samedi 26 mai 2007

Chapitre Saint Bonaventure: 25e Pèlerinage de Pentecôte avec Notre Dame de Chrétienté - 26, 27 et 28 mai 2007

Notre-Dame de Chrétienté fête les 25 ans du pèlerinage de Tradition, 25 ans de marche au cœur du pays pour témoigner de l'attachement des catholiques à la messe de St Pie V, à l'Eglise, au Pape. Cet attachement n'est pas simplement sentimental, il ne vise pas à s'approprier l'héritage bimillénaire de la foi catholique et de sa liturgie pour la limiter aux chapelles de nos villes! La France entière, celle des rois comme celle de notre temps est toujours appelée à demeurer une nation catholique. Mais cette France catholique, et la conversion de ses enfants, ne se feront pas sans un véritable élan missionnaire de la part de ceux qui clament haut et fort leur fidélité à la doctrine évangélique. C'est donc sans prétention, mais "forts dans la Foi" (St Paul), dans l'unique souci de la conversion des âmes, qu'un tel pèlerinage prend tout son sens.

Le Cercle Augustin Cochin a donc décidé de participer à ce pèlerinage vers Chartres en créant le chapitre St Bonaventure. Il est ouvert à tous (à partir de 16 ans) et couvrira l'ensemble de la marche.
Prière de Saint Bonaventure

Gouvernez-moi, Ô ma Reine ! Et ne m'abandonnez pas à moi-même.

Commandez-moi et faites de moi tout ce que vous voudrez, et après châtiez-moi quand je ne vous obéirai pas.

Oh! combien me sont salutaires les châtiments qui me viennent de votre main! Je m'estime plus heureux d'être à votre service que d'être le maître de toute la terre, je ne veux plus être à moi, mais à vous.

Acceptez-moi comme vôtre, Sainte Marie et comme vôtre pensez à me sauver. Si par le passé je vous ai mal servi, si j'ai laissé échapper tant d'occasions de vous honorer, je veux désormais m'unir à vos serviteurs les plus affectionnés et les plus fidèles;

Je veux qu'à partir de ce jour personne ne vous honore et ne vous aime plus que moi, ô mon aimable Reine! C'est ce que je promets et ce que j'espère exécuter avec votre secours.

St Bonaventure - Chartres 2007

mardi 1 mai 2007

Lettre à nos Amis - n°6 - Mai 2007

Chers Amis,

Pas de nouvelle, bonne nouvelle : c’est sans doute ce que vous pensez. Si le Centre Saint-Paul ne se manifeste pas à nous, c’est que tout va bien.

De fait, depuis les Ordinations sacerdotales et diaconales du 3 mars, la vie s’organise. Le nouveau centre de Mantes-la-Jolie se développe sous la houlette toute pastorale de Monsieur l’abbé Aulagnier. Ce que je vous adresse, c’est le meilleur des Bulletins de

Santé : RAS.

Pourtant ce ne sont pas les projets qui manquent : Monsieur l’abbé Prieur a organisé samedi 12 mai, la première récollection du Centre Saint-Paul. Thème : Le Saint-Esprit, ce grand méconnu. Ambition affichée : nourrir les âmes, faire vibrer les cœurs et apporter les connaissances sur la foi qui nous manquent tellement. Pari tenu ! La joie de l’abbé Prieur − assisté pour cette première de l’abbé Laguérie en personne − disait assez le feu que les deux prêtres ont su allumer dans les cœurs. L’expérience sera donc renouvelée régulièrement et d’abord le 7 juillet prochain.

Deuxième projet : à l’instigation du Frère Thierry, nous ouvrons à côté du Centre Saint-Paul, un local d’accueil et de vente : livres anciens, livres neufs, objets de piété et, pourquoi pas, l’été quelques rafraîchissements. C’est un nouveau défi que relèvera, avec le Frère Thierry, notre nouveau postulant Antoine Ribas. Nous comptons sur cette Lettre et sur Internet pour diffuser régulièrement non pas une énième liste de produits commerciaux, mais des livres introuvables, sélectionnés parce que ce sont des livres de vie. Chacun pense à la culture physique, au jogging du samedi matin ou au vélo d’appartement, au « rameur », qui permettra de garder la ligne. Mais l’esprit comme le corps doit être entretenu. C’est la connaissance de la vérité qui seule nous rend toujours plus libres.

