dimanche 4 septembre 2016

Magnifique messe devant Sainte-Rita

En ce jour où Teresa de Calcutta est canonisée, nous avons eu une magnifique messe devant Sainte-Rita murée. Si je peux essayer de caractériser cet instant, je dirais que malgré la beauté des chants, dont je remercie Kerim, Sophia et Morgane, ainsi que leurs amis, ce qui a caractérisé cette messe c'est le silence, un silence qui n'est pas vide, un silence qui est un appel, un appel au bien, un appel à l'élévation spirituelle dans un monde consacré au calcul et à la rentabilité. Sainte Rita continue. La communauté de Sainte-Rita recueillie et plus nombreuse que jamais devant l'édifice est un signe, le signe de la puissance de l'Esprit, qui, comme dit saint Paul dans l'extraordinaire épître d'aujourd'hui, "agit en nous infiniment au-delà de ce que nous demandons et de ce que nous pouvons concevoir". Nous voulons faire ? Nous voulons agir ? Agissons en lui. Laissons le faire en nous, il nous mènera, tous, plus loin, bien plus loin que nous ne l'imaginons. C'est le mystère de la fécondité de l'Esprit, expérimenté par sainte Thérèse de Calcutta, dont la charité est encore agissante vingt ans après sa mort.

samedi 3 septembre 2016

[Philippe Vilgier - Présent] Sainte-Rita : une messe, un enjeu - Entretien avec l’abbé Guillaume de Tanoüarn

SOURCE - Philippe Vilgier - Présent - 2 septembre 2016
— Monsieur l’abbé, vous avez annoncé (voir Présent du 17 août) que vous alliez célébrer le dimanche 4 septembre une messe à 11 heures devant l’église Sainte-Rita du XVe menacée de destruction…
— J’invite le plus grand nombre de personnes à nous rejoindre pour cette messe très importante, qui d’ailleurs constitue un enjeu en elle-même dans l’atmosphère politique actuelle. Elle a d’abord été interdite sans explication par la préfecture, puis autorisée le lendemain au vu des deux messes que nous avions organisées sans anicroche, devant Sainte-Rita, le 7 et le 15 août.

L’enjeu est capital pour la bonne santé de notre laïcité. Il est essentiel que nous puissions manifester le désaccord d’une large partie de la population du XVe et, plus largement, de tous les Parisiens qui veulent être entendus sur ce sujet sensible : détruire une église en plein Paris aujourd’hui, c’est attenter gravement à l’ordre public et laisser le champ libre aux catholiques radicalisés : bref c’est impossible !

La liberté d’expression, surtout en matière religieuse, – je préciserais : la liberté d’expression des catholiques en France dans l’espace public – est un domaine particulièrement sensible en ce moment, rien ne doit la restreindre, dans l’état actuel de notre droit, comme l’a rappelé récemment le Conseil d’Etat… à propos des musulmanes et du burkini. Il ne faudrait pas qu’il y ait deux poids et deux mesures, d’un côté la liberté de porter le burkini et, de l’autre, l’interdiction de défendre une église. Voulons-nous d’une liberté religieuse à deux vitesses ?

