mercredi 29 mai 2013

Plaidoyer pour la décroissance [par RF]

[par RF] Cher abbé, je lis votre texte («Ni chaud ni froid») et… il faut bien comprendre de quoi l’on parle. Quand Marx dit «lutte des classes», il ne s’agit pas des galopins de CM2 affrontant ceux de CM1. Quand un chrétien dit «Immaculée Conception» il ne parle pas de Naissance Virginale. Et quand un écologiste sérieux parle de «décroissance», il ne parle pas de celle du PIB! La «décroissance» est par exemple celle… de l’emprunte carbonne.

De quoi s’agit-il? Nous sommes au XXIe siècle et à peu près toutes nos activités utilisent de l’énergie carbonne fossile (charbon – pétrole – gaz). Ces fossiles résultent de la décomposition de végétaux terrestres en des temps très anciens… et très étendus, puisque le pétrole par exemple a mis 300 millions d’années à se constituer. Or quand vous roulez: l’essence, le bitume, et jusqu’à la fabrication de votre auto… tout cela repose sur le pétrole, dont nous avons consommé en un siècle la moitié du stock. Et comme l’«American Way of Life» s’étend au monde entier, nous consomm(er)ons ce qui reste de plus en plus vite. Bref, nous allons au-devant de sérieux soucis, l’idée est de décélerer. Au minimum: de ne pas accélerer. Cet aspect justifie à lui seul que décroisse notre consommation d’énergie carbonne.

Mais il y a autre chose : C+O2 >> CO2. Pour bruler du carbonne (par exemple de l’essence dans votre carburateur) vous consommez du dioxygène et vous produisez du dioxyde de carbonne… qui est un gaz à effet de serre. Il y en avait 0.028% dans l’air, avant l’industrialisation du monde. Nous en sommes a 0.038%. C’est un des éléments qui fait que les scientifiques prévoient une augmentation de la température au XXIe siècle, qu’ils ont du mal à évaluer, entre 1 et 7°C. Cependant, même dans la fourchette basse, ne croyez pas que cela soit anodin sur le climat… et par contre-coup sur notre mode de vie.

Bien évidemment, cela n’est guère plaisant à entendre. Du coup, les températures bien trop basses du printemps 2013 nous réjouissent presque. Par analogie, ce printemps froid, c’est un peu l’histoire vieillard centenaire, qui ne lache le guidon de sa bécane que pour tirer sur sa clope. L’anecdote est peut-être vraie, elle est certainement plaisante – il n’empeche que nous savons que le tabac tue. Nous pouvons nous efforcer d’en rire autant que nous voudrons, de penser que cela n’arrivera pas : et pourtant globalement (lissé dans le temps et l’espace) les températures augmentent, le climat se dérègle, la fonte de la calote artique pourrait avoir un effet sur le Golf Stream et l’Europe de l’Ouest pourrait perdre son climat tempéré. Les scientifiques nous disent très majoritairement que nous allons dans le mur, et de plus en plus vite. Peut-être serrez-vous d’accord pour ralentir un peu? Vous seriez alors devenu décroissant, ne serait-ce que parce que le matérialisme bien compris s’oppose au productivisme illimité.

Voilà pour les sources matérialistes du mouvement décroissant. Il y a aussi des racines spiritualistes, qui empruntent aux notions de sobriété, d’intériorité, d’enracinement, de respect des rythmes naturels, bref : il y a des décroissants qui pensent que la vie des Chartreux du film «Le Grand Silence» correspond mieux à l’Homme que celle des détraqués de «Brazil». Mais est-il bien utile de prêcher cela à qui est déjà chrétien?

16 commentaires:

  1. Cher Webmestre,

    puisque que vous nous resservez la tarte à la crème des gaz à effet de serre, voici un peu de lecture pour vous :
    http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/rechauffement-climatique-on-vous-11427

    voir aussi une autre piste sur ce site : l’exploitation du méthane moins polluant
    http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/tout-va-tres-mal-madame-la-136404