J’aurais encore un ou deux projets plus importants à vous soumettre, mais comme le dit l’abbé Aulagnier, l’oeil gourmand : il faut laisser mûrir.

Je voudrais donc vous entretenir, last but not least, de la revue Objections. J’avais interrompu volontairement sa parution pendant quelques mois, le temps de finir une thèse, entreprise depuis dix ans, sur Cajétan et le désir de Dieu. La chose étant faite, me voilà de nouveau libre pour la revue et plein de projets. En juin paraît un numéro portant sur l’élection présidentielle et l’engagement politique des catholiques. Il me semble en effet qu’il faut en finir avec les stéréotypes sur ce sujet et proposer aux jeunes des objectifs concrets et pas le repli sur soi d’un nouveau communautarisme catholique. En juillet et août, nous programmons un numéro spécial sur la liturgie traditionnelle, avec quelques grandes plumes, histoire de saisir au passage la publication tant attendue du Motu proprio pontifical, libéralisant enfin la messe dite de saint Pie V. Pour vous procurer la revue, il est toujours temps de vous y abonner !

Sur le front doctrinal, notons encore deux sujets importants : les décisions de la Commission Théologique Internationale remettant en cause l’existence des limbes : nous consacrons au sort des enfants morts sans baptême une journée de débat théologique, à laquelle chacun peut s’inscrire dès maintenant (voir le tract joint). Il faudrait parler aussi du nouveau livre du théologien Josef Ratzinger : Jésus de Nazareth. Il est d’une lecture très accessible si l’on saute l’avant-propos (questions de méthodes : ardues) et les deux premiers chapitres (qui portent sur des problèmes particuliers). Disons-le tout net : le long développement de Benoît XVI sur les Béatitudes est absolument fondamental et on sent que le pape a cherché à rester accessible à tous. J’ai donné une conférence sur ce livre, que vous pouvez commander…

Chers Amis, en ces temps difficiles, votre amitié nous est précieuse. N’hésitez pas à soutenir l’une de nos deux associations.

Que Dieu vous bénisse et qu’Il nous garde tous à Lui !

Abbé Guillaume de Tanoüarn

mercredi 28 février 2007

Communiqué de l'Institut du Bon Pasteur

L’Institut du Bon Pasteur, première communauté traditionaliste fondée sous les auspices du pape Benoît XVI le 8 septembre dernier, va procéder à des ordinations sacerdotales le samedi 3 mars 2007, à 10 H, dans l’église paroissiale de Courtalain (Eure-et-Loir), où a été ouvert cette année le séminaire de l’Institut du Bon Pasteur. L’évêque qui officiera est Mgr Luigi De Magistris archevêque émérite de Nova et ancien grand Pénitencier au Vatican. Les deux futurs prêtres, l’abbé Claude Prieur et l’abbé David Belon, ont effectué l’essentiel de leurs études à Ecône, en Suisse, avant de rejoindre l’Institut du Bon Pasteur lors de sa fondation. Par ailleurs, au cours de cette cérémonie, deux séminaristes seront ordonnés diacres.

C’est la première fois que des ordinations célébrées selon la liturgie traditionnelle peuvent avoir lieu en France dans une église paroissiale. Signe d’une évolution des mentalités, cet événement marque la progression dans notre pays, de la volonté de réconciliation entre les catholiques, affichée dès le début de son pontificat par le pape Benoît XVI et réaffirmée à Lourdes, en novembre dernier, par le cardinal Jean-Pierre Ricard, président de la Conférence épiscopale.