Nous ferons tout ce que la loi républicaine autorise, mais aussi tout ce que la liberté chrétienne nous commande. A l’heure où l’on construit partout des mosquées, éventuellement avec des subventions publiques, les Parisiens sont particulièrement sensibles à la question de la survie de Sainte-Rita, question qui a d’ailleurs suscité des échos dans le monde entier début août. La perspective d’une destruction, en ce moment, est particulièrement mal venue et inquiétante pour nous tous ! L’église, c’est ce lieu où souffle l’Esprit, et il ne faut pas oublier que l’Esprit souffle sur tout le monde, que, dans la perspective chrétienne, personne n’est excepté de la fête spirituelle qui est la réalisation normale de notre destinée. On voit d’ailleurs des athées venir défendre l’église Sainte-Rita, et ils sont parfaitement cohérents, ce faisant. Ils reconnaissent d’instinct la supériorité du spirituel sur tous les profits temporels et sur toutes les spéculations immobilières.
— Vous aviez posé des conditions à cette célébration, pour quelles raisons ?
— L’affaire Sainte-Rita a été l’objet d’une tentative de récupération par des gens que j’appellerais volontiers des « catholiques radicalisés ». Une vidéo a fait le tour du net. Tournée en plein jour (pas du tout lors de nos manifestations), elle montre une dizaine de personnes à genoux et priant le chapelet devant Sainte-Rita et, au milieu de la prière, l’un des orants assénant un coup de poing mémorable à une personne de couleur qui passait par là. Ce groupe de catholiques radicalisés a un aumônier qui, sur le net, se fait appeler Mgr Mayol de Lupé (on voit où vont leurs amours). Ce sont eux-mêmes qui ont organisé la diffusion de la vidéo, narrant ce coup de poing en pleine prière, comme si c’était un exploit. Je veux bien que les policiers à Sainte-Rita aient eu l’initiative d’une violence maladroite (la photo de l’abbé Billot traîné par terre a fait le tour du monde), mais cela n’excuse pas le grand n’importe quoi de la violence gratuite, ni cette vidéo montrant un gros costaud abusant de sa force. Quant à nous, notre combat est légal, culturel et même politique s’il le faut, puisque la laïcité est en cause, mais nous ne voulons pas de cette violence gratuite et de ces vanteries déplorables.
— Quelle décision avez-vous prise ?
— Nous avons décidé de donner rendez-vous chaque premier dimanche du mois à tous ceux qui ne se résignent pas à la destruction. Nous entreprenons aussi de rassembler l’argent nécessaire pour racheter l’église et, pour cela, faisons appel à des mécènes. L’affaire Sainte-Rita dépasse largement les limites de cette église néogothique en béton. Elle pose au grand jour le malaise qui pointe dans notre laïcité. Nous luttons, à travers cette église, pour un véritable « vivre ensemble » où les uns et les autres sont respectés dans leurs convictions, nous voulons une société où l’on sait mettre l’argent en deuxième position quand les valeurs fondamentales sont en jeu, nous demandons que l’on écoute la population du XVe très largement favorable, avec son maire Philippe Goujon, au maintien de cette église, comme nous avons pu le constater en faisant les marchés ou en tractant devant les stations de métro.
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Propos recueillis par Philippe Vilgier
Rendez-vous : Sainte-Rita du XVe, dimanche 4 septembre à 11 heures. 27 rue François Bonvin, Paris 15e, Métros : Volontaires, Ségur, Cambronne. Bus : 80.