    Réchauffement climatique : on vous ment, les rejets de gaz carbonique ne sont pas l’essentiel du problème...
    Les faits sont têtus, car malgré l’habillage « scientifique » des déclarations officielles désignant les automobiles et les usines comme principales causes du réchauffement climatique, (qui, lui, est réel, bien que « passager » puisque nous sommes à la fin d’une période interglaciaire, comme va nous le dire Brigitte Van Vliet-Lanoé dans l’entretien vidéo que j’ai effectué : http://resiliencetv.free.fr/video-b....), il s’avère qu’il n’en est rien ; ou, plutôt, que le problème le plus grave réside moins dans l’émanation de gaz carbonique que dans l’aggravation de la désertification, l’appauvrissement des sols, l’urbanisation, entraînant une agriculture intensive produisant la pollution des nappes phréatiques, enfin le problème de l’eau...
    J’ai donc interrogé in vivo une autorité en la matière, Brigitte Van Vliet-Lanoé ( http://resiliencetv.free.fr/video-b... ) qui est professeure en sciences de la Terre à l’Université de Lille, j’ai aussi consulté les travaux d’Yves Lenoir. Je vais me contenter ici de présenter quelques extraits de leurs livres. Brigitte Van Vliet-Lanoë a par exemple écrit dans La planète des glaces (Vuibert, 2005) ceci (p. 4 et 5) :
    " Aujourd’hui, nous sommes, géologiquement, en fin de période chaude et tout le monde s’attend pourtant à un réchauffement brutal. L’effet de serre fait la unedes journaux alors que, à l’échelle géologique, la pression partielle de CO2 n’a pratiquement jamais été aussi basse. Une fonte des grandes calottes, comme celle du Groenland ou celle de l’Antarctique, est presque certifiée par les médias, alors que les sondages profonds nous font entrevoir leur ancienneté. Un relèvement de plus d’un mètre du niveau marin est attendu avant la fin de ce siècle, alors qu’il n’existe pas de repères véritablement stables pour mesurer cette hausse en bordure des différents continents et que la technologie satellitaire (Topex-Poséidon, Envisat) nous montre sa très grande variabilité régionale.
    Nous avons perturbé notre écosystème par d’autres actions que l’utilisation des combustibles fossiles et des pollutions qu’ils engendrent : la déforestation et le défrichement, l’érosion des sols, l’élevage, la construction des barrages, l’eutrophisation des mers continentales. Chacune de ces actions a un impact direct sur l’albédo, c’est-à-dire la capacité de réflexion d’une surface par rapport à l’apport énergétique solaire. Ces actions peuvent interférer dans le sens ou bien à l’inverse de l’effet de serre, et ne sont pas encore toutes prises en compte par les modèles climatiques, pourtant de plus en plus perfectionnés. Beaucoup d’interventions actuelles de l’homme, effet de serre mis à part, vont dans le sens d’une entrée en glaciation [...].
    P. 402 :
    L’hétérogénéité du réchauffement actuel ne plaide pas en faveur de la dominance de l’effet de serre : l’Antarctique, notre chef d’orchestre, se refroidit malgré un apport énergétique temporairement accru jusqu’en 2000. [...] Dans le contexte actuel, l’activité solaire vient de signer un réchauffement du même ordre que celui qui s’est produit au Moyen Age, soit environ 1°C de plus qu’en 1880 [...]"

    .../...

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    1. Cher anonyme,

      Vous auriez avantage à lire autre chose que les élucubrations d'Agoravox ou celle d'une glaciologue qui émet des hypothèses largement contesté. Pour de l'information scientifique pointu et pertinente sur le sujet des changements climatiques, le site Skeptical Science et un incontournable.

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  2. http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/rechauffement-climatique-on-vous-11427

    Poursuivons avec Yves Lenoir, déjà présenté sur resiliencetv. Ainsi, dans La vérité sur l’effet de serre, (La découverte, 1992, disponible uniquement chez Chapitre.com : tapez le titre dans leur moteur de recherche), il peut écrire :
    pages 29-32 :
    " Les gaz à effet de serre hors de cause.
    Entre les Xe et XIIIe siècles, l’Europe et l’Atlantique Nord ont vécu une transition particulièrement douce nommée "Petit optimum climatique", que mirent à profit les Vikings pour établir une route maritime vers les côtes nord-américaines, via le Groenland, à cette époque bien nommé par eux "Pays vert". Par rapport à aujourd’hui, la température moyenne de cette partie du monde était plus élevée d’un degré et demi.
    Suivit une période terrible, le "Petit Age glaciaire", accompagnée d’un cortège de mauvaises récoltes et de famines, dont celles de sinistre mémoire qui obscurcirent la fin du règne de Louis XIV, et d’autres non moins affreuses qui, au cours du siècle dernier, contraignirent tant d’Irlandais à émigrer vers les Etats-Unis. Au coeur de l’épisode, la température moyenne tomba d’un degré et demi en dessous de son niveau actuel. La sortie de cette ère froide, au sens de retour à un climat intermédiaire entre les deux extrêmes consécutifs chaud et froid, a eu lieu au début du XXe siècle.
    Les phénomènes qui ont provoqué cette spectaculaire oscillation du climat ne sont pour l’heure pas déterminés, et rien ne permet d’affirmer qu’ils ne sont pas encore en train de participer au réchauffement observé durant ce siècle finissant (Lenoir écrit en 1992). Aucune variation notable, ni de la composition de l’atmosphère ni de l’ardeur du soleil, ne semble être intervenue avant le début de la Révolution industrielle. En particulier, les mesures de composition des bulles d’air fossiles piégées dans les glaces du Groenland et de l’Antarctique, ont montré que les concentrations de gaz carbonique et des autres gaz à effet de serre naturels n’ont pas varié.