Sur place, après la cérémonie, M. l’abbé Philippe Laguérie, ancien curé de Saint-Nicolas du Chardonnet, aujourd’hui Supérieur général de l’IBP, accompagné de M. l’abbé Guillaume de Tanoüarn, son assistant, animera un Point presse à 13 H pour répondre aux questions des journalistes.

jeudi 1 février 2007

Lettre à nos Amis - n°5 - Février 2007

Je vous dois des nouvelles, puisque l’Institut du Bon Pasteur évolue rapidement et déjoue les pronostics qui donnaient notre petite barque coulée avant même qu’elle n’ait appareillé. Le Centre Saint Paul qui est, à Paris, la « paroisse » du Bon Pasteur, profite lui aussi des vents favorables. C’est dans ce contexte qu’intervient un premier changement. M. l’Abbé David Belon, qui nous a rendu toutes sortes de services depuis la fondation du Centre, a rejoint Bordeaux, qui sera sa première affectation de jeune prêtre. M. l’Abbé Claude Prieur nous a rejoint. Il nous offre son éloquence diaconale, sa science et son expérience. Et lui aussi sera prêtre bientôt – à votre service, à Paris. Car c’est la grande nouvelle de ces dernières semaines : deux premières ordinations sacerdotales dans l’Institut, l’Abbé Belon et l’Abbé Prieur. Le jour s’approche à grands pas ; la fête est fixée au 3 mars prochain à Courtalain. Dans moins d’un mois cette grande grâce s’étendra sur toute notre famille. 

Que dire de l’Abbé Belon : la traversée du désert qui lui a été infligée depuis son renvoi sans motif du séminaire d’Ecône l’a laissé extrêmement serein. Avec le sourire et cette petite distance inimitable qu’il sait mettre entre lui et le monde, il a rendu quantité de services à notre installation, assurant l’intendance de notre cantine – avec un goût prononcé pour les légumes. Moi qui suis un homme du pied du mur, je peux dire qu’en un an et demi il ne m’a jamais dit non.

Que dire de l’Abbé Prieur : il arrive parmi nous et c’est plus délicat. Je ne voudrais pas que des nuages d’encens l’empêchent d’avancer. Mais sachez qu’il a supporté un long noviciat (26 ans de diaconat) avant d’accéder au sacerdoce. Il a pourtant été mêlé de près à plusieurs des grandes aventures de la Tradition depuis 30 ans, il vous racontera cela mieux que moi. Pour lui la dernière aura été la bonne : notre Bon Pasteur dont il est, en tant que diacre, l’un des membres fondateurs.

Chers amis, le Centre Saint Paul s’étoffe, les gens se pressent toujours plus nombreux aux messes du dimanche : nous en avons d’ailleurs rajouté une à 10h.

Mais et c’est je crois la première fois que je tends ainsi la main ; j’ai besoin de votre aide pour conjurer les hauts et les bas de notre trésorerie. Vous soutenez sans doute toutes sortes d’œuvres. Dites vous, si vous êtes dans l’embarras du choix, que le Centre Saint Paul représente à Paris la Tradition qui bouge.

Lorsque chacun reste mordicus sur ses positions défensives, cela ne gêne personne. Nous sommes à Paris la Tradition qui gêne parce que nous sommes la Tradition qui bouge…

Le 3 mars, représente une date fondatrice pour nous tous. Ayons à cœur, si nous le pouvons, d’être présent en cette circonstance lumineuse, qui est comme le dit l’Abbé Laguérie « le baptême de l’Institut du Bon Pasteur ». Merci à tous parce que c’est par vous que nous avançons!

Abbé Guillaume de Tanoüarn

Ordinations à Courtalain
De Paris un car est à votre disposition. Vous pouvez réserver votre place pour 35€ aller-retour. Si vous préférez faire en voiture les 2 heures qui séparent Coutalain de la capitale, n’oubliez pas de réserver dès maintenant votre place au grand repas au prix de 22€ organisé par l’Abbé Aulagnier. Les chèques sont à libeller à l’ordre de l’ADCC. Si vous nous faites un don, merci de faire des chèques distincts pour recevoir un reçu fiscal.

Autres nouvelles…

Monsieur l’abbé Paul Riquier qui avait aidé notre Centre et qui exerçait son apostolat auprès des enfants de l’école de la Croix des Vents à Sées est décédé le 11 janvier. Priez pour lui.

Le 1er février a été signé une convention entre Mgr Ricard et l’I.B.P. érigeant St Eloi en paroisse personnelle, de rite propre.

Le 4 février dernier 4 séminaristes et un frère de Courtalain ont pris la soutane à St Eloi.