jeudi 1 septembre 2016

4 septembre : La messe interdite… et autorisée

A Sainte-Rita, alors que certains signes montrent que nous nous dirigeons enfin vers la concertation, que nous sortons de la confrontation stupide entre des croyants et un Promoteur mal informé, nous organisons une messe dimanche prochain 4 septembre à 11 heures. Cette messe avait d’abord été interdite par la Préfecture de police de façon laconique en ces termes : 
« La direction de l'ordre public et de la circulation accuse bonne réception de votre déclaration de manifestation. Nous vous invitons à ne pas utiliser l'espace public pour l'organisation d'une prière de rue. Nous restons à votre disposition pour plus de renseignements ».
Cette réponse à notre demande était inacceptable. C’est une question de liberté religieuse ! Dans l’état actuel de notre droit, cette liberté individuelle est imprescriptible. Puisque le Conseil d’Etat a considéré récemment que le port du burkini était un acte religieux et puisque c’est en tant que tel qu’il l’a autorisé, au nom, dit Bernard Stirn, de "la liberté de conscience", Eh bien ! De la même façon, la défense d’une église, de manière publique est un enjeu incontournable de la liberté religieuse des catholiques aujourd’hui. Il ne faudrait pas (notre avocat a expliqué cela très clairement aux autorités compétentes) que la liberté religieuse des musulmanes soit protégée de manière sourcilleuse, malgré le trouble de l’ordre public que l’on a pu constater tout récemment de ce fait à Sisco en Corse, et que d’un autre côté, alors que les manifestations pour défendre Sainte Rita organisées par notre Collectif les 7 et 15 août, ont été absolument paisibles, nous soyons interdits. Interdits parce que catholiques ? Impossible. On a failli se trouver avec cette tentative d’interdiction, devant une pratique monstrueuse du « deux poids, deux mesures ». 
On nous objectera peut-être une vidéo stupide qui a circulé sur Internet : une dizaine de chrétiens radicalisés avait organisé une prière de rue sans la moindre déclaration et, au milieu de la prière, un coup de poing que j’aurais voulu appeler magistral en d’autres circonstances, a été donné à une personne qui passait par là. Ces catholiques radicalisés, fiers de ce qu’un gros costaud ait impunément frappé un homme éméché, ont fait circuler la vidéo de leurs exploits. Interdire l’action de notre Collectif, c’est effectivement faire le lit d’une telle radicalisation, qui risquerait de se généraliser, si aucune liberté ne nous était laissée. Nous nous engageons d’ailleurs, comme je l’ai déjà écrit, avec un service d’ordre adéquat, à ce qu’il n’y ait aucune provocation de la part d’agitateurs malvenus.
Il faut, chers amis, tant que nous en avons la capacité légale, défendre notre liberté de citoyens et affirmer notre liberté chrétienne. Que vous soyez d’ailleurs catholiques ou athées, peu importe ! Cette messe est une question de liberté spirituelle et de laïcité équilibrée. Contre la violence symbolique que représente, pour Paris, la destruction de cette église, nous avons décidé d’organiser une messe devant Sainte-Rita murée, chaque premier dimanche du mois, messe qui manifeste qu’aujourd’hui dans notre Capitale, on n’a pas le droit de mettre dehors sans un véritable effort de concertation, une communauté chrétienne vivante.

Sainte Rita, 27 rue François Bonvin, 75015. Métros : Volontaires, Ségur ou Cambronne, selon les lignes.

dimanche 21 août 2016

Sainte Rita : que fait la police ?

Après le coup de poing prémédité à une personne de couleur qui soi disant troublait leur "prière", voilà que tout est bon pour associer Sainte-Rita à une catégorie extrême de "radicalisés". Ce sont toujours les mêmes éléments de quelques groupuscules bien connus des forces de police qui, aujourd'hui posent en "défenseurs de Sainte Rita" devant un bidon de zyklon B et font circuler leur photo sur twitter. Il n'ont évidemment rien à voir avec la communauté de Sainte Rita mais comme je l'écrivais dans ma communication précédente, ce sont des "catholiques" radicalisés. Celui qui a frappé pendant la prière sort de prison. On voit bien d'ailleurs qu'il n'en est pas à son coup d'essai. Ces gens ne sont catholiques que de nom. Il faut qu'ils se convertissent. Ils ont pour l'instant à peu près la même théologie que les djihadistes : pour eux c'est la violence qui manifeste le sacré. Leurs "pulsions religieuses" sont archaïques et inquiétantes.

Ce qui est troublant c'est l'impunité dont ils jouissent, ils ne se cachent pas, ils ne cachent pas leur apologie du zyklon B et donc de l'antisémitisme le plus rabique. C'est étrange. Il y a des lois en France qui interdisent ce genre de gesticulation. Mais eux font cela sans se cacher, sans un masque ou une écharpe. Comme si ces provocateurs servaient à quelque chose. Comme si on leur donnait carte blanche. A quoi servent de telles photos associées à Sainte-Rita ? Elles servent le promoteur et son dessein de destruction bien sûr. Pourquoi circulent-elles librement ? Parce que la provocation qu'elles représentent permet d'en finir définitivement avec les défenseurs de Sainte-Rita.