    .../.....

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    1. J'ai lu qu'en ce moment l'activité du soleil était particulièrement intense ce qui peut contribuer au réchauffement climatique. Que faire ? Nous sommes déjà 7 milliards d'individus. Cela ne peut pas continuer, la terre ne pourra pas nous nourrir tous ? Une limitation des naissances efficace est donc indispensable (Merci Rd Malthus). Il faut également arrêter de consommer toujours plus et de s'empiffrer inconsidérément car on use physiquement la terre. Les surfaces arables et les forêts ne cessent de diminuer. Bientôt nous n'aurons plus de fruits de la terre. Dans deux ou trois siècles il n'y aura peut-être plus d'habitants sur terre ; ce sera la fin de l'aventure humaine. Notre bonne vieille terre - Gaia - deviendra un astre mort dévasté par ses propres enfants. J'espère qu'il y a de la vie sur d'autres planètes, dans d'autres systèmes que le système solaire.

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  3. "La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre" disait Albert Einstein. Ça a l'air d'une boutade et pourtant !
    Autour de nous s'accumulent les dépouilles des grandes entreprises qui sont descendues de vélo. Et au rythme où cela va, la France ne sera bientôt plus qu'un grand cimetière et ce ne sera pas celui des éléphants qui nous ont jeté sans défense dans une mondialisation qu'ils ne voulaient pas voir.
    Ce serait idiot de viser la décroissance. Cela reviendrait à éliminer certains d'entre nous, n'en doutez pas. Ce ne sont pas les pauvres qui vont convaincre les riches de se priver. Pourquoi croyez-vous que ni la Chine, ni l'Ide, ni le Brésil, ni la Russie, aucun des BRIC ne veut entendre parler de décroissance. Notez que l'Allemagne non plus ne pratique pas la décroissance.
    D'ailleurs, ceux-là même qui sont nobellisés réchauffistes ne sont pas si anti CO2 que cela, puisqu'ils ne proposent rien qui permette d'améliorer la sécurité nucléaire et son développement. Ces gens-là ont baptisé décroissance leur philosophie malthusienne, c'est tout.
    S'ils n'étaient pas malthusiens, ils proposeraient bien au contraire des évolutions positives : l'utilisation de la photosynthèse pour fabriquer des carburants (http://ome-biocarburant.e-monsite.com/pages/troisieme-generation-de-biocraburant.html. Ce n'est pas la seule possibilité. Il faut aussi nettoyer ce "6ème continent" qui dérive en quelques endroits sur les mers, maintenant dans le noir une territoire sous marin énorme, ce qui ne doit pas favoriser la capture du co2 par la mer. A ce propos, il ne serait pas très raisonnable de décroître là on plus, car il y a du travail à faire pour comprendre le piègeage du co2 par les mers et le favoriser.
    Mais le climat se réchauffe-t-il vraiment . On peut en douter à la lectrue ce cet article : http://www.contrepoints.org/2013/02/26/116205-le-giec-reconnait-17-ans-sans-rechauffement

    Genèse chapitre 1, verset 28 : "Et Dieu les bénit, et il leur dit : « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre. »" Parfois je me demande si les décroissants ne sont pas simplement dotés d'un fort esprit de contradiction.
    Pour finir, laissons Pierre Dac, grand philosophe, conclure avec sa clairvoyance habituelle : "l'avenir est devant vous, et vous l'aurez dans le dos à chaque fois que vous vous retournerez".

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    1. Ne soyez pas (faussement) naïve, les anti-nucléaires ne vont quand même pas proposer d'améliorer la sécurité nucléaire pour accélérer son développement. Ce qu'il réclament c'est l'arrêt pur et simple du nucléaire, ce qui prendra du temps.