Le 15 février prochain l’Abbé Berche va recevoir les seconds mineurs des mains de Mgr Haas au Liechtenstein.

Cette année les conférences de Carême seront prêchées par l’Abbé Prieur tous les dimanches à 16h30 au Centre.

samedi 25 novembre 2006

Lettre à nos Amis - n°4 - Novembre 2006

Pari gagné ! J’avoue pourtant avoir eu un petit pincement de cœur, ces derniers jours, alors que se préparait notre réunion à la Mutualité sur le thème La Tradition catholique, notre Bien commun. Malgré quelques désistements d’avant dernière seconde, nous avons pu exprimer sereinement notre ambition et nos convictions pour l’Église – en mettant autour d’une table toutes les tendances depuis l’abbé Laguérie, supérieur de l’Institut du Bon Pasteur jusqu’à Jean-Pierre Denis directeur de la rédaction de La Vie. 

Pour cette circonstance qui est vraiment une première, vous avez massivement répondu à notre invitation. Dans la grande salle de la Mutualité, nous avons dû refuser du monde ce lundi 20 novembre. Malgré la pluie et les embouteillages, qui à Paris vont toujours de pair, chacune des 950 chaises avait trouvé preneur et beaucoup d’entre nous seront restés debout pour écouter les diverses interventions. Qu’est-ce qui a engendré un tel succès, un soir en semaine ?

Je crois pouvoir le dire d’un mot : votre espérance. L’espérance qu’a suscitée l’élection du pape Benoît XVI. L’espérance qu’a déclenché en nos cœurs son « parler vrai ». Nous sommes séduits par cet art qu’il a de « provoquer à la vérité » pour employer une de ses expressions.

Désormais, depuis son discours du 22 décembre, le concile Vatican II n’est plus comme le recueil des tables d’une loi nouvelle – objet sempiternel d’invocations. C’est simplement un immense texte, difficile à lire, providentiellement mis sur notre chemin pour que l’Église puisse affronter « le monde moderne » à travers les questions qu’il nous adresse ou comme dit Benoît XVI, « les pistes qu’il ouvre » pour nous.

Désormais, la messe latine est au centre des débats – les sondages sont les mêmes qu’il y a 25 ans – 65% des français catholiques souhaitent la libéralisation de la messe traditionnelle. Ce chiffre (à peu près identique dans deux sondages différents – un sondage Internet et un sondage CSA –) est une divine surprise. Il montre à lui seul que les tendances du Pontificat rejoignent le désir profond des catholiques.
Débat contradictoire : comment sortir des années 70 ?
(Crédit Photo : Olivier Figueras) 
Le 20 novembre, nous avons montré qu’il était possible de faire bouger les lignes dans la monstrueuse guerre de tranchées qui oppose les catholiques entre eux depuis 40 ans.

Mais il y a un enjeu plus lourd encore : il nous faut regagner les intelligences. En finir avec l’idéologie religieuse des années 70. Retrouver les lois merveilleuses de l’évidence chrétienne.

S’il y a un domaine dans lequel les poncifs ont fait rage depuis 40 ans, c’est celui de la Liturgie. Idées fausses sur la liturgie des premiers siècles. Idées fausses sur les modalités de la participation des fidèles. Idées fausses sur la sécularisation inéluctable. Idées monstrueuses sur la mort de l’homme religieux.

C’est par tombereaux que l’on ramasse les schémas préfabriqués et les évidences en formica que nous ont léguées les années 70. Il ne suffit pas de les identifier et de les collectionner. Il faut aujourd’hui remplacer toutes ces certitudes en toc, en retrouvant la forme catholique et sa divine efficacité.

C’est à quoi entend s’employer l’abbé Christophe Héry en organisant un colloque universitaire d’une extrême richesse. Le thème ? La sainte Messe entre tradition et mutations.

Histoire, théologie, anthropologie, littérature, ce colloque universitaire pluridisciplinaire vous remettra les idées à l’endroit, en vous donnant l’intelligence de ce Dieu sensible au cœur que la sainte liturgie nous permet d’adorer.

SAMEDI PROCHAIN, 2 décembre (une date historique), rendez-vous à l’espace Moncassin…

Abbé Guillaume de Tanoüarn +