Seulement voilà, le golem échappe toujours à son créateur. L'intervention hasardée de la police en pleines vacances d'été, malgré les engagements contraires des responsables politiques, qui se trouvaient eux-mêmes en vacances, a été sentie comme une violence, une violence légale certes, mais une violence quand même. On a mal mesuré le trouble de l'ordre public (et le trouble de faibles cervelles) que causait une telle irruption policière dans un lieu sacré. Et maintenant on fait feu de tous bois pour faire croire que la violence a changé de camp. Aujourd'hui on déterre des promoteurs du zyklon B : demain où ira-t-on ?

Nous avons toujours prié à Sainte Rita dans le plus grand calme jusqu'à l'intervention policière. Mais le sujet était trop passionnel. L'intervention mal préparée. Les risques de troubles mal évalués. Encore une fois, ces gens sont peu nombreux et bien connus, ils ne se cachent pas. Qu'attend-on pour les empêcher de continuer ? Un drame ? Un mort ?

J'annonce ici que malgré les deux cérémonies en plein air qui se sont parfaitement bien passées, devant 300 puis 500 personnes en plein mois d'août, je ne récidiverai pas dans l'état actuel de désordre créé par des gens qui, policiers ou justiciables, sont étrangers à Sainte Rita. Je ne veux pas faire prendre de risque aux gens de la communauté, dont je suis responsable de la sécurité et de la dignité. La messe annoncée le 4 septembre ne pourra avoir lieu que si la Préfecture de police ramène le calme et empêche ces éléments étrangers à notre communauté de créer le scandale aujourd'hui et peut-être plus demain. Pour l'instant la précipitation du promoteur Lamotte crée un trouble que je n'alimenterai en aucune manière, par exemple - et ce serait le pire des scénarios - en en fournissant les victimes.

J'attends donc de pouvoir vous donner toutes les garanties nécessaires quant au bon ordre de manifestations ultérieures, qui devront être protégées par l'état de droit et non à la merci d'agitateurs, utilisés contre nous.

Abbé de Tanoüarn


vendredi 19 août 2016

Geste stupide, publicité stupide : Sainte-Rita outragée

Une vidéo court sur les réseaux, envoyée par les héros de cette sinistre affaire. J'en prend connaissance à l'instant. Une bande d'excités, qui n'ont rien de catholique et qui se prennent pour des soldats du Christ selon l'intitulé de leur propre film, exaltent leur "haut-fait" : au milieu d'une dizaine de chapelet, un coup de poing part sur un homme de couleur, qui passe derrière eux. On me dit qu'il aurait dérangé la prière ? Cela n'apparaît pas sur la vidéo. Et de toute façon, quel sens cela a-t-il ? De quelle prière cela relève-t-il ?

A part l'un d'entre eux, avec qui j'ai déjà eu fort à faire, je ne reconnais aucun des jeunes avec lesquels nous avons défendu Sainte-Rita par la non-violence. Ils font apparemment partie d'un groupe qui est étranger à Sainte-Rita mais profite de l'intervention scandaleuse des forces de l'ordre cet été, pour donner le spectacle de "catholiques radicalisés", comme l'indique leur propre vidéo. Une fois de plus la violence légale, ordonnée de façon intempérante, a engendré une violence illégitime et outrageante pour le combat de Sainte-Rita. J'en suis sincèrement désolé et je revois les images de l'abbé Billot traîné par terre en aube par les CRS...

Sainte-Rita est en train de devenir un symbole national et international de la primauté du spirituel. Mais ce soir Sainte-Rita est outragée par quelques marginaux qui s'intitulent ses défenseurs et qui sont ses fossoyeurs.

Abbé de Tanoüarn

mardi 16 août 2016

Merci à tous pour Sainte Rita

On ne va pas se livrer à la guerre des chiffres, mais nous étions environ 500 après la Procession pour assister à la messe, bien plus nombreux que dimanche dernier, à prier la Vierge Marie, celle par qui, dans toutes les églises du monde, le Seigneur est avec nous. Nous l'avons prié pour l'église Sainte-Rita et devant l'église, il y avait tant de gens différents, sous le cagnard, des gens d'âges différents, de milieux différents, de... foi qui se formulerait sans doute différemment, que j'ai pensé à cette pub de Macdo, qui devrait être le slogan de l'Eglise catholique depuis le Tsunami François : "Venez comme vous êtes".