      Je ne vois pas en quoi il serait déhonorant d'admirer l'oeuvre du Révérend Thomas Malthus qui est mal connue et dénigrée en France et dans les pays catholiques. Il a eu le mérite d'être à l'origine de la notion de contrôle de la natalité en vue de maîtriser la croissance de la population.

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  4. Même à bicyclette, si l'on avance sans regarder devant soi, on risque de s'encastrer dans un mur ! Ce n'est pas pour des raisons de CO2 qu'il faut se convertir à la décroissance, mais pour des raisons spirituelles: l'accumulation des gadgets technologiques nous grise et étouffe en nous la vie intérieure. Les appels de Dieu ne peuvent plus se faire entendre. L'homme libre est celui qui renonce à ses gadgets et à ses prothèses, qui se distrait sans la télé, qui pense sans le secours de You tube, qui écrit encore des lettres à ses amis, qui gravit les sommets sans téléphérique, qui ne prend pas l'avion, qui pratique le co-voiturage et se méfie des journaux. Au XXI è siècle, c'est ce à quoi nous renonçons librement qui nous grandit. "Notre époque est une immense conspiration contre toute forme de vie intérieure" (Bernanos)

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  5. Sur l'origine JANSÉNISTE du productivisme: "L'invention de l'économie" de Serge LATOUCHE, auteur incontournable sur la décroissance.
    Sans oublier le protestant Ellul, l'ancien prêtre Illich et Bernard Charbonneau.

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  6. Tout commence par soi-même. C'est l'exemple qui est contagieux. " Regardez comme ils s'aiment" s'étonnaient ceux qui n'étaient chrétiens en parlant d'eux il y a 2000 ans.
    Les personnes qui ont connu la ou les guerres connaissent la valeur des choses, elles ne gaspillent pas.
    Aprés la nécessité imposera sa loi, il vaut mieux y être préparé , riches de ce dont nous n'avons pas besoin.
    Unpetit vademecum à la portée du plus grand nombre.

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  7. Je ne connais pas agoravox mais la production industrielle n'est rien comparée aux phénomènes géologiques concernant le rejet de CO2.
    Une activité géologique importante produit réchauffement et CO2 et cette activité semble croissante ne pensez vous point?

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  8. Oui certes vous n'avez pas tort en ce qui concerne les phénomènes géologiques et le rejet de CO2, mais n'oubliez pas l'activité intestinale des bovins, des ovains et des caprins qui détruit jour après jour un petit morceau de couche d'ozone. Conclusion : il ne faut plus manger de viande ni de tout ce qui provient des animaux (Pythagore ne consommait pas de produits animaux hormis le miel et ne portait des vêtements que maillé de coton ou de chanvre).

    Sur les végétariens, végétaliens et autres voici un article intéressant du quotidien Le Monde dont voici le lien :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/05/l-affaire-de-la-viande-de-cheval-conforte-les-adeptes-d-une-alimentation-sans-animaux_1842988_3244.html

    toutefois il me parait difficile de banir le lait et les oeufs surtout chez les enfants.

    NB est-ce que le lait et les oeufs sont des fruits agricoles ? et sont-ils fruits civils ou fruits industriels selon la summa division du code civil ? A mon avis non car ce ne sont pas des fruits de la terre. Il faudra que je revoie si les physiocrates en ont parlé.

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    1. les fruits naturels représentent la partie d' une plante (récoltes, fruits des arbres fruitiers et coupe des arbres) ou d'un animal (le miel des abeilles, la laine des moutons, le lait, les oeufs et le croit des animaux) engendrée naturellement et périodiquement au cours du cycle de leur croissance. Contrairement aux "produits", " les fruits" peuvent être récoltés ou recueillis par l'homme sans que la plante ou sans que l'animal ne soient sacrifiés. Ce sont des fruits civils car il n'y a aucune intervention de l'homme, alors que le pain et le vin sont des fruits de la nature et du travail de l'homme (cela fait toujours rire mes étudiants lorsque je cite cette phrase). Le terme industriel est à entendre dans son acception du 18ème siècle).

