine. Benoit XVI, 7 juillet 2007

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    1. Il doit me manquer un épisode...

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  10. 
@ Anonyme de 12h00.
    Ce n’est pas le billet d l’Abbé qui est triste, mais bien le vôtre, Anonyme de 12h. Humain trop humain ! Quelle tristesse ! Le Christ n’a pourtant jamais montré qu’une quelconque sentimentalité pouvait prendre le pas sur la volonté de son Père ! «… l’initiative souveraine de Jésus, sa maîtrise des événements et sa soumission au calendrier divin et à la volonté du Père »(J.P.Meier). De surcroît, Il interpelle bien sa mère en lui disant : « qu’avons-nous de commun en cette affaire, femme? Mon heure n’est pas encore arrivée. »

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  11. Quant à votre analyse de ce miracle, MAG2T, elle se base sur la fonction symbolique. Toutes les analyses de ce miracle se font de cette manière, car du vin lui-même, on ne sait pas grand-chose. Ici, vous employez le symbole de la « métamorphose » pour la vie du baptisé. En tant que prédicateur, votre analyse est belle et sûrement véritable, mais ce n’est pas sur ce plan que je voudrais ajouter mon humble grain de sel. C’est le miracle lui-même que j’aimerais approfondir, non sa force symbolique. Car, en effet, dire que Jésus transforme l’eau en vin pour finir la fête, est une lecture certainement insuffisante. Il ne s’agit pas d’un vin ordinaire. Ce n’est pas seulement son goût qui fait sa différence, mais bien sa nature. Que savent les serviteurs ? Que l’eau a été transformée, mais savent-ils que Jésus est Dieu et que la nature du Vin Nouveau est d’origine divine ? Permettez-moi d’en douter. L’Eglise donne à ce miracle le terme d’Epiphanie, comme l’Etoile des mages et le Baptême du Christ. Voilà bien le génie et la dimension toute christique de notre belle Eglise ! Le vin de Cana est la « manifestation » d’une réalité divine. Ce n’est ni du beaujolais nouveau, ni un pur symbole. Le symbole, c’est l’intellect (avec l’Esprit) qui le forge et il peut le faire à l’infini. Ici, il s’agit bien d’une réelle substance ! Un Père de l’Eglise dont je ne me souviens absolument plus du nom écrivait à ce propos cette phrase qui m’avait interpellée : « Il a transformé l’eau ». Dans cet énoncé, il ne parle même plus de vin tant la substance est « autre ». D’autre part, tout ce que le Christ fait ou dit a une portée universelle, c’est à dire pour tous les temps et pour toute la terre. Il ne guérit pas un aveugle ou un sourd, il guérit la terre entière. L’Epiphanie de Cana est non moins universelle. L’eau serait transformée, transmutée, pour les siècles des siècles…Elle est devenue l’eau de notre baptême. Une Epiphanie est toujours Epiphanie de la Lumière de Dieu. Mais pourquoi en faire une manifestation symbolique ? L’étoile des mages est réelle, le ciel s’ouvre au Baptême de Christ. L’eau de Cana ne pourrait-elle pas être une manifestation tout aussi bien réelle d’une matière offerte ? L’eau est transformée et elle nous transforme à notre baptême, et tous les jours qui le suivent…. Je pousserai même la confidence en disant qu’à chaque fois que je prends une douche, c’est à dire tous les matins, je pense à l’eau de mon Baptême et je prie. Je ne fais jamais d’exception, tant l’eau pour moi, est celle-ci et pas une autre. La pollution n’ayant rien à voir avec sa vraie nature. Le vin nouveau du Royaume promis s’y rapporte. Celle d’ici est déjà Esprit ! Autre « folie » de ma part : Croyez-vous vraiment que le petit enfant n’ait pas conscience de son Baptême ? Cela dépend de ce qui se cache derrière le mot conscience. Psychologique ou spirituelle ? Ce n’est pas « du tout » la même chose ! L’âme est consciente de son destin mais le cache à la conscience psychologique…Alors, au niveau de l’esprit, tout se fait « en conscience » ! Je ne pousserai pas la confidence jusqu’à raconter sur ce blog une expérience vécue, mais croyez-moi, la mémoire peut aller très loin, bien avant l’âge du Baptême…Mais, l’oubli est nécessaire, vital même. Et de grâce, laissons Platon dans sa tombe !


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