Une paroissienne que je ne connais pas (Sainte Rita est une communauté en pleine expansion) m'a envoyé ce message que je trouve beau et que je voudrais vous partager : 
"Je me suis rendue à l'église Sainte Rita quelques jours après son évacuation car pour moi une église c'est sacré, surtout celle de la Patronne des causes désespérées. J'ai vu sur les palissades l'annonce pour la procession et la messe d'aujourd'hui et je n'ai pas hésité une seconde à venir. Une église murée gardée par un vigile qui en empêche l'entrée, c'est tout bonnement inacceptable quelles que soient les opinions politiques et religieuses que l'on puisse avoir, une église c'est un endroit ouvert à tous (et il n'y en a plus beaucoup à l'heure actuelle!). 
Ce qui fait du tort à ceux qui veulent sauver l'église c'est la récupération politique et c'est vraiment dommage ! Il faut ratisser large car j'ai été très sensible à ce tract sur la palissade émanant de personnes athées qui soutenaient l'église. Nous sommes plus de 60 millions de personnes en France, s'il faut 3 millions d'euros pour sauver l'église on devrait pouvoir y arriver... Et vous avez raison dans votre interview à BFM TV, il n'y a pas eu de concertation et peut-être que beaucoup de gens qui vivent en province ou même à Paris n'ont aucune idée du triste sort réservé à cette église et réagiraient s'ils en avaient connaissance. 
La procession et la messe que vous avez célébrée aujourd'hui étaient vraiment très émouvantes, continuez car j'ai vu en vous une force extraordinaire (ça doit être cela la foi qui déplace les montagnes) et vous arriverez à sauver l'église avec une bonne communication qui pourra peut-être aussi réunir beaucoup de personnes quelles que soient leurs idées politiques et religieuses, car après tout, ce que le pouvoir nous impose en ce moment n'est pas digne d'une démocratie".
Merci Martine de cette belle lettre, merci de souligner "ces personnes athées qui soutiennent l'église". merci de dire que l'église murée "ce n'est pas digne de notre démocratie", merci de percevoir "la force" et "la foi à déplacer les montagnes" que l'on ressentait dans l'assistance. Merci pour avoir remarqué l'émotion qui se dégageait de cette procession et de cette messe, car l'émotion est le grand véhicule du voyage spirituel, celui qui nous mène au-delà de nous-mêmes.
 
Aujourd'hui, on voudrait un monde aseptisé, sans émotion, un monde fait uniquement de sexe et de fric, de sensualité et de calculs rationnels. Mais Dieu s'ouvre à ceux qui se laissent toucher. Il est au-delà de toutes nos raisons, mais le coeur a des raisons que la raison ne connaît pas : Dieu se laisse aimer. C'est avec nos coeurs d'abord que nous défendons Sainte Rita.

Merci aussi d'évoquer la possible récupération politique par certains, je pense au Mouvement du 14 juillet bien sûr, dont plusieurs des membres ont dormi dans l'église pendant des semaines ; mais attention ! Distinguons bien d'un côté le mouvement avec ses mots d'ordre et d'autre part les personnes, qui ont aussi leur foi, leur absence de foi, leur démarche. J'étais tellement heureux de revoir Pourpre, qui doit se dire athée à ses heures, mais qui était là : il m'avait bien aidé à préparer Noël. Ou Karen venue spécialement de Bordeaux. 

Je voudrais d'ores et déjà donner rendez-vous à tous, le 4 septembre prochain, dimanche à 11 Heures, autour de Sainte Rita : venez comme vous êtes, venez pour le Christ qui ne propose ni parkings ni logements sociaux, mais qui offre à qui, seulement la lui demande avec foi, la vie éternelle.