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  9. Impossible de laisser passer ça ! Un végétarien ou un futur végétarien sur Métablog…?! Je salue donc ce frère ( ou cette sœur)…ce végétarien en « herbe » !… Pour ce qui est de la décroissance, je ne sais pas bien ce que cela veut dire dans les faits. Je ne connais que l’idéologie du respect de « tous et de tout » ainsi que celle du partage. N’était-ce pas le sujet de « Deus Caritas est ? » A ce propos d’ailleurs, le philosophe Jürgen Habermas (école de Francfort) cité par l’Abbé dans un autre billet, du haut de sa chaire (facile !) conseille à l’Allemagne qui profite grassement de la crise et surtout de l’endettement des autres pays européens, de faire un « effort de solidarité » Il n’y a pas mieux que les philosophes pour rêver…Et d’imaginer une Europe politique ou le partage et l’équité règnerait. L’Europe politique est à l’œuvre, certes, mais pour un but beaucoup moins charitable… Comme si la Merkel n’était pas à la botte de la DB et comme si celle-ci ne travaillait pas de concert avec les autres grandes banques pour nous appauvrir. Allez donc parler « décroissance » avec ces gens-là et ensuite nous en reparlerons. Après tout soyons réalistes, le CO2, le dioxyde de carbone et autres pestilences, c’est plutôt leurs affaires, non ? Qui spécule sur les matières premières dans le monde en les achetant et en créant la pénurie pour faire monter les cours ? eux. Qui achète des terres agricoles sur tous les continents( Australie, Argentine) pour contrôler la production ? encore eux. Pourtant, un tiers de ladite production agricole de la planète n’est jamais consommé. Gaspillage, peut-être ? Qui spécule sur le pétrole ? Qui spécule sur les obligations nationales des pays endettés ? les mêmes. Que la cupidité décroisse et la croissance se fera sans dommage…

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  10. St Jean Baptiste ne se nourissait que de sauterelles et ne se vêtait que de peaux de bêtes. C'était un végétarien avant la lettre.

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  11. Les chartreux ne mangent ni viandes ni poissons, font un repas le midi et une collation le soir et ne boivent que de l'eau. Ils ont le droit de consommer des oeufs et du lait sous forme de fromage.

    Ils mènent une vie régulière, font de l'exercice (travail manuel obligatoire) ainsi qu'une longue course en montagne toutes les semaines. Ils se lèvent tôt et se couchent comme les poules

    Ils ont le plus souvent une longue vie et n'ont que rarement recours au mèdecin. Ce ne sont certes pas eux qui creusent le déficit de notre sécurité sociale ; ces bons moines cotisent en pure perte.

    Bref un corps sain dans une vie saine et pas un gramme de pollution.


    Ils ont la chance de respirer le meilleur air qui soit (montagne de chartreuse dans le Dauphiné).

    NB avez vous remarqué que les monastères chrétiens, shintoïstes ou bouddhistes sont situés la plupart du temps en montagne (Tibet, Himmalayah, montagnes du Japon ou du Liban ou le climat est rude en hiver) et que si les philosophies divergent, les règles de vie sont étrangement similaires (notamment la prohibition de viande).

    En Russie il y a des sectes chrétiennes qui interdisent la consommation de viande,de sucre et de tabac.

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  12. Précisions sur les chartreux émanant du site des charteux :

    "Que mangent les chartreux ?
    Les chartreux (moines et moniales) ne mangent jamais de viande. C’est la seule limitation totale. En dehors de cela ils mangent de tout, mais avec des restrictions à certaines périodes ou certains jours. La plus notable est l’abstinence de laitages (lait, beurre, fromage et dérivés) durant l’Avent et le Carême, et aussi tous les vendredis de l’année.

    Les chartreux sont-ils végétariens ?
    Non puisqu’ils mangent du poisson. L’abstinence de viande, caractéristique de l’Ordre a une intention pénitentielle et ne relève pas d’un principe de refus de nourriture animale.

    Peut-on être végétarien en chartreuse ?
    Un moine peut très bien ne pas manger de poissons et d’œufs sans pour autant demander de supplément. Il est donc possible d’être végétarien si on y tient, à condition de ne pas créer de complications pour la communauté en refusant tout plat dans lequel il y aurait une trace de nourriture animale. Un régime végétalien (refusant également les dérivés du lait) est incompatible avec notre vie, car la santé n’y résisterait pas."

    Donc les chartreux ont le droit de manger du poisson et les produits laitiers sont interdits selon certaines périodes. Cecit dit ce régime est sévère, mais les chartreux ont raison de mettre en garde contre les régimes végétaliens qui prohibent les laitages qui sont indispensables pour vivre. On ajoutera que les chartreux ne peuvent manger plus que la ration qui leur est allouée